mercredi 31 août 2011

Affaire DSK EXCLUSIF ! La seule véritable vérité vraie

SuperNo

Vous vous demandez peut-être pourquoi je suis resté silencieux alors que l’affaire DSK s’emballait? C’est simple : la honte. La contrition. Moi qui n’ai, tout au long de ces derniers mois, cessé de railler DSK, d’insinuer qu’il était coupable, de me gausser de son comité de soutien omniprésent, j’ai subitement eu la révélation de la vérité. J’aurais mieux fait d’écouter ceux de mes commentateurs, spécialistes de la question, qui m’affirmaient mordicus qu’il est impossible de violer une femme si on n’est pas armé…

Ça s’est passé ce mardi soir, vers 21h30 sur iTélé. J’ai vu Kenneth Thompson, l’avocat de la femme de chambre, annoncer au monde entier que le procureur Cyrus Vance abandonnait les poursuites contre DSK. Qu’il était in-no-cent. D’ailleurs, pour qu’on comprenne bien, iTélé avait affiché sur l’écran : “DSK blanchi”. Et pour qu’on comprenne encore mieux, iTélé a interrogé dans la demi-heure qui a suivi 4 personnalités indiscutables pour leur indépendance : Michelle Sabban, Jack Lang, François Pupponi et Jean-Marie Le Guen. Et ils ont tous confirmé. Il était in-no-cent. Et eux était sou-la-gés. Et heu-reux. Pour sa famille. Et pour la courageuse Anne Sinclair.

Échec et mat. Honte. Contrition. Bon, j’ai bien eu une petite rechute le lendemain lors de l’audience quand j’ai nettement entendu l’adjointe du procureur, Joan Illuzi-Orbon, et le juge Michael Obus, dire tous les deux que le classement de l’affaire ne permettrait pas de statuer sur la culpabilité de DSK. Il y avait bien aussi ces journaux, qui faisaient du mauvais esprit : Libé, Médiapart, Mediapart encore, qui semblaient insinuer que si la moquette de la suite 2806 avait bien été blanchie, ce n’était pas aussi simple pour DSK. Il y avait aussi ces féministes, qui insinuent que c’est un bien mauvais service qui a été rendu aux femmes. Qu’elles n’oseront plus porter plainte. Et que de toute façon, les violeurs n’auront plus qu’à prouver que leur victime avait menti au CE2 pour bénéficier d’un non lieu…

J’ai même lu l’hebdo satirique New Yorker, qui osait encore contre toute évidence faire du SuperNo :
“But the complaints about Diallo hardly serve as an exoneration of D.S.K. As the prosecutors tell it, his behavior seems odious at best and criminal at worst. A housekeeper appeared in his hotel room, and some brief time later—maybe ten minutes, maybe a little more—she was spitting out his semen in the hallway. It is difficult to imagine a scenario that reflects anything but dishonor, if not criminal culpability, on this prominent man.” (“Mais les reproches faits à Diallo auront du mal à exonérer DSK. Comme le procureur l’a dit, son comportement apparaît au mieux comme odieux, au pire comme criminel. Une femme de chambre apparaît dans sa chambre d’hôtel, et au bout d’un temps très court - peut-être 10 minutes ou à peine plus - elle crachait son foutre dans le couloir. Difficile d’imaginer un scénario qui reflète autre chose que le déshonneur, sinon la culpabilité criminelle, chez cet homme important”.)

Mais à chaque fois que j’ouvrais la télé ou l’autoradio, j’entendais Cambadélis. Et encore Le Guen. Et je suis revenu à la raison. In-no-cent. Sou-la-gé. J’ai relu les 25 pages du rapport du procureur Vance. J’ai recoupé tous les points, et soudain la lumière s’est faite. J’ai tout compris. Je tenais la vérité, celle que DSK n’a pas osé raconter. Cette vérité, je la dois à mes lecteurs. Alors je vous la livre. Sortez vos mouchoirs.
“Il est 12h06 (EDT) ce samedi 14 mai. Nafissatou Diallo, femme de chambre responsable du ménage au 28ème étage, pénètre dans la suite 2806 du Sofitel de New-York. Elle tombe nez à nez avec un petit homme bedonnant, grisonnant et ridé qui sortait par hasard juste à ce moment-là de la salle de bains. Tout nu dans sa serviette qui lui servait de pagne, il a le rouge au front et le savon à la main. Elle s’excuse et s’apprête à repartir quand le petit homme lui dit : — Bonjour Madame. Je m’appelle DSK, je suis patron du FMI, et je m’apprête à quitter l’hôtel pour aller apporter un petit pot de beurre et déjeuner avec ma fille avant de rentrer en France pour m’inscrire aux primaires socialistes, une simple formalité avant la présidentielle de 2012 que je vais gagner haut la main. Le FMI ? Elle ne connaît pas. — “Vous êtes républicain ou démocrate ?”, lui demande-t-elle — Heu… Non… En France c’est pas comme ça. Je suis socialiste. De gauche, quoi (il se retient de rire). Enfin, c’est plus compliqué que ça. Je pourrais vous expliquer, mais là je n’ai pas le temps. — Si si, je vous en prie, ça m’intéresse. — Bon, alors en bref on va organiser des primaires, au cours desquelles je vais devoir gagner contre des cadors de mon parti. — Ah bon, qui ça ? — Ben, euh… Vous ne les connaissez pas, ils sont tous falots et insignifiants… Mais c’est juste pour préserver les apparences, c’est une simple formalité, tout le monde sait que c’est moi qui dois gagner, d’ailleurs ça fait plus d’un an que les sondages et les médias m’ont déjà élu… — Mais qui, dites-moi ! — Heu… Ségolène Royal ? — Connais pas… — C’est un peu comme chez vous Sarah Palin, Michele Bachmann … — Oui ? Et qui d’autre ? — Bon, alors, euh… François Hollande… C’est un peu comme Homer Simpson, si vous voulez… Un mec normal, quoi… — Connais pas non plus… Qui d’autre ? — Pfff… Jean Michel Baylet ? … Bon, je laisse tomber, des comme ça vous n’en avez sûrement pas chez vous. Si vous voulez tout comprendre simplement, on va juste désigner celui qui va affronter Sarkozy, et de toute façon ce sera moi. À l’évocation de ce dernier nom, le visage de la femme de chambre s’empourpre : — Sarkozy, vous avez dit Sarkozy ? — Ben oui, Sarkozy. — Nicolas Sarkozy, Président Bling-Bling ? — Oh, Bling-Bling, y’a pire. Enfin, passons. Mais oui, c’est bien lui… — Vous le connaissez vraiment ? — Et comment ! C’est lui qui m’a fait nommer au FMI, en pensant se débarrasser de moi pendant 5 ans… — Nicolas Sarkozy ! Mon idole ! Nettoyer plus de chambres pour gagner plus, tout ça…" Elle se sent toute chose et ne tarde pas à entrer en transe, vaincue par tant d’émotion. Nicolas Sarkozy ! Son sexe se met à en dégouliner de désir torride. Complètement déchaînée, elle s’astique frénétiquement la fourchette vulvaire, qui devient rapidement rouge écarlate, avec une telle ardeur qu’elle se luxe l’épaule. Puis, avisant DSK qui se tient apeuré au bord du lit king size, elle se rue sur lui, lui arrache sa serviette, et le renverse. DSK se débat, bien sûr, mais il ne fait pas le poids devant cette travailleuse forte comme un percheron. Elle se saisit de son sexe et l’enfourne aussitôt dans sa grosse bouche goulue. Un peu surprise, car les hommes de sa tribu sont évidemment bien mieux dotés par la nature, elle trouve néanmoins rapidement le bon rythme. DSK, qui est très prude et rigoureusement fidèle à son épouse bien aimée, crie maman, pleure beaucoup, évidemment. Mais que peut-il faire contre cette masse en furie ? Il fait donc ce que tout honnête homme comme vous et moi eût fait à sa place : il attend sagement la fin, ravalant sa honte. Son œuvre terminée, la femme de chambre se relève et crache sur la moquette. Dans sa tribu, les femmes sont très pieuses et pétries de principes : on suce, mais on n’avale pas. Puis, enfin calmée, elle salue respectueusement DSK, lui fait un baiser de la main cependant qu’elle s’éloigne et sort de la suite. Moins de 9 minutes se sont écoulées. DSK retrouve une contenance, et tandis qu’il se rhabille, il téléphone à sa fille pour la prévenir qu’il sort d’une réunion plus agitée que prévue, qu’il sera un peu en retard, et que si elle peut lui commander ses pâtes aux truffes, ça l’arrangerait car il faut qu’il prenne ensuite l’avion pour la France afin de s’inscrire aux primaires socialistes… En sortant, la femme de chambre tombe sur un homme qui regardait par le trou de la serrure, la bite dans une main et un téléphone portable dans l’autre. Elle reconnaît un dirigeant du groupe Accor, qu’elle avait souvent croisé. Il lui fait signe de se taire, et l’entraîne dans la suite voisine, la 2820, comme l’attestent les enregistrements de la carte magnétique. Là, il lui explique qu’il est membre du “premier cercle” de l’UMP, et que son chef, un certain Sarkozy, dont le bilan à la tête du pays est un désastre absolu à tel point qu’il est contraint d’abandonner en fin de mandat toutes les mesures qu’il avait prises la première année, ne voulait surtout absolument pas affronter DSK, qui l’aurait balayé à la présidentielle. — "Ecoute, Nafi, lui dit-il. Tu es une bonne employée chez nous. Tu veux garder ton boulot, hein ? Tu vas dire que ce type t’a violée. Quoi, non ? Tu aimes l’argent, non ? On te fera virer du pognon sur ton compte, en passant par la Suisse, le Luxembourg, Jersey et les Iles Vierges Britanniques, on a l’habitude. Je me suis laissé dire que ton fiancé y laissait souvent de grosses sommes, personne ne trouvera ça bizarre. Et puis la femme de DSK est hyper riche, tu pourrais gagner des dizaines de millions au civil, on va te trouver un avocat noir, un teigneux, qui brodera sur le thème du puissant qui abuse de la travailleuse pauvre, du riche banquier blanc qui abuse la pauvre domestique noire.” Les yeux de la femmes de chambre, dont la cupidité était légendaire, se mettent à briller de convoitise. — “Oui, mais qu’est-ce que je dois dire au juge ?” — “Je sais pas, moi, mens avec la même conviction que tu avais quand tu as raconté ton viol en Guinée pour entrer sur le territoire américain, ou quand tu faisais ta déclaration de revenus pour avoir ton logement. Mais ne dis surtout pas que tu m’as vu, hein, sinon t’auras pas un radis et tu iras en enfer !” — ”Chef, oui, chef !” Elle sort aussitôt, et avec un talent d’acteur confondant, se met à sangloter, et se prostre dans le couloir en attendant sa supérieure qui n’allait pas tarder à venir inspecter l’avancement de son travail. Pendant ce temps, le responsable d’Accor envoie un SMS à un jeune militant UMP, qui entre ainsi dans l’histoire en étant le premier à tweeter sur ce qui allait devenir l’affaire DSK.”

C’est quand même simple et limpide, non ? Quand je pense qu’il y a des hurluberlus qui vont inventer des histoires abracadabrantesques selon lesquelles DSK ne serait qu’un obsédé sexuel qui a flashé sur cette grande noire avec des gros seins, qu’il a voulu se la faire, qu’elle n’était pas d’accord, et qu’il n’a pas l’habitude qu’on lui résiste, alors il l’a violée… Y’en a, j’vous jure…

À ce qu’il paraît, les DSK sont vindicatifs. J’espère qu’ils seront convaincus de la sincérité de ce remords tardif, et qu’ils ne m’en tiendront pas rigueur quand ils seront à l’Élysée. DSK a dit qu’il lui restait deux ou (trois coups à tirer) choses à faire aux États-Unis, mais qu’après il rentrerait en France. Si ça se trouve, il va rappliquer à La Rochelle. (Y’a toujours de la bonnasse, à La Rochelle…)

superno.com

Photo : (Le box des accusés au moment où l’adjointe du procureur explique qu’il y a bien eu relation sexuelle précipitée)

Altermonde Sans Frontière

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