Pourquoi Obama tenait tant à renouer avec l’Iran ? Pourquoi faisait-on tant
d’effort pour ‘’gentifier’’ Rohani, jusqu’à lui faire reconnaitre l’holocauste
qu’il n’a jamais reconnu ? Et enfin pourquoi se dirigeait-on inexorablement vers
l’allègement des sanctions contre l’Iran ?
Parce que l’économie occidentale a été fortement touchée par ces sanctions
exigées et orchestrées par Tel Aviv. Marche arrière toute. Il fallait tout
revoir. Avec un nouveau président iranien ‘’gentil’’ et conciliant, ce sera
d’autant plus facile. Ces derniers temps on a vu un ballet diplomatique tout de
charme, de sourires avenants et de séduction vis à vis de la nouvelle
‘’administration’’ iranienne. On a vu des rencontres inattendues, des coups de
fil impromptus, des offres alléchantes, de grandes annonces médiatiques qui, il
y a quelques semaines seulement, étaient impensables.
Et aujourd’hui, qu’entend-on ?
Le porte-parole de la Maison Blanche a reconnu que les pays qui imposent des
sanctions contre l’Iran en endurent les graves conséquences, sur le plan
financier. En France on l’avait déjà douloureusement constaté avec Peugeot et
Renault. Tous les pays d’Europe avaient fait le sacrifice suprême au nom de la
solidarité atlantiste. Mais quand le patron dit, par l’entremise de son
porte-parole Mr Jay Carney, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche,
que ces sanctions ‘’font subir de lourdes conséquences financières à ceux qui
sanctionnent’’, c’est que Wall Street et la City eux-mêmes sont touchés.
Là on comprend mieux tous ces salamaleks.
Les iraniens les avaient pourtant prévenus. « Nous aurons mal, mais vous
aussi, vous aurez mal », avaient-ils dit en substance. Qui qu’avait raison ?
Avic

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