A l’heure de l’élection au parlement européen :
Agir pour éradiquer le capitalisme et toutes les formes d’oppression
Damien Millet, Éric Toussaint
Agir pour éradiquer le capitalisme et toutes les formes d’oppression
Damien Millet, Éric Toussaint
Les défenseurs du capitalisme, au premier rang desquels les dirigeants de l’Union européenne, ont perdu toute crédibilité. Depuis des années, ils piétinent les droits des peuples, mais n’ont pas hésité à prendre le contrepied de leurs principes affichés pour organiser le sauvetage des banques. Les partis au pouvoir en Europe pouvaient agir autrement en les nationalisant et en récupérant le coût de cette opération sur le patrimoine des grands actionnaires et des administrateurs. L’instrument public de crédit ainsi constitué pourrait financer des projets socialement utiles, respectueux de l’environnement, générateurs d’emplois, tout en garantissant l’épargne des particuliers. La crise remet à l’ordre du jour des propositions écartées durant la longue nuit néolibérale, comme la réduction radicale du temps de travail (avec embauche compensatoire et sans perte de salaire) ou l’indexation des salaires et des allocations sociales sur le coût de la vie. L’Europe a besoin d’une nouvelle discipline financière : il faut ouvrir les livres de compte des entreprises à des audits internes (syndicats) et externes, réglementer tous les produits financiers et interdire aux entreprises d’avoir quelque actif dans un paradis fiscal. Il faut transférer les grands moyens de production, de commercialisation, de la finance, de la communication et des autres services dans le domaine public en les retirant des mains des capitalistes. Il faut promouvoir systématiquement les biens communs.
Sur le plan politique, les citoyens européens doivent prendre le pouvoir politique qui leur est confisqué. Les peuples qui ont pu s’exprimer sur le traité constitutionnel ont manifesté leur refus, mais les dirigeants sont passés outre sans le moindre scrupule. Pendant ce temps, le Venezuela, l’Equateur et la Bolivie nous montrent l’exemple. Les citoyens y ont élu une Assemblée constituante afin d’élaborer un projet de nouvelle Constitution, discuté avec les mouvements sociaux et approuvé par référendum. Dans ces trois pays, les électeurs ont maintenant le droit de révoquer tous les élus politiques à mi-mandat, alors qu’aucune Constitution européenne ne prévoit un tel mécanisme hautement démocratique.
Les pays d’Europe doivent arrêter de piller les ressources naturelles et les savoirs du Sud, ils doivent augmenter l’aide publique au développement qu’il faut rebaptiser « contribution à la réparation » en guise de remboursement de la dette écologique, sociale et historique. L’Europe doit annuler la dette du Tiers Monde et appliquer la Déclaration universelle des droits de l’homme, dans toutes ses dimensions, notamment en ce qui concerne le droit de libre circulation et d’établissement des personnes. L’Europe doit abandonner l’énergie nucléaire et mettre hors d’état de nuire toutes les armes nucléaires présentes sur son territoire. L’Europe doit sortir de l’OTAN et ses troupes doivent se retirer de tous les territoires occupés militairement. L’Europe doit fermer toutes les bases militaires des Etats-Unis sur son territoire. Tous les pays membres de l’Union européenne doivent rendre leur indépendance aux peuples qu’ils colonisent encore aujourd’hui (Antilles « françaises », « hollandaises », territoires britanniques d’outremer, Nouvelle Calédonie, Ile de la Réunion…). L’Europe doit rompre les accords de partenariat avec Israël et faire tout ce qui est nécessaire afin que soient respectés les droits du peuple palestinien.
Le capitalisme a plongé l’humanité dans une profonde crise multidimensionnelle : financière, économique, climatique, alimentaire et énergétique, sans oublier les guerres et la course à l’armement. Le patriarcat perpétue un système qui opprime les femmes dans toutes les dimensions de la vie. Comme l’affirme l’assemblée des femmes tenue à Belém lors du Forum social mondial le 1er février 2009 : « Face à ces crises, les réponses palliatives basées encore dans la logique du marché ne nous intéressent pas. Ceci ne peut seulement mener qu’à une survie du même système. Nous avons besoin d’avancer dans la construction d’alternatives pour nous opposer au système patriarcal et capitaliste qui nous opprime et nous exploite |1| » .
Nous soutenons également la déclaration des peuples indigènes adoptée elle aussi à Belém : « La crise du modèle de développement capitaliste, eurocentrique, machiste et raciste est totale et nous conduit à la plus grande crise sociale et environnementale de l’histoire de l’humanité. La crise financière, économique, énergétique, productive aggrave le chômage structurel, l’exclusion sociale, la violence raciste, machiste et le fanatisme religieux. De si nombreuses et si profondes crises en même temps configurent une véritable crise de la civilisation occidentale, la crise du « développement et de la modernité capitaliste » qui met en danger toutes les formes de vie. Face à cela cependant, il y en a qui rêvent encore d’améliorer ce modèle et qui ne veulent pas reconnaître que ce qui est en crise, c’est le capitalisme, l’eurocentrisme avec son modèle d’Etat destiné à une nationalité, d’homogénéité culturelle, de droit positif occidental et de marchandisation de la vie |2|. »
Le capitalisme, le patriarcat et toutes les formes d’oppression ne disparaîtront pas d’eux-mêmes : seule l’action consciente des femmes et des hommes peut déboucher sur la création d’un autre système qui aura pour objectifs la satisfaction des droits humains indivisibles et la protection de la nature. En rupture avec la tragique caricature stalinienne, il s’agit d’en finir avec le capitalisme et de réinventer un projet écologiste, socialiste et féministe, ancré dans la réalité du 21e siècle.
notes articles :
|1| Extrait de la déclaration de l’assemblée des femmes http://www.cadtm.org/spip.php ?article4105
|2| Texte original en espagnol : http://www.cadtm.org/spip.php ?article4133
| CADTM |
www.cadtm.org/spip.php?article4448
source : http://alainet.org/active/30797〈=esSur le plan politique, les citoyens européens doivent prendre le pouvoir politique qui leur est confisqué. Les peuples qui ont pu s’exprimer sur le traité constitutionnel ont manifesté leur refus, mais les dirigeants sont passés outre sans le moindre scrupule. Pendant ce temps, le Venezuela, l’Equateur et la Bolivie nous montrent l’exemple. Les citoyens y ont élu une Assemblée constituante afin d’élaborer un projet de nouvelle Constitution, discuté avec les mouvements sociaux et approuvé par référendum. Dans ces trois pays, les électeurs ont maintenant le droit de révoquer tous les élus politiques à mi-mandat, alors qu’aucune Constitution européenne ne prévoit un tel mécanisme hautement démocratique.
Les pays d’Europe doivent arrêter de piller les ressources naturelles et les savoirs du Sud, ils doivent augmenter l’aide publique au développement qu’il faut rebaptiser « contribution à la réparation » en guise de remboursement de la dette écologique, sociale et historique. L’Europe doit annuler la dette du Tiers Monde et appliquer la Déclaration universelle des droits de l’homme, dans toutes ses dimensions, notamment en ce qui concerne le droit de libre circulation et d’établissement des personnes. L’Europe doit abandonner l’énergie nucléaire et mettre hors d’état de nuire toutes les armes nucléaires présentes sur son territoire. L’Europe doit sortir de l’OTAN et ses troupes doivent se retirer de tous les territoires occupés militairement. L’Europe doit fermer toutes les bases militaires des Etats-Unis sur son territoire. Tous les pays membres de l’Union européenne doivent rendre leur indépendance aux peuples qu’ils colonisent encore aujourd’hui (Antilles « françaises », « hollandaises », territoires britanniques d’outremer, Nouvelle Calédonie, Ile de la Réunion…). L’Europe doit rompre les accords de partenariat avec Israël et faire tout ce qui est nécessaire afin que soient respectés les droits du peuple palestinien.
Le capitalisme a plongé l’humanité dans une profonde crise multidimensionnelle : financière, économique, climatique, alimentaire et énergétique, sans oublier les guerres et la course à l’armement. Le patriarcat perpétue un système qui opprime les femmes dans toutes les dimensions de la vie. Comme l’affirme l’assemblée des femmes tenue à Belém lors du Forum social mondial le 1er février 2009 : « Face à ces crises, les réponses palliatives basées encore dans la logique du marché ne nous intéressent pas. Ceci ne peut seulement mener qu’à une survie du même système. Nous avons besoin d’avancer dans la construction d’alternatives pour nous opposer au système patriarcal et capitaliste qui nous opprime et nous exploite |1| » .
Nous soutenons également la déclaration des peuples indigènes adoptée elle aussi à Belém : « La crise du modèle de développement capitaliste, eurocentrique, machiste et raciste est totale et nous conduit à la plus grande crise sociale et environnementale de l’histoire de l’humanité. La crise financière, économique, énergétique, productive aggrave le chômage structurel, l’exclusion sociale, la violence raciste, machiste et le fanatisme religieux. De si nombreuses et si profondes crises en même temps configurent une véritable crise de la civilisation occidentale, la crise du « développement et de la modernité capitaliste » qui met en danger toutes les formes de vie. Face à cela cependant, il y en a qui rêvent encore d’améliorer ce modèle et qui ne veulent pas reconnaître que ce qui est en crise, c’est le capitalisme, l’eurocentrisme avec son modèle d’Etat destiné à une nationalité, d’homogénéité culturelle, de droit positif occidental et de marchandisation de la vie |2|. »
Le capitalisme, le patriarcat et toutes les formes d’oppression ne disparaîtront pas d’eux-mêmes : seule l’action consciente des femmes et des hommes peut déboucher sur la création d’un autre système qui aura pour objectifs la satisfaction des droits humains indivisibles et la protection de la nature. En rupture avec la tragique caricature stalinienne, il s’agit d’en finir avec le capitalisme et de réinventer un projet écologiste, socialiste et féministe, ancré dans la réalité du 21e siècle.
notes articles :
|1| Extrait de la déclaration de l’assemblée des femmes http://www.cadtm.org/spip.php ?article4105
|2| Texte original en espagnol : http://www.cadtm.org/spip.php ?article4133
| CADTM |
www.cadtm.org/spip.php?article4448
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Frente a las elecciones al parlamento europeo:
Actuar para erradicar el capitalismo y cualquier otra forma de opresión
Actuar para erradicar el capitalismo y cualquier otra forma de opresión
Damien Millet, Eric Toussaint
Los defensores del capitalismo, y en primer lugar los dirigentes de la Unión Europea, han perdido toda credibilidad. Desde hace años pisotean los derechos de los pueblos, pero no dudaron en defender lo contrario de sus publicitados principios para organizar el salvamento de los bancos. Los partidos que están en el poder en Europa podrían haber actuado de otra forma, nacionalizando los bancos y recuperando el coste de esa operación con el patrimonio de los grandes accionistas y de sus administradores. El instrumento público de crédito así constituido podría financiar proyectos socialmente útiles, respetuosos con el medio ambiente, generadores de empleos, que al mismo tiempo garantizara el ahorro de los particulares. La crisis pone sobre el tapete propuestas descartadas durante la larga noche neoliberal, como la reducción radical del tiempo de trabajo (con contratos compensatorios y sin pérdida de salario) o la indexación de los salarios y de las ayudas sociales con el coste de vida. Europa necesita una nueva disciplina financiera: se debe abrir los libros de contabilidad de las empresas capitalistas a auditorías internas (sindicatos) y externas, reglamentar todos los productos financieros y prohibir a las empresas que tengan activos en un paraíso fiscal. Se debe transferir los grandes medios de producción, de comercialización, de las finanzas, de la comunicación y otros servicios al dominio público, retirándolos de las manos de los capitalistas. Es necesario promover de forma sistemática los bienes comunes.
En el plano político, los ciudadanos europeos deben recuperar el poder político que se les ha confiscado. Los pueblos que pudieron expresarse sobre el tratado constitucional manifestaron su rechazo, pero los dirigentes no lo tuvieron en cuenta sin el menor escrúpulo. Durante ese tiempo, Venezuela, Ecuador y Bolivia nos mostraron un ejemplo a seguir. Los ciudadanos y ciudadanas eligieron en esos países una Asamblea Constituyente con el fin de elaborar un proyecto de Constitución, discutido con los movimientos sociales y aprobado por referéndum. En estos tres países, los electores tienen ahora el derecho de revocar cualquier cargo electo a medio mandato, mientras que ninguna Constitución europea prevé un mecanismo semejante, altamente democrático.
Los países de Europa deben acabar con el saqueo de los recursos naturales y los saberes del Sur, deben aumentar la ayuda pública al desarrollo, que hay que rebautizar como «contribución a la reparación», como reembolso de la deuda ecológica, social e histórica. Europa debe anular la deuda del Tercer Mundo y aplicar la Declaración Universal de los Derechos Humanos, en todas sus dimensiones, especialmente en lo que concierne al derecho de libre circulación y de radicación de las personas. Europa debe abandonar la energía nuclear y poner a buen recaudo todas las armas nucleares presentes en su territorio. Europa debe salir de la OTAN y retirar sus tropas de todos los territorios ocupados militarmente. Europa debe cerrar todas las bases militares estadounidenses en su territorio. Todos los países miembros de la Unión Europea deben dar la independencia a los pueblos que todavía hoy colonizan (Antillas «francesas», «holandesas», territorios británicos de ultramar, Nueva Caledonia, Isla de la Reunión, Ceuta, Melilla, etc.). Europa debe romper los acuerdos de partenariado con Israel y hacer todo lo necesario para conseguir que sean respetados los derechos del pueblo palestino.
El capitalismo ha hundido a la humanidad en una profunda crisis multidimensional: financiera, económica, climática, alimentaria y energética, sin olvidar las guerras y la carrera armamentística. El patriarcado perpetúa un sistema que oprime a las mujeres en todos los ámbitos de la vida. Como afirma la asamblea de mujeres reunida en Belem con ocasión del Foro Social Mundial, el 1 de febrero de 2009: «Frente a la crisis, las respuestas paliativas que se continúan basando en la lógica del mercado no nos interesan. Eso no puede llevar más que a la supervivencia del mismo sistema. Necesitamos avanzar hacia la construcción de alternativas para oponernos al sistema patriarcal y capitalista que nos oprime y nos explota».[i]
De igual forma apoyamos la declaración de los pueblos indígenas adoptada también en Belem: «Esta crisis de modelo de desarrollo capitalista, eurocéntrico, machista y racista es total y nos lleva a la mayor crisis socio ambiental climática de la historia humana. La crisis financiera, económica, energética, productiva agrava el desempleo estructural, la exclusión social, la violencia racista, machista y fanatismo religioso, todo junto a la vez. Tantas y tan profundas crisis al mismo tiempo configuran una auténtica crisis civilizatoria, la crisis del “desarrollo y modernidad capitalista” que ponen en peligro todas las formas de vida. Pero hay quienes siguen soñando con enmendar este modelo y no quieren asumir que lo que está en crisis es el capitalismo, el eurocentrismo, con su modelo de Estado Uni-Nacional, homogeneidad cultural, derecho positivo occidental, desarrollismo y mercantilización de la vida.»[ii]
El capitalismo, el patriarcado y todas las formas de opresión no desaparecerán por sí mismas: sólo la acción consciente de las mujeres y hombres puede desembocar en la creación de otro sistema, que debe tener por objetivos la satisfacción de los derechos humanos indivisibles y la proyección de la naturaleza. En ruptura con la trágica caricatura estalinista, se trata de acabar con el capitalismo y de reinventar un proyecto ecologista, socialista y feminista, anclado en la realidad del siglo XXI.
(Traducido por Griselda Pinero. )
[i] Extracto de la declaración de la asamblea de mujeres: http://www.cadtm.org/spip.php?article4103
[ii] Texto original en español: http://www.cadtm.org/spip.php_?article4133
http://alainet.org/active/30799
En el plano político, los ciudadanos europeos deben recuperar el poder político que se les ha confiscado. Los pueblos que pudieron expresarse sobre el tratado constitucional manifestaron su rechazo, pero los dirigentes no lo tuvieron en cuenta sin el menor escrúpulo. Durante ese tiempo, Venezuela, Ecuador y Bolivia nos mostraron un ejemplo a seguir. Los ciudadanos y ciudadanas eligieron en esos países una Asamblea Constituyente con el fin de elaborar un proyecto de Constitución, discutido con los movimientos sociales y aprobado por referéndum. En estos tres países, los electores tienen ahora el derecho de revocar cualquier cargo electo a medio mandato, mientras que ninguna Constitución europea prevé un mecanismo semejante, altamente democrático.
Los países de Europa deben acabar con el saqueo de los recursos naturales y los saberes del Sur, deben aumentar la ayuda pública al desarrollo, que hay que rebautizar como «contribución a la reparación», como reembolso de la deuda ecológica, social e histórica. Europa debe anular la deuda del Tercer Mundo y aplicar la Declaración Universal de los Derechos Humanos, en todas sus dimensiones, especialmente en lo que concierne al derecho de libre circulación y de radicación de las personas. Europa debe abandonar la energía nuclear y poner a buen recaudo todas las armas nucleares presentes en su territorio. Europa debe salir de la OTAN y retirar sus tropas de todos los territorios ocupados militarmente. Europa debe cerrar todas las bases militares estadounidenses en su territorio. Todos los países miembros de la Unión Europea deben dar la independencia a los pueblos que todavía hoy colonizan (Antillas «francesas», «holandesas», territorios británicos de ultramar, Nueva Caledonia, Isla de la Reunión, Ceuta, Melilla, etc.). Europa debe romper los acuerdos de partenariado con Israel y hacer todo lo necesario para conseguir que sean respetados los derechos del pueblo palestino.
El capitalismo ha hundido a la humanidad en una profunda crisis multidimensional: financiera, económica, climática, alimentaria y energética, sin olvidar las guerras y la carrera armamentística. El patriarcado perpetúa un sistema que oprime a las mujeres en todos los ámbitos de la vida. Como afirma la asamblea de mujeres reunida en Belem con ocasión del Foro Social Mundial, el 1 de febrero de 2009: «Frente a la crisis, las respuestas paliativas que se continúan basando en la lógica del mercado no nos interesan. Eso no puede llevar más que a la supervivencia del mismo sistema. Necesitamos avanzar hacia la construcción de alternativas para oponernos al sistema patriarcal y capitalista que nos oprime y nos explota».[i]
De igual forma apoyamos la declaración de los pueblos indígenas adoptada también en Belem: «Esta crisis de modelo de desarrollo capitalista, eurocéntrico, machista y racista es total y nos lleva a la mayor crisis socio ambiental climática de la historia humana. La crisis financiera, económica, energética, productiva agrava el desempleo estructural, la exclusión social, la violencia racista, machista y fanatismo religioso, todo junto a la vez. Tantas y tan profundas crisis al mismo tiempo configuran una auténtica crisis civilizatoria, la crisis del “desarrollo y modernidad capitalista” que ponen en peligro todas las formas de vida. Pero hay quienes siguen soñando con enmendar este modelo y no quieren asumir que lo que está en crisis es el capitalismo, el eurocentrismo, con su modelo de Estado Uni-Nacional, homogeneidad cultural, derecho positivo occidental, desarrollismo y mercantilización de la vida.»[ii]
El capitalismo, el patriarcado y todas las formas de opresión no desaparecerán por sí mismas: sólo la acción consciente de las mujeres y hombres puede desembocar en la creación de otro sistema, que debe tener por objetivos la satisfacción de los derechos humanos indivisibles y la proyección de la naturaleza. En ruptura con la trágica caricatura estalinista, se trata de acabar con el capitalismo y de reinventar un proyecto ecologista, socialista y feminista, anclado en la realidad del siglo XXI.
(Traducido por Griselda Pinero. )
[i] Extracto de la declaración de la asamblea de mujeres: http://www.cadtm.org/spip.php?article4103
[ii] Texto original en español: http://www.cadtm.org/spip.php_?article4133
http://alainet.org/active/30799
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