mercredi 9 janvier 2013

Nous, les bisons de l’avenir…

Gaëtan Pelletier   

J’aime les étasuniens – je parle de l’ensemble – comme j’adore la soupe aux quenouilles. Ça ne veut rien dire. J’ai peur du syndrome du bison décarcassé mondial.

Les américains courent partout, se tirent dans le pied et se prennent pour le fromage Gouda et Bouddha. Ça prie, ça tue, le cerveau à moitié dans le formol. Ce pays est un non-désodorisant qui souffle ses vapeurs nauséabondes partout dans le monde. Pas pour la chair, rien que pour la fourrure. Ça se penche pour ramasser tout ce qui tombe. Ils sont bons à faire de la gelée royale putride. Ça butine de pays en pays avec leurs hélicoptères d’acier.
Seigneur ! Donne-nous quelqu’un d’autre pour «diriger» le monde. Tu nous as envoyé une race de saigneurs visqueux et séchés comme la morue boucanée, raide, indigeste, abjecte.
Ce pays ne cultive que la mâchoire, les dents, pour mieux broyer et avaler le reste du monde. Ils ont des dents qui lancent des balles, des revolvers pleins les poches.
Je me sens comme dans un chaudron devant des troupes de cannibales. C’est un pays à succion. Un aspirateur à richesses. Des gamins, des drones de gamins et de manchots à balais.
Plouf !
Ils s’avalent eux-mêmes. Eux et leur « In God we Blesse », ou autres naïveté narcissique.
Le reste du monde est une caravane qui passe, les nouveaux sauvages, avec leurs tatouages de menteries, de fourberies nous écrasent. La CIA est une fabrique à rats. Ça serpente tous les couloirs de tous les pays à violer. Ils bricolent en cachette des plans retors.
Nous, les futurs bisons à massacrer, nous nous révoltons contre cette robotique effervescence mondialiste, dénudant les démunis, engloutissant les pays, les civils, les enfants, la riche dissemblance, l’unicité, le vaste, délaissant et ravageant tout pour la monoculture de hamburgers en bœuf étouffé entre deux tranches de pain gonflés à la dette.
Vous êtes endettés ?
Vous mendierez tant !…
Les voleurs-violeurs sont pauvres! Ah ! Petit américain, vote, vote, vote et rote le repas de tes élus à coups de milliards de dollars. Faussez la monnaie, comme un guitariste de fond de bar pour la bande de soûlés, d’enivrés et de mercantilistes militantistes visqueux malotrus.
Bande de déterriens, inhumains, panthères passées à la chaux.
Arthrite terrestre…Boucaniers et boucaneurs de peaux. Sucettes à pétrole. Zeus de fonds de bouteille.
On vous craint. Vautours menottés, cervelles de chancres. Vous nous ulcérez, impies pitoyables.
Goudron déterré de la Terre. Cambouis à chenilles. Fléau ! Fléau ! Fléau !
Passez ! Outrepassez pour que le monde passe à autre chose ou qu’il revienne à ce qu’il était, ou reste ce qu’il est.
Vous puez du progrès comme une bouche matinale après une cuite de 100 ans.
C’est la guerre de cent ans. Cent ans de déculture, de banditisme étouffé, de dresseur de dentistes hâbleurs, esbroufeurs.
Architectes de machines à sous. Gueules de bégueules. Carnassiers chihuahuas enflés aux stéroïdes.
Passez dans l’Histoire pour qu’on fasse un bout de chemin.
Les bisons ne sont pas sur terre que pour leur peau…
Mais l’Histoire aura un jour la vôtre…
 Lextermination du bison américain

Gaëtan Pelletier - 3 janvier 2012 -


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