
L’idéologie de nos dirigeants véhicule
deux pensées contradictoires, la première est que la famille et le
travail constituent le socle de la société. La seconde est la croyance
indéfectible dans le système capitaliste comme le ciment de cette
société.
La réalité est que le capitalisme détruit la famille par la mobilité de la main d’œuvre, les salaires sans cesse tirés vers le bas, et le
travail du dimanche. Le revenu insuffisant qui résulte des bas salaires
est une cause majeure de divorce et lorsque la famille se disperse pour
aller là où sont les emplois, elle se désagrège. Lorsque pour garder un
emploi ou payer le loyer les parents sont obligés de travailler le
dimanche, les enfants sont livrés à eux-mêmes et ce qui reste de cohésion
familiale explose. Nos responsables considèrent qu’il est criminel d’abandonner ses enfants, mais ne reconnaissent pas qu’une nation à tort d’abandonner sa population.
Lorsque ceux qui sont abandonnés
demandent un soutien, nos dirigeants les fustigent pour leur « paresse »
et les accusent d’être des « assistés ». L’État et donc la collectivité
ne devrait-il pas aider les personnes dans le besoin ? La solidarité
envers les plus faibles devrait-elle être abandonnée ? Le transfert de
richesses ne devrait-il se faire qu’en faveur des plus riches ? Les gens
ne deviennent pas assistés par paresse, cela leur est imposé par la
situation, et le système économique en est responsable.
Quand des gens perdent leur emploi,
ce n’est pas en fonction de leur paresse. Lorsqu’ils se blessent ou
tombent malades, ce n’est pas dû à leur paresse. Lorsque des mauvaises
décisions sont prises par des responsables politiques, ce n’est pas la
faute à leur paresse. Et lorsque pour faire plus de profits des
entreprises délocalisent c’est simplement parce que le système
capitaliste détruit tout ce qui l’empêche de faire plus d’argent. Les
individus ne sont que des variables d’ajustement !
On ne peut pas
continuer à dire que si les gens sont pauvres, c’est qu’ils sont
paresseux : non la pauvreté n’est pas une fatalité, c’est le résultat
d’une politique ! On ne peut pas dire que si les politiques
gouvernementales ne fonctionnent pas, c’est la faute de la population qui
ne travaille pas assez : non, là encore ce sont de mauvais choix
politiques qui privilégient le capital au travail.
Le thème de l’assistanat
est une mise en scène qui permet de cacher la violence économique du
système capitaliste. Cela évite de débattre sur le choix de société que
l’on veut. Il leur faut donc détruire tout ce qui fonde une nation. La
famille, comme le code du travail ou le système social.
Lorsque nos politiciens professionnels mettent en avant la famille ou la valeur travail, c’est une manipulation.
Ces valeurs sont inscrites au fond de nos consciences, car elles ont
longtemps servi de repère à nos aïeuls. Dans l’imaginaire, elles
représentent le socle de la société, mais nos dirigeants sont du coté
de ceux qui ne travaillent pas et encaissent les bénéfices. Quant à la
famille, ils savent distribuer les bonnes places à la leur !
Il faut sortir
d’un système où l’idéologie et les belles paroles ne sont que du
«marketing». Les membres de l’élite ne s’intéressent qu’à leurs intérêts
personnels. Cela explique toutes les promesses non tenues faites par
nos politiciens pour se faire élire. Mais attention les gens qui
mentent régulièrement pour arriver à leur fin sont des manipulateurs.
Pensez-y la prochaine fois. !!!

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire