
Impossible de bricoler le dimanche sans commerces ouverts, disent Castorama et Leroy Merlin. Faux. Voilà comment faire autrement.
« Yes week-end ». « Libérez les bricoleurs du dimanche ». Les slogans lancés par certains salariés de Castorama et Leroy Merlin – et inventés par une agence de communication rémunérée par ces entreprises, mais c’est une autre histoire – sont clairs : il ne faut surtout pas qu’un bricoleur se trouve dépourvu une fois le dimanche venu pour cause de panne de perceuse. Il faudrait donc ouvrir grand les portes de leurs enseignes sept jours sur sept.
Pourtant, ça n’aurait probablement aucun intérêt pour l’emploi en France. Pourtant, comme nous le calculions en 2009, cela aurait en revanche un impact néfaste pour la planète. Pourtant, peu de salariés ont envie de travailler le dimanche et pourtant « si l’on prolonge toujours les temps de la consommation et qu’on renonce aux temps de pause, aux temps pour faire famille, alors la ville explose », s’inquiète Luc Gwiazdzinski, géographe auteur de La ville 24 heures sur 24 .
N’en jetez plus ! De toutes façons, des solutions existent pour combler les bricoleurs du dimanche sans turbiner le dernier jour de la semaine. Les voici :
« L’organisation des commerces correspond à la ville fordiste, où tout le monde travaille en même temps et se déplace en voiture. Elle n’est plus adaptée », regrette Luc Gwiazdzinski. « Le commerce a fait la ville au XIXe siècle, mais il l’a défait au XXe en contribuant à l’étaler et à l’éclater. Il faut inverser la tendance », confirme de son côté Arnaud Gasnier, géographe spécialiste du commerce et maître de conférences à l’université du Maine (Le Mans, Sarthe), qui craint qu’à cet étalement urbain succède « un étalement du temps de travail menant à une ville 24h/24, qui ne s’arrête jamais ».
Première étape, cesser de bâtir des magasins toujours plus loin des lieux de vie ou de travail. On en est loin : 87% des projets commerciaux en construction sont situés en périphérie des villes. Arnaud Gasnier recommande également de « permettre de commander sur Internet et de choisir plus facilement le moment et l’endroit où l’on veut retirer, le mieux étant sur les lieux de travail et de vie ou le long des grands axes de transport ». Enfin, réduire les vitesses de circulation, notamment sur les voies rapides. Vous avez bien lu. Cela permettrait de favoriser les commerces de plus petites tailles, situés à proximité de nos maisons et nos lieux de travail, mais aujourd’hui concurrencés par les centres commerciaux accessibles en voiture. A terme, cela pourrait réorganiser la géographie commerciale. [1]. Aller moins vite rend plus accessible les biens de consommation et nous fait donc gagner du temps. CQFD.
On constate par exemple que « c’est au moment où la population est la plus importante et où elle a le temps de consommer pendant la pause déjeuner (entre 12h30 et 14h, ndlr), que l’offre commerciale est la plus réduite. » On voit également qu’« à partir de 18h30, moins de 20% des commerces de l’intra-muros restent ouverts (ont été exclus de l’analyse les bars et restaurants), alors que cette part est de 60% en moyenne dans les grands pôles commerciaux périphériques. »
Et si c’était en fait pendant ces plages horaires qu’il fallait ouvrir davantage les commerces ? C’est en tout cas ce que veulent les consommateurs, comme le confirme le sondage réalisé dans le cadre de la même étude : « L’ouverture en soirée constitue la modalité la plus citée spontanément (par 43% des enquêtés), devant l’ouverture entre 12h et 14h (30%) et enfin l’ouverture le dimanche (23%). » Le géographe propose donc des alternatives plus adaptées, comme « la mise en place de nocturnes une ou deux soirées par semaine ». Arnaud Gasnier rappelle lui que des Bureaux des temps, chargés d’adapter les horaires aux besoins réels des habitants, ont été ouverts à Belfort (Territoire de Belfort), Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et en Italie.
Pourtant, ça n’aurait probablement aucun intérêt pour l’emploi en France. Pourtant, comme nous le calculions en 2009, cela aurait en revanche un impact néfaste pour la planète. Pourtant, peu de salariés ont envie de travailler le dimanche et pourtant « si l’on prolonge toujours les temps de la consommation et qu’on renonce aux temps de pause, aux temps pour faire famille, alors la ville explose », s’inquiète Luc Gwiazdzinski, géographe auteur de La ville 24 heures sur 24 .
N’en jetez plus ! De toutes façons, des solutions existent pour combler les bricoleurs du dimanche sans turbiner le dernier jour de la semaine. Les voici :
- 1. Des commerces plus proches de nous : Où l’on apprend qu’aller moins vite peut faire gagner du temps
« L’organisation des commerces correspond à la ville fordiste, où tout le monde travaille en même temps et se déplace en voiture. Elle n’est plus adaptée », regrette Luc Gwiazdzinski. « Le commerce a fait la ville au XIXe siècle, mais il l’a défait au XXe en contribuant à l’étaler et à l’éclater. Il faut inverser la tendance », confirme de son côté Arnaud Gasnier, géographe spécialiste du commerce et maître de conférences à l’université du Maine (Le Mans, Sarthe), qui craint qu’à cet étalement urbain succède « un étalement du temps de travail menant à une ville 24h/24, qui ne s’arrête jamais ».
Première étape, cesser de bâtir des magasins toujours plus loin des lieux de vie ou de travail. On en est loin : 87% des projets commerciaux en construction sont situés en périphérie des villes. Arnaud Gasnier recommande également de « permettre de commander sur Internet et de choisir plus facilement le moment et l’endroit où l’on veut retirer, le mieux étant sur les lieux de travail et de vie ou le long des grands axes de transport ». Enfin, réduire les vitesses de circulation, notamment sur les voies rapides. Vous avez bien lu. Cela permettrait de favoriser les commerces de plus petites tailles, situés à proximité de nos maisons et nos lieux de travail, mais aujourd’hui concurrencés par les centres commerciaux accessibles en voiture. A terme, cela pourrait réorganiser la géographie commerciale. [1]. Aller moins vite rend plus accessible les biens de consommation et nous fait donc gagner du temps. CQFD.
- 2. Ouvrir les commerces au bon moment : Où l’on apprend que peu de gens veulent consommer le dimanche
On constate par exemple que « c’est au moment où la population est la plus importante et où elle a le temps de consommer pendant la pause déjeuner (entre 12h30 et 14h, ndlr), que l’offre commerciale est la plus réduite. » On voit également qu’« à partir de 18h30, moins de 20% des commerces de l’intra-muros restent ouverts (ont été exclus de l’analyse les bars et restaurants), alors que cette part est de 60% en moyenne dans les grands pôles commerciaux périphériques. »Et si c’était en fait pendant ces plages horaires qu’il fallait ouvrir davantage les commerces ? C’est en tout cas ce que veulent les consommateurs, comme le confirme le sondage réalisé dans le cadre de la même étude : « L’ouverture en soirée constitue la modalité la plus citée spontanément (par 43% des enquêtés), devant l’ouverture entre 12h et 14h (30%) et enfin l’ouverture le dimanche (23%). » Le géographe propose donc des alternatives plus adaptées, comme « la mise en place de nocturnes une ou deux soirées par semaine ». Arnaud Gasnier rappelle lui que des Bureaux des temps, chargés d’adapter les horaires aux besoins réels des habitants, ont été ouverts à Belfort (Territoire de Belfort), Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et en Italie.
- 3. Ne pas acheter de perceuse : Où l’on apprend qu’on peut consommer sans posséder

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