Les commémorations du débarquement du 6 juin 44 ont été
l’occasion, non pas tellement d’inventer des mensonges (ils existent depuis
longtemps), mais de tenter de les confirmer. Les motivations des Anglo-saxons en
débarquant sur nos côtes n’étaient en effet portées par aucune noblesse.
La
première raison est assez bien connue : ce sont les Soviétiques qui
ont vaincu l’armée allemande… et non les Étasuniens. À plusieurs reprises et
depuis plusieurs années, les Soviétiques avaient souhaité que « leurs alliés »
étasuniens ouvrent un second front pour soulager leur effort de guerre. Mais ces
derniers se réjouissaient des difficultés militaires de l’URSS. Entrés en guerre
sur le tard, ils rêvaient secrètement
à son épuisement !
Mais
voilà que l’armée allemande vacille. L’affaire avait commencé à s’éclaircir
depuis fin 41, après la contre-offensive victorieuse de l’Armée Rouge devant
Moscou : l’Allemagne n’avait pas les ressources pour mener une guerre de longue
haleine (on va y revenir…) et cette contre-offensive a montré que, justement,
elle le serait.
Survint
la bataille de Stalingrad, gagnée au prix d’un héroïsme reconnu par tous mais
aussi grâce à une grande habileté militaire. L'armée
soviétique écrabouille l’armée
allemande et se retrouve à foncer vers Berlin.
Et
c’est seulement à ce moment-là que les Étasuniens se sont décidé à agir. Pas
pour libérer qui que ce soit, l’affaire était en court (y compris en France même
par la Résistance). Mais pour voler au secours de la victoire. En clair, tirer
les marrons du feu !
Les
Américains n’ont donc pas vaincu l’armée allemande ! Ajoutons au passage qu’ils
n’ont pas vaincu non plus l’armée japonaise : là, c’est l’Armée rouge chinoise
qui s’en est occupé !
D’ailleurs, effrayés de
voir que ce seraient les communistes chinois et les Soviétiques qui pourraient
recevoir la capitulation du Japon, ils ont utilisé la bombe atomique pour
empêcher ça ! Les États-Unis sont encore aujourd’hui le seul pays à avoir commis
ce crime.
Autre
aspect un peu moins connu : le capital étasunien
a participé à l’effort de guerre allemand. En effet,
l’élite économique étasunienne était très admirative d’Hitler. Il y avait deux
raisons à cela. Hitler apportait une solution à ses deux problèmes : la crise de
surproduction était d’une part réglée par la production de matériel de guerre
et d’autre part, « les rouges » (comme on disait à
l’époque) étaient éliminés. Bien sûr, Hitler était raciste, mais ça ne lui
posait aucun problème : elle l’était elle aussi !
La
production
de moteurs, de camions, de
chars, d’avions, et toutes ces choses étaient assurée en partie par
les Américains et en partie sur place, en Allemagne.
En effet, Opel est une entreprise de General Motors depuis
1929, et Ford avait aussi des usines dans le Reich. Le personnel ne
coûtait pas vraiment cher : il venait des
camps de concentration. L’État allemand payait rubis sur l’ongle la production,
et les capitaux étaient rapatriés via la Suisse (opportunément neutre, toute
chose a toujours une bonne raison !) qui venait de créer, toujours aussi
opportunément, la Banque des règlements internationaux !
Mais
pour faire fonctionner tous ces moteurs, il fallait du
carburant et de l’huile. Où sont les puits de pétrole allemands ? Il n’y en
avait pas. Or, les États-Unis en regorgeaient ! C’est ExxonMobil,
fondée fin 19ème par Rockefeller, qui fournira tout ce
qu’il faut !
La
stratégie allemande était basée sur la Blitzkrieg, la guerre éclair. Une bonne
raison à cela était le manque de ressources de l’Allemagne : il
fallait donc s’emparer rapidement des ressources de l’adversaire. L’essentiel
résidait alors dans la coordination entre l’infanterie, transportée en camion,
les chars et l’aviation. La performance des communications était déterminante :
AT&T et IBM savaient faire et louèrent bien volontiers leurs
services.
Vous
trouverez encore quantité d’informations sur la participation étasunienne à la
guerre de l’Allemagne hitlérienne dans le livre de Jacques
Pauwels, Le mythe de la bonne guerre.
Enfin,
ces soi-disant libérateurs avaient un tout autre plan : faire de la France un
protectorat étasunien. C’était l’AMGOT (un gouvernement militaire) qui devait gérer le pays.
Des cadres avaient été formés aux États-Unis et des francs avaient déjà été
imprimés avant le débarquement. Tout était prêt. La mayonnaise n’a finalement
pas pris en France (mais un peu en Italie) parce que le général de Gaulle avait
déjà créé un gouvernement provisoire. Et la Résistance y était évidemment et
fermement opposée. Mais l’assujettissement se
poursuivit malgré tout avec le plan Marshall.
Donc,
après avoir aidé l’Allemagne à faire la guerre, après avoir cherché la défaite
soviétique, après avoir volé au secours de la victoire, après avoir utilisé la
bombe atomique contre le Japon, le bilan était déjà bien lourd.
On
rajoutera néanmoins une petite louche avec la « dénazification ». En
effet, arrivés à Berlin, les
Étasuniens récupérèrent tous les nazis utiles (en particulier les
scientifiques, dont Von Braun) qu’ils
pouvaient trouver et les ont expédiés
Outre-Atlantique. Ce sont quelques milliers d’entre eux qui firent la
traversée…
Enfin, nos braves Ricains ont ardemment soutenu les
« chasseurs » de nazis (tels le couple Klarsfeld), mais à une condition : qu’ils
aillent les chercher où ils voulaient…sauf sur le sol étasunien ! Bref,
le débarquement libérateur est un sanglant conte de fée.


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