lundi 5 mai 2014

Elle redoute les « Arabes déguisés » : Hollande l’accueille à l’Élysée

Hicham Hamza

INFO PANAMZA. Le chef de l'État a accueilli Nicole Guedj, une militante sioniste qui avait antérieurement tenu des propos anti-arabes. La preuve en images.  Vidéo ICI

Dans une démocratie anglo-saxonne ou scandinave, elle aurait disparu du champ public. En France, elle a droit aux honneurs du président de la République.
La présidente de la Fondation France-Israël était accompagnée d'une délégation de jeunes descendants de Justes: apprenant leur départ -le lendemain- pour Israël, le chef de l'État a tenu à saluer le groupe soutenu par la Fondation pour la mémoire de la Shoah et la SNCF. Une première pour un évènement organisé depuis 2010: Nicolas Sarkozy, pourtant issu du même parti (UMP) que Nicole Guedj, n'avait pas accordé une telle faveur à l'ancienne ministre.
Qui est-elle exactement? 
Ancienne secrétaire d’Etat du gouvernement Raffarin, ex-membre de la commission Stasi sur la laïcité, professeure de droit bancaire et sympathisante du mouvement Ni Putes Ni Soumises, la communautariste Nicole Guedj est soutenue dans son sionisme militant par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu comme en témoigne cette lettre datée du 8 décembre 2011. (Ci contre)
Avocate au barreau de Paris, elle est également la cofondatrice de l’Union des patrons juifs de France, une association très marquée à droite et qualifiée en 2007 de « lobby juif » par l’un de ses propres dirigeants.
Inscrite à l’UMP, Nicole Guedj préside depuis cinq ans la Fondation France-Israël dont la structure, initiée en 2005 par Jacques Chirac et Ariel Sharon, est reconnue d’utilité publique.
Censure sioniste, bis repetita Le 16 mars 2012, l'auteur de ces lignes révélait sur le site Oumma.com une déclaration singulière de l'ancienne ministre choyée par les ministres successifs des Affaires étrangères. Extrait: 
Faisons un jeu. Imaginez un élu de gauche, musulman et responsable d’une association en faveur des droits civiques des Palestiniens. Celui-ci est invité sur l’antenne de France Culture afin de débattre des rapports diplomatiques entre Paris et l’Autorité palestinienne. Tout à coup, pour dénoncer chez les journalistes du service public ce qu’il estime être un parti pris pro-israélien, le voilà qui s’exclame à propos de Radio France : « Cette maison est bourrée de Juifs déguisés ! ». Cet incident hypothétique s’est réellement produit. A deux ou trois détails près.
En septembre dernier, la Fondation France Israël organisait un dîner-débat au sein du Ministère des Affaires étrangères sur le thème « France- Israël : quelles sont vos relations ? ».
(…)
Lors du débat, Nicole Guedj a tenu à affirmer vigoureusement son point de vue en réponse à une remarque du journaliste Ivan Levai, inspiré par le concept -fréquemment débattu dans les milieux pro-israéliens- de la « politique arabe de la France ».
Aux yeux de ses détracteurs, le Quai d’Orsay serait un bastion systématiquement pro-palestinien et anti-israélien, voire anti-américain.
Alors qu’elle anima pourtant sa soirée dans les salons du ministère, Nicole Guedj n’hésita pas ainsi à faire connaître sa conviction intime -curieusement passée sous silence par les journalistes alors présents- selon laquelle l’institution serait une « maison pro-arabe, sûrement bourrée d’Arabes déguisés et dans laquelle le dernier snobisme était d’être arabisant et de parler arabe ! ».
 Mise en ligne -fin 2011- sur le compte Youtube de la Fondation France-Israël, la vidéo intégrale du débat (retirée depuis) n'avait pas suscité l'attention jusqu'à l'article paru sur Oumma en mars 2012. Un extrait découpé et contextualisé accompagna alors le papier rédigé. Quelques mois plus tard, surprise, surprise: les images de la déclaration de Nicole Guedj ont été retirées du compte Youtube de l'auteur de ces lignes suite à "une réclamation d'ordre juridique".
Un leimotiv de la mouvance sioniste: dévoilés également sur Oumma, les propos de Manuel Valls relatifs à son "lien éternel avec la communauté juive et Israël" avaient aussi été censurés -en mai 2012- par Youtube.
Très récemment encore, c'est le KKL (alias le "Fonds national juif") qui a fait retirer la vidéo  -mise en ligne par Panamza- dans laquelle le député-maire UMP Claude Goasguen tenait des propos anti-musulmans.

Qu'en sera-t-il des images, remises aujourd'hui en ligne, de celle qui voyait des "Arabes déguisés" au Quai d'Orsay?

À vous d'assurer, cher lecteur, qu'en dépit d'une éventuelle censure de Youtube, cette information -relative à un chef d'Etat accueillant envers une militante sioniste et arabophobe- puisse circuler.


 

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