par Jean Dornac
Tu es absente...
Douleur béante, abîme de la nuit,
Gorge nouée, ventre violé,
Cœur ridé, âme flétrie,
Ton absence me vide
Et plus rien n’a de sens.
Connaîtrais-je encore
Le divin parfum de l’amour,
Le bal des âmes qui s’entrelacent,
L’illumination des cœurs
Qui se livrent, nus,
Et le trouble envoûtant
Des corps qui s’embrassent ?
Mais tu es absente…
Revoir encore la courbe de tes reins,
Contempler la plénitude de tes seins,
Poser ma tête sur ton ventre céleste,
Poser mes lèvres sur les tiennes,
Glisser mes doigts dans ta chevelure de feu…
Ô rêves, ô délires de mes nuits,
Cauchemar de mes jours
Torturés par ton absence,
Flagellés par tes lourds silences.
Pourquoi l’indécence
Que sont devenus mes jours
Sans l’aube de ta présence ?
Tu es partie…
Présente, tu me comblais,
Absente, je ne vis que tourmente.
Comment supporter ton manque
Qui transforme mon existence
En braises incandescentes ?
Comment vivre, désormais,
Avec le vide de toi
Ce compagnon hurlant
A la mort à chaque instant ?
Comment mourir à présent
Sans savoir si tu m’aimais encore,
Sans savoir pourquoi cet abandon…
Mais tu es partie…
© Jean Dornac
Paris, le 10 février 2010
Image en titre : « Quelques pétales de rose » infographie de Ode©



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