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par Mathilde Filloz
Pour un pas vers le désarmement
© photo de francesca woodman
La guerre, éternel et sombre écueil,Qui conduit les humains au cercueil.
N’est que source de chagrin, torture,
Profits juteux, mépris, forfaiture.
Les trafiquants les semeurs de mort
Règlent à coup de bombes, le sort
Des peuples que la crainte agenouille.
Pendant ce temps la bourse grenouille.
La camarde sème la terreur.
Elle détruit famille et bonheur.
Sous le ciel bleu faim, douleur, mitraille.
Ont troublé la raison qui déraille.
Ne plus voir les larmes des mamans,
Les femmes trembler pour leurs amants
Et les tout petits bébés sans pères
Se blottir tout contre les grands-pères
Femmes, vous n’attendrez pas demain,
Prenez les artistes par la main…
Ouvriers, envahissez la rue !
Paysans, repos pour la charrue !
Bâtissons l’école et l’hôpital,
Installons les arts dans l’arsenal
Et publions que le peuple veille
Depuis Charleroi jusqu’à Marseille !
Conservons nos soirs sous l’abat-jour,
La beauté, la liberté, l’amour,
Sans que jamais s’envole la vie
Qu’un nuage noir aurait ravie !

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