Fille de Ghaza.
Tableau de Haderbache Salima, peintre algérienne.
Les palestiniens,Tableau de Haderbache Salima, peintre algérienne.
Ils vivent dans le sang ou l’absence
Ils vieillissent sans âge ni rêves
Quand, enfin, les palestiniens
Mourront-ils de mort naturelle.
Soldats d’Israël
Soldats d’Israël, qu’il fait nuit dans votre âme
Ainsi que sur Ghaza ou s’inscrit un drame
Vous tenez de l’enfer un terrible pouvoir
A détruire un peuple que vous ne daignez voir.
Vos généraux noircis par d’horribles haleines
Paradent dans leur boucherie, ivres de haine
Chacun de leurs gestes aura un tribunal
Comme Joad, ils répondront de leur mal
Vous qui parlez de paix avec un faible bien
Vous brisez l’espérance, vous rompez les liens
Gardez-vous d’ignorer les plaies palestiniennes
Le sang phénicien coule encore dans leurs veines
Naguère, vos tribus avaient pour chef un juge
Dans la ville sacrée ou s’aiment les semblables
Elles n’ont pas respecté l’ordre, il y eut le déluge
Arrêtez les massacres, n’ignorez pas la table.
Je date, je signe et je te dénonce : Israël.
Dans un an dans mille tu perdras tes ailes
Comme Icare jadis tu oses affronter le vide
Ce que n’ont pas osé faire ni Hérode ni David
Abderrahmane Zakad – Janvier 2009

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