
Alain Finkielkraut à la télé, c’est toujours un grand moment, du grand
spectacle. Les tics, les agitations incontrôlées, les crises de colères
hystériques, tout y était sur le plateau de Ce soir (ou jamais) du 18
octobre2013.
Outre un comportement que l’on ne s’attend à voir que dans la salle
d’attente d’un cabinet de psychiatre, ce qui frappe, désarçonne, laisse pantois,
c’est un discours qui, malgré son aspect décousu, est un discours de combat
communautaire pur et dur.
Alain Finkielkraut est un soldat. Il se présente comme un défenseur les
valeurs de la France, pour ne pas dire occidentales. Il n’en est rien. Il défend
les valeurs de son camp, comme un Bernard-Henri Levy ou une Elisabeth Levy, un
camp qui n’existe et ne vit que par une culture communautaire exclusive qui lui
a permis de traverser des millénaires dans la cohésion.
Il nous fait croire qu’il est un fervent défenseur de l’identité de la
France. Qui est-il pour s’accaparer de cette identité et se poser en héritier
d’une civilisation à laquelle ses parents ou grands-parents sont complètement
étrangers ? À l’entendre, on a l’impression que ce sont ses ancêtres qui ont
fait la France. On retrouve ce même type de discours chez les Zemmour, Sarkozy,
etc. qui pourtant, du point de vue historique, ont moins de droit sur ce pays
qu’un canadien ou un descendant de communard dans une île lointaine.
La vérité c’est qu’il y a une tentative de hold-up – ou d’OPA, pour faire
moderne – sur la France. Elle a toujours su digérer les peuples qui venaient à
elle, les envahisseurs comme les migrants. Alain Finkielkraut et son camp ne
veulent pas d’une nouvelle digestion car leur conception actuelle du monde
repose sur le rejet de ces populations qui ne demandent qu’à être digérées, en
douceur comme la France a toujours su le faire.
La stigmatisation est même devenue un des outils de l’OPA. Et c’est à Alain
Finkielkraut, entre autres, qu’a été confié ce rôle. Mais les résultats sont
maigres, malgré le concours médiatique que l’on sait. On pourrait même parler
d’échec.
Normalement, une communauté stigmatisée finit par se recroqueviller sur
elle-même, se durcir et se radicaliser, ce qui, à son tour entraine un rejet
contre cette radicalisation. Il n’y a rien eu de tout cela. Ni la communauté
stigmatisée, ni les français n’ont réagi comme prévu. Ce qui explique peut-être
le désespoir que l’on perçoit chez cet homme lors de ses apparitions à la
télé.
Avic

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