Depuis fort
longtemps, certains observateurs discutent sur l’éventualité ou la possibilité
d’une troisième guerre mondiale. Compte tenu de l’évolution technologique et de
la dangerosité (de plus en plus croissante) des armes et des armées, on peut
d’une certaine façon être rassuré sur le fait qu’une troisième guerre n’aura pas
lieu. Car, la guerre ne se fait que lorsqu’il y a la possibilité d’une victoire.
Si nous faisons un feedback en ce qui concerne les guerres passées, l’on se rend
compte qu’elles avaient toutes été planifiées sous la bannière de l’espoir :
l’espoir à la victoire.
La première
guerre entamée (selon la plupart) par l’Allemagne à la suite de l’assassinat à
Sarajevo de l’archiduc François-Ferdinand, n’était que l’aboutissement ou la
matérialisation de longs contentieux entre puissances européennes. Toutes les
différentes parties qui se sont opposées durant cette période espéraient la
victoire afin de redessiner ses cartes géographiques, de résoudre ses
difficultés économiques, de régler ses problèmes politiques etc.… D’ailleurs
celle-ci a été l’occasion, pour
plusieurs pays, de nouer de grandes alliances ; preuve que tous les acteurs se
préparaient à un après-guerre tranquille et paisible. Il n’existait pas donc un
problème existentiel réel pour plusieurs d’entre eux. L’issu était d’une
certaine façon claire : un vainqueur allait naître
certainement.
Pendant la
seconde guerre mondiale, les origines du conflit étaient les mêmes bien que les
circonstances étaient différentes. L’Allemagne encore une fois était à l’origine
de la guerre (cependant, elle ne l’a pas déclenchée à la différence de ce qu’on
raconte). Le Royaume uni et la France ont ouvert ce qu’on appelle l’apocalypse.
Cette entrée en guerre était justifiée cependant ; car il fallait mettre un
terme à la colonisation allemande grandissante. Les Allemands avaient les mêmes
espérances que les Alliés : une victoire totale qui ferait d’eux des maîtres sur
la terre. La détermination avec laquelle la bande à Hitler a poursuivi son
combat nous montre combien ils croyaient à cette grande victoire « millénaire »
(que leur avait promis leur fureur) dans ce qu’ils appelaient : la guerre
totale. Il a fallut l’utilisation des bombes fatales pour arrêter comme de façon
brusque cet hécatombe jamais réalisé sur terre. Les projets de Manhattan et de
Peenemünde ont fait comprendre au reste du monde que la planète courait à sa
plus grande perte.
Enfin, après les
deux grandes guerres « chaudes », arrive le temps de la guerre froide. Une
guerre par interposition qui a opposé sur plusieurs décennies l’oncle Sam et les
Soviets. Cette guerre indirecte se déroulait toujours ailleurs, chez les
« autres ». Les deux parties ont tout fait pour éviter un affrontement sur leurs
différents territoires ou de manière « officielle ». La raison est simple : une
victoire entre les deux frères ennemies ou ex-alliés est impossible. Cette
guerre froide devenue aujourd’hui une guerre douce est restée le même spectre
qui continue de hanter l’humanité. Et pendant que les deux géants se zyeutaient
pour s’intimider, un autre voit le jour et rend ainsi la donne encore plus
compliquée. Il s’agit de la Chine. Mais elle n’est pas la seule. D’autres
puissances apparaîtront pour des raisons stratégiques. Ainsi, ce qui était
l’apanage des deux puissances, à savoir la bombe fatale, est devenue une bombe
fourre-tout. Désormais, en dehors de l’Afrique chaque continent dispose au moins
d’une centaine de têtes d’ogives nucléaires.
Cela dit, ce qui
représentait la plus grande menace pour l’homme va, à notre humble avis, être sa
plus grande sécurité. Car, dans l’état actuel des choses, tout le monde est
conscient qu’une guerre totale anéantira totalement l’humanité. Et chacun de son
côté fait tout pour l’éviter. Si les derniers conflits universels (qu’ils soient
historiques ou non) ne menaçaient en rien l’existence de l’être sur terre, de
nos jours la nature des armes donne à l’homme ce que la nature ne lui a pas
offert c'est-à-dire le pouvoir de faire sauter la planète en plein vol. Les
guerres existeront toujours à côté des peuples. Se sont les hommes qui en
demandent : du sang, du sang encore du sang… Mais l’idée d’une confrontation
ouverte entre grandes puissances est aujourd’hui définitivement écartée grâce
(ce qui est paradoxale) à la course aux armements.
Le temps (des grandes
guerres) a suffisamment fait son temps pour donner naissance à d’autres formes
de guerres mondiales non pas sur le plan militaire mais sur d’autres terrains
tels que l’économie, la politique…
Malao
Kante


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