Ecoeurants, ces "truands" de la sphère américaine dite "diplomatique". Ce sont des criminels en puissance mais ils sont vénérés comme des personnages importants. Le monde des pouvoirs marche sur la tête et nous entraîne vers l'abîme. Quant aux militaires, ces épouvantails ridicules, mais d'un ridicule aux mains pleines de sang, ils sont la honte de tout humain ayant gardé un minimum de conscience et d'amour de la vie. (J.D.)
_____________
par Jean-Guy AllardHugo Llorens, l’ambassadeur des USA au Honduras qui a reconnu avoir participé à des réunions où ont été discutés les plans de putsch avant le kidnapping du Président Zelaya, est un citoyen usaméricain d’origine cubaine, émigré à Miami dans le cadre de l’opération Peter Pan de la CIA.
Spécialiste en terrorisme, il était directeur des Affaires Andines au Conseil National de Sécurité à Washington lors du coup d’État contre le Président Hugo Chávez (en avril 2002).
Pendant ses premières années d’activité diplomatique, il s’est installé une première fois au Honduras en tant que conseiller économique, et est passé, avec le même titre, par La Paz, en Bolivie. Il poursuit sa carrière comme attaché au commerce au Paraguay sous la dictature de Stroessner et plus tard à San Salvador comme coordinateur sur les narcotiques, une autre de ses spécialités.
Lors d’un passage inattendu dans une autre partie du monde, ce Llorens aux multiples facettes est envoyé aux Philippines comme simple fonctionnaire consulaire. De retour sur le continent usaméricain, il sera pendant trois ans Consul Général des USA à Vancouver, au Canada, où il se consacrera à la mise en place d’une plate-forme "multi-agences" qui permet l’ouverture, au sein même du consulat, de bureaux du FBI, de l’ATF (Bureau des Alcools, Tabacs et Armes à Feu), et du service des douanes des USA. Sans oublier les représentations du Service Secret et de Sécurité du Département d’Etat. Tout cela sous couvert de lutte contre le terrorisme et la criminalité internationale.
Aux côtés de ELLIOT ABRAMS et OTTO REICH
La Maison Blanche de George W. Bush va nommer le rusé Llorens en 2002 comme ni plus ni moins que Directeur des Affaires Andines au Conseil National de Sécurité à Washington, D.C., ce qui fait de lui le principal conseiller du Président sur le Venezuela.
Il se trouve que le coup d’Etat en 2002 contre le Président Hugo Chávez s’est déroulé alors que Llorens était sous l’autorité du Sous-Secrétaire d’Etat aux Affaires de l’Hémisphère, Otto Reich, et du très controversé Elliot Abrams (ancien conseiller en chef sur le Proche-Orient au National Security Council (NSC) et barbouze aux nombreux états de service en Amérique Centrale, NdT) .
Reich, lui aussi citoyen US d’origine cubaine, protecteur du chef terroriste Orlando Bosch (Cubain anti-castriste, impliqué dans de nombreux attentats, dont notamment l'attentat contre le vol civil Cubana 455 en 1976, NdT), avait été pendant trois ans ambassadeur des USA au Venezuela, de 1986 à 1989, et disait "connaître le terrain".
Reich, depuis le Département d’Etat, s’était empressé d’apporter son soutien au Micheletti vénézuélien (Micheletti nommé Président par les militaires putschistes au Honduras, NdT), Pedro "Le Bref" Carmona (surnom donné par dérision à celui qui a vainement essayé de prendre la place de Chavez en 2002 juste pour quelques jours, NdT), et aux militaires factieux.
Otto Reich, membre à part entière du cercle des ex-faucons déplumés de la Maison Blanche, reste un des personnages les plus influents de la faune mafieuse de Miami. Son nom circule aujourd’hui entre les possibles conspirateurs de la camarilla putschiste de Tegucigalpa.
En juillet 2008, Llorens est nommé ambassadeur au Honduras en remplacement de Charles "Charlie" Ford, un individu chargé, sur instruction de Bush, de la tâche ingrate de proposer au Honduras d’accueillir Posada Carriles (autre émigré cubain impliqué dans de nombreux attentats contre des civils dont aussi celui de la Cubana, NdT). Zelaya avait répondu par un non sans appel et "Charlie" avait du informer ses chefs qu’ils devaient se garder leur « patate chaude » (le personnage était devenu embarrassant pour l’administration Bush en pleine campagne « anti-terroriste », NdT).
Le Général Vasquez se sentait déjà "sollicité"
Lors de l’arrivée de Llorens à Tegucigalpa, le 12 septembre 2008, le Président Zelaya, prenant acte du fait que la Bolivie venait d’expulser le représentant diplomatique des USA, pour cause d’ingérence, avait, en geste de solidarité, refusé de recevoir les lettres de créance du nouvel ambassadeur.
Huit jours plus tard, Zelaya recevait Llorens pour lui exprimer le malaise de son gouvernement face "à ce que subit le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud."
Il convient à cet égard de se souvenir d’un événement intervenu alors. Le 22 septembre, tandis que Zelaya exprimait son “malaise”, le chef d’Etat-Major Conjoint des Forces Armées du Honduras, le Général Romeo Vásquez, le même leader putschiste qui appuie aujourd’hui Micheletti, avait déclaré à la presse locale qu’ "il y a des personnes intéressées à destituer le Président Manuel Zelaya".
Le militaire fasciste ajoutait que le Président "subissait des critiques en raison des accords conclus avec le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua" et que "nous avons été sollicités pour renverser le gouvernement".
"Mais nous représentons une institution sérieuse et respectueuse, donc nous respectons Monsieur le Président en tant que Commandant Général et nous nous plions à la loi'', assurait avec la plus grande hypocrisie celui qui aujourd’hui ordonne à ses troupes de tirer sur le peuple (Pinochet avait tenu le même discours en 73 avant le coup d’Etat, NdT) .
Le 22 juin dernier, le quotidien La Prensa révélait que s’était tenue la nuit précédente une réunion regroupant des responsables politiques influents du pays, des chefs militaires et l’ambassadeur Llorens, sous le prétexte officiel de "rechercher une issue à la crise". Celle provoquée par la consultation populaire organisée par Zelaya.
Le New York Times devait confirmer plus tard que le Secrétaire d’Etat Adjoint pour les Affaires de l’Hémisphère Occidental, Thomas A. Shanon, ainsi que l’ambassadeur Llorens, s’étaient "entretenus" avec des officiers supérieurs des Forces Armées et des leaders de l’opposition sur "les moyens de destituer le Président Zelaya, comment l’arrêter et définir quelle autorité s’en chargerait".
Traduit par Pedro da Nóbrega. Édité par Fausto Giudice pour Tlaxcala
Source : Granma Internacional
http://alainet.org/active/31655&lang=es
Spécialiste en terrorisme, il était directeur des Affaires Andines au Conseil National de Sécurité à Washington lors du coup d’État contre le Président Hugo Chávez (en avril 2002).
Pendant ses premières années d’activité diplomatique, il s’est installé une première fois au Honduras en tant que conseiller économique, et est passé, avec le même titre, par La Paz, en Bolivie. Il poursuit sa carrière comme attaché au commerce au Paraguay sous la dictature de Stroessner et plus tard à San Salvador comme coordinateur sur les narcotiques, une autre de ses spécialités.
Lors d’un passage inattendu dans une autre partie du monde, ce Llorens aux multiples facettes est envoyé aux Philippines comme simple fonctionnaire consulaire. De retour sur le continent usaméricain, il sera pendant trois ans Consul Général des USA à Vancouver, au Canada, où il se consacrera à la mise en place d’une plate-forme "multi-agences" qui permet l’ouverture, au sein même du consulat, de bureaux du FBI, de l’ATF (Bureau des Alcools, Tabacs et Armes à Feu), et du service des douanes des USA. Sans oublier les représentations du Service Secret et de Sécurité du Département d’Etat. Tout cela sous couvert de lutte contre le terrorisme et la criminalité internationale.
Aux côtés de ELLIOT ABRAMS et OTTO REICH
La Maison Blanche de George W. Bush va nommer le rusé Llorens en 2002 comme ni plus ni moins que Directeur des Affaires Andines au Conseil National de Sécurité à Washington, D.C., ce qui fait de lui le principal conseiller du Président sur le Venezuela.
Il se trouve que le coup d’Etat en 2002 contre le Président Hugo Chávez s’est déroulé alors que Llorens était sous l’autorité du Sous-Secrétaire d’Etat aux Affaires de l’Hémisphère, Otto Reich, et du très controversé Elliot Abrams (ancien conseiller en chef sur le Proche-Orient au National Security Council (NSC) et barbouze aux nombreux états de service en Amérique Centrale, NdT) .
Reich, lui aussi citoyen US d’origine cubaine, protecteur du chef terroriste Orlando Bosch (Cubain anti-castriste, impliqué dans de nombreux attentats, dont notamment l'attentat contre le vol civil Cubana 455 en 1976, NdT), avait été pendant trois ans ambassadeur des USA au Venezuela, de 1986 à 1989, et disait "connaître le terrain".
Reich, depuis le Département d’Etat, s’était empressé d’apporter son soutien au Micheletti vénézuélien (Micheletti nommé Président par les militaires putschistes au Honduras, NdT), Pedro "Le Bref" Carmona (surnom donné par dérision à celui qui a vainement essayé de prendre la place de Chavez en 2002 juste pour quelques jours, NdT), et aux militaires factieux.
Otto Reich, membre à part entière du cercle des ex-faucons déplumés de la Maison Blanche, reste un des personnages les plus influents de la faune mafieuse de Miami. Son nom circule aujourd’hui entre les possibles conspirateurs de la camarilla putschiste de Tegucigalpa.
En juillet 2008, Llorens est nommé ambassadeur au Honduras en remplacement de Charles "Charlie" Ford, un individu chargé, sur instruction de Bush, de la tâche ingrate de proposer au Honduras d’accueillir Posada Carriles (autre émigré cubain impliqué dans de nombreux attentats contre des civils dont aussi celui de la Cubana, NdT). Zelaya avait répondu par un non sans appel et "Charlie" avait du informer ses chefs qu’ils devaient se garder leur « patate chaude » (le personnage était devenu embarrassant pour l’administration Bush en pleine campagne « anti-terroriste », NdT).
Le Général Vasquez se sentait déjà "sollicité"
Lors de l’arrivée de Llorens à Tegucigalpa, le 12 septembre 2008, le Président Zelaya, prenant acte du fait que la Bolivie venait d’expulser le représentant diplomatique des USA, pour cause d’ingérence, avait, en geste de solidarité, refusé de recevoir les lettres de créance du nouvel ambassadeur.
Huit jours plus tard, Zelaya recevait Llorens pour lui exprimer le malaise de son gouvernement face "à ce que subit le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud."
Il convient à cet égard de se souvenir d’un événement intervenu alors. Le 22 septembre, tandis que Zelaya exprimait son “malaise”, le chef d’Etat-Major Conjoint des Forces Armées du Honduras, le Général Romeo Vásquez, le même leader putschiste qui appuie aujourd’hui Micheletti, avait déclaré à la presse locale qu’ "il y a des personnes intéressées à destituer le Président Manuel Zelaya".
Le militaire fasciste ajoutait que le Président "subissait des critiques en raison des accords conclus avec le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua" et que "nous avons été sollicités pour renverser le gouvernement".
"Mais nous représentons une institution sérieuse et respectueuse, donc nous respectons Monsieur le Président en tant que Commandant Général et nous nous plions à la loi'', assurait avec la plus grande hypocrisie celui qui aujourd’hui ordonne à ses troupes de tirer sur le peuple (Pinochet avait tenu le même discours en 73 avant le coup d’Etat, NdT) .
Le 22 juin dernier, le quotidien La Prensa révélait que s’était tenue la nuit précédente une réunion regroupant des responsables politiques influents du pays, des chefs militaires et l’ambassadeur Llorens, sous le prétexte officiel de "rechercher une issue à la crise". Celle provoquée par la consultation populaire organisée par Zelaya.
Le New York Times devait confirmer plus tard que le Secrétaire d’Etat Adjoint pour les Affaires de l’Hémisphère Occidental, Thomas A. Shanon, ainsi que l’ambassadeur Llorens, s’étaient "entretenus" avec des officiers supérieurs des Forces Armées et des leaders de l’opposition sur "les moyens de destituer le Président Zelaya, comment l’arrêter et définir quelle autorité s’en chargerait".
Traduit par Pedro da Nóbrega. Édité par Fausto Giudice pour Tlaxcala
Source : Granma Internacional
http://alainet.org/active/31655&lang=es
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El embajador USA en Honduras: un elocuente pedigrí
por Jean-Guy Allard
Hugo Llorens, el embajador de EE.UU. en Honduras que admitió haber participado en reuniones donde se discutieron los planes de golpe antes del secuestro del presidente Zelaya, es un cubanoamericano emigrado a Miami con la operación Peter Pan de la CIA.
Especialista en terrorismo, era director de Asuntos Andinos del Consejo Nacional de Seguridad en Washington cuando sucede el golpe de estado contra el presidente Hugo Chávez.
En sus primeros años de actividad diplomática se radicó una primera vez en Honduras como consejero económico y luego pasó a La Paz, Bolivia, con el mismo título. Seguirá bajo la etiqueta de agregado comercial en el Paraguay de la dictadura de Stroesner y más tarde aparecerá en San Salvador como coordinador de narcóticos, otra de sus especialidades.
En un salto inesperado a otra parte del mundo, el multifacético Llorens se fue entonces a Filipinas de simple funcionario consular. De regreso al continente americano, será durante tres años cónsul general de Estados Unidos en Vancouver, Canadá, y allí se consagra a crear una estación llamada "multiagencias" que logra la apertura, en el propio consulado, de locales del FBI, de la Oficina de Alcohol, Tabaco y Armas de Fuego, ATF, y del Servicio de Aduanas de EE.UU. Sin olvidar representaciones del Servicio Secreto y de Seguridad del Departamento de Estado. Todo bajo el tema de la lucha contra el terrorismo y de la delincuencia internacional.
AL LADO DE ELLIOT ABRAMS Y OTTO REICH
La Casa Blanca de George W. Bush captará el astuto Llorens en el 2002 como nada menos que Director de asuntos andinos del Consejo Nacional de Seguridad en Washington, D.C., lo que lo convierte en principal asesor del Presidente sobre Venezuela.
Ocurre que el golpe de estado del 2002 contra el presidente Hugo Chávez se produce mientras Llorens se encuentra bajo la autoridad del Subsecretario de Estado para Asuntos Hemisféricos, Otto Reich, y del muy controvertido Elliot Abrams.
El también cubanoamericano Reich, protector del cabecilla terrorista Orlando Bosch, había sido por tres años embajador de EE.UU. en Venezuela, desde 1986 a 1989, y decía "conocer el terreno".
Desde el Departamento de Estado, Reich dio su apoyo inmediato al Michiletti venezolano, Pedro "El Breve" Carmona, y a los militares golpistas.
Otto Reich, integrante del círculo de los ex halcones desplumados de la Casa Blanca, sigue siendo uno de los personajes más influyentes de la fauna mafiosa de Miami. Su nombre circula hoy entre los posibles conspiradores de la pandilla golpista de Tegucigalpa.
En julio del 2008, Llorens es nombrado embajador en Honduras en sustitución de Charles "Charlie" Ford, un personaje que tuvo la tarea poco grata de proponer, a sugerencia de Bush, que Posada Carriles viniera a vivir en Honduras. Zelaya contestó que no, rotundamente, y "Charlie" tuvo que informar a sus jefes que tenían que continuar viviendo con su papa caliente.
YA EL GENERAL VASQUEZ SE SENTÍA "SOLICITADO"
Tras la llegada de Llorens a Tegucigalpa, el 12 de septiembre del 2008, el presidente Zelaya, ante el hecho de que Bolivia acababa de expulsar al representante de EE.UU., por sus actividades de injerencia, se negó a recibir las credenciales del nuevo embajador como gesto de solidaridad.
Ocho días después, Zelaya recibió a Llorens y le expresó el malestar de su gobierno "con lo que sucede con el país más pobre de Sudamérica."
Llama la atención un acontecimiento ocurrido en esos días. El 22 de septiembre, mientras se manifiesta el "malestar" de Zelaya, el jefe del Estado Mayor Conjunto de las Fuerzas Armadas de Honduras, general Romeo Vásquez, el mismo jefe golpista que hoy sostiene a Micheletti, declara a la prensa local que "hay personas interesadas en deponer al presidente Manuel Zelaya".
Comenta el militar fascista que el mandatario "enfrenta críticas por los acuerdos realizados con Venezuela, Bolivia y Nicaragua" y que "nos han buscado para botar al Gobierno".
"Pero somos una institución seria y respetuosa, y respetamos al señor Presidente como nuestro comandante general y nos subordinamos a la ley'', aseveró con la mayor hipocresía quien ordena ahora a sus tropas disparar contra el pueblo.
El 22 de junio último, el diario La Prensa reveló que la noche anterior tuvo lugar una reunión entre los políticos influyentes del país, jefes militares y el embajador Llorens, bajo el aparente propósito de "buscar una salida a la crisis". La de la consulta popular promovida por Zelaya.
The New York Times confirmaba luego que el Secretario de Estado Adjunto para asuntos del Hemisferio Occidental, Thomas A. Shanon, así como el embajador Llorens, habían "hablado" con altos oficiales de las fuerzas armadas y con líderes de la oposición sobre "cómo derribar al Presidente Zelaya, cómo arrestarlo y qué autoridad podría hacerlo".
http://www.granma.cu/espanol/2009/julio/mar7/28embajador-e.html
por Jean-Guy Allard
Hugo Llorens, el embajador de EE.UU. en Honduras que admitió haber participado en reuniones donde se discutieron los planes de golpe antes del secuestro del presidente Zelaya, es un cubanoamericano emigrado a Miami con la operación Peter Pan de la CIA.
Especialista en terrorismo, era director de Asuntos Andinos del Consejo Nacional de Seguridad en Washington cuando sucede el golpe de estado contra el presidente Hugo Chávez.
En sus primeros años de actividad diplomática se radicó una primera vez en Honduras como consejero económico y luego pasó a La Paz, Bolivia, con el mismo título. Seguirá bajo la etiqueta de agregado comercial en el Paraguay de la dictadura de Stroesner y más tarde aparecerá en San Salvador como coordinador de narcóticos, otra de sus especialidades.
En un salto inesperado a otra parte del mundo, el multifacético Llorens se fue entonces a Filipinas de simple funcionario consular. De regreso al continente americano, será durante tres años cónsul general de Estados Unidos en Vancouver, Canadá, y allí se consagra a crear una estación llamada "multiagencias" que logra la apertura, en el propio consulado, de locales del FBI, de la Oficina de Alcohol, Tabaco y Armas de Fuego, ATF, y del Servicio de Aduanas de EE.UU. Sin olvidar representaciones del Servicio Secreto y de Seguridad del Departamento de Estado. Todo bajo el tema de la lucha contra el terrorismo y de la delincuencia internacional.
AL LADO DE ELLIOT ABRAMS Y OTTO REICH
La Casa Blanca de George W. Bush captará el astuto Llorens en el 2002 como nada menos que Director de asuntos andinos del Consejo Nacional de Seguridad en Washington, D.C., lo que lo convierte en principal asesor del Presidente sobre Venezuela.
Ocurre que el golpe de estado del 2002 contra el presidente Hugo Chávez se produce mientras Llorens se encuentra bajo la autoridad del Subsecretario de Estado para Asuntos Hemisféricos, Otto Reich, y del muy controvertido Elliot Abrams.
El también cubanoamericano Reich, protector del cabecilla terrorista Orlando Bosch, había sido por tres años embajador de EE.UU. en Venezuela, desde 1986 a 1989, y decía "conocer el terreno".
Desde el Departamento de Estado, Reich dio su apoyo inmediato al Michiletti venezolano, Pedro "El Breve" Carmona, y a los militares golpistas.
Otto Reich, integrante del círculo de los ex halcones desplumados de la Casa Blanca, sigue siendo uno de los personajes más influyentes de la fauna mafiosa de Miami. Su nombre circula hoy entre los posibles conspiradores de la pandilla golpista de Tegucigalpa.
En julio del 2008, Llorens es nombrado embajador en Honduras en sustitución de Charles "Charlie" Ford, un personaje que tuvo la tarea poco grata de proponer, a sugerencia de Bush, que Posada Carriles viniera a vivir en Honduras. Zelaya contestó que no, rotundamente, y "Charlie" tuvo que informar a sus jefes que tenían que continuar viviendo con su papa caliente.
YA EL GENERAL VASQUEZ SE SENTÍA "SOLICITADO"
Tras la llegada de Llorens a Tegucigalpa, el 12 de septiembre del 2008, el presidente Zelaya, ante el hecho de que Bolivia acababa de expulsar al representante de EE.UU., por sus actividades de injerencia, se negó a recibir las credenciales del nuevo embajador como gesto de solidaridad.
Ocho días después, Zelaya recibió a Llorens y le expresó el malestar de su gobierno "con lo que sucede con el país más pobre de Sudamérica."
Llama la atención un acontecimiento ocurrido en esos días. El 22 de septiembre, mientras se manifiesta el "malestar" de Zelaya, el jefe del Estado Mayor Conjunto de las Fuerzas Armadas de Honduras, general Romeo Vásquez, el mismo jefe golpista que hoy sostiene a Micheletti, declara a la prensa local que "hay personas interesadas en deponer al presidente Manuel Zelaya".
Comenta el militar fascista que el mandatario "enfrenta críticas por los acuerdos realizados con Venezuela, Bolivia y Nicaragua" y que "nos han buscado para botar al Gobierno".
"Pero somos una institución seria y respetuosa, y respetamos al señor Presidente como nuestro comandante general y nos subordinamos a la ley'', aseveró con la mayor hipocresía quien ordena ahora a sus tropas disparar contra el pueblo.
El 22 de junio último, el diario La Prensa reveló que la noche anterior tuvo lugar una reunión entre los políticos influyentes del país, jefes militares y el embajador Llorens, bajo el aparente propósito de "buscar una salida a la crisis". La de la consulta popular promovida por Zelaya.
The New York Times confirmaba luego que el Secretario de Estado Adjunto para asuntos del Hemisferio Occidental, Thomas A. Shanon, así como el embajador Llorens, habían "hablado" con altos oficiales de las fuerzas armadas y con líderes de la oposición sobre "cómo derribar al Presidente Zelaya, cómo arrestarlo y qué autoridad podría hacerlo".
http://www.granma.cu/espanol/2009/julio/mar7/28embajador-e.html

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