mardi 23 juin 2009

Où il est question du "congrès" de Versailles

par Denise Bernhardt

© Courrier Piccard
FOLIE DES GRANDEURS
FOLIE DES HONNEURS
LE ROI EST A VERSAILLES AUJOURD'HUI
PENDANT QUE LES AGRICULTEURS LUTTENT
POUR LE PRIX D'UN LITRE DE LAIT.

LOYAUX SUJETS APPLAUDISSEZ
BON PEUPLE REJOUIS-TOI

LE ROI PENSE POUR VOUS
DECIDE POUR VOUS
AGIT POUR VOUS

DEMAIN LE TEMPS SERA BEAU


* * *

Le roi s’amuse

Par Jean Dornac

Ces quelques lignes, pour un événement qui n’en est pas un pour toute personne qui n’entre pas dans le jeu débile de l’idolâtrie, qu’il s’agisse de « vedettes » ou de « présidents ».

Pour ma part, la « prestation présidentielle » s’apparente bien plus à du « grand guignol », utile pour distraire les foules, du moins celles qui le veulent bien et pour mettre en valeur le pouvoir de plus en plus « absolu » du personnage qui se donne en spectacle.

Nous voilà, en France, affublés d’un congrès « francaméricain » aussi farfelu qu’inutile. Certes, ce n’est que mon avis qui, je le reconnais, est passablement tranché. Vous me direz, qu’à Versailles, les têtes tranchées, on connaît…

J’ignore totalement ce que va dire Nicolas Sarkozy, et, toujours très franchement, je n’en ai cure. Ce type de spectacle ne m’a jamais attiré, je préfère les véritables artistes, les poètes, les rêveurs, ceux qui savent le goût et la saveur de la vie. Vous ne serez pas étonnés, si je vous dis qu’il n’est pas question que je perde mon temps à écouter en « direct » et « live » le palabre du « grand chef de la tribu UMP ».

Ce congrès, à mes yeux, n’est jamais rien d’autre qu’un nouveau « gadget » pour lustrer, un peu plus encore, le pouvoir présidentiel ; on est « bling-bling » ou on ne l’est pas. C’est une occasion supplémentaire, car elles ne manquent pas en ces temps de vaches de plus en plus maigres pour les Français et le monde, de faire de somptueuses dépenses sécuritaires (il serait intéressant de savoir combien de policiers et affiliés auront dû assurer l’apparence de calme du « petit » peuple), sans parler des frais de déplacement des parlementaires, du président, de la presse « admirative » qui nous invite, de façon insistante, à écouter et voir, béatement si possible, les paroles de ce « roi d’un jour ». Les fastes de la république (hé oui, en minuscule) ne connaissent pas la crise ! Il est vrai que ce sont les contribuables qui paient, « comme vaches qu’on trait »…

Il paraît que nous vivons la « rupture » selon Sarkozy… En fait de rupture, j’y vois plutôt une pauvre et pâle copie du système américain. D’après certains chroniqueurs, qui pourraient bien perdre leur place, ce congrès aurait vu le jour, notamment en raison de la rivalité entre Obama et Sarkozy. Pour d’autres (entendu ce matin), Nicolas Sarkozy atteindrait enfin son rêve d’être également premier ministre, un « rêve d’enfant ». Oui, ce doit bien être de ce niveau-là…

Rivalité face à Obama ? Oh que cela fait sourire ! Vu de l’Elysée, sans doute, mais certainement pas vu de la Maison Blanche. Une copie n’est jamais l’original ! Cela reste fade, et n’a rien de crédible.

Hormis une bonne dose de propagande politicienne, d’autosatisfaction, qu’allons-nous donc apprendre au cours de ce non-événement ? Probablement, que les Français doivent travailler plus et surtout plus longtemps. Ce qui, en cette époque, signifie surtout être plus longtemps au chômage ou, précipiter plus de jeunes encore dans ce même chômage. Grande nouvelle, à la vérité !

Bref, il est temps que je me tourne vers des choses sérieuses et que j’oublie la vanité de certains personnages qu’on prétend « d’Etat »…

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