
La Confédération paysanne se félicite de la décision des services de
l'État d'ordonner la destruction de cultures de maïs OGM semées
illégalement dans le Tarn-et-Garonne et en Haute-Garonne, ainsi que de
champs de maïs contaminés par des semences espagnoles contenant des OGM
en Poitou-Charentes et Périgord.
Les agriculteurs trompés par le
semencier espagnol indélicat doivent d'ailleurs désormais être
correctement indemnisés. Après plus de vingt ans de tergiversations, le
gouvernement prend donc enfin acte de l'impossibilité de toute
coexistence entre les cultures OGM et sans OGM.
Cette nouvelle politique de fermeté, appuyée par le vote récent de la
loi d'interdiction des cultures de maïs OGM, doit être confirmée par la
ministre de l'Ecologie dès le 12 juin à Bruxelles. Le gouvernement doit
refuser le marché de dupe que la Commission européenne veut imposer au
Conseil de l'environnement. Les États devraient en effet accepter que
des OGM soient autorisés au niveau européen sans évaluation sérieuse.
Leur seule marge de manœuvre serait de demander aux entreprises de bien
vouloir ne pas vendre leurs semences sur leurs territoires. Mais, en cas
de refus, les seuls arguments que les Etats pourraient utiliser pour
interdire les OGM ne tiendront pas cinq minutes devant les juridictions
internationales sollicitées par les mêmes entreprises, particulièrement
dans le cadre des accords de libre-échange en cours de négociation.
La Confédération paysanne veillera à ce que ce printemps 2014 sans OGM sur le territoire ne soit pas une parenthèse éphémère, mais bien le début d'une nouvelle fermeté gouvernementale conforme au rejet des OGM par l'écrasante majorité de la population française.
La Confédération paysanne veillera à ce que ce printemps 2014 sans OGM sur le territoire ne soit pas une parenthèse éphémère, mais bien le début d'une nouvelle fermeté gouvernementale conforme au rejet des OGM par l'écrasante majorité de la population française.
Confédération Paysanne

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire