mardi 7 juillet 2015

La cuisine et ses recettes : un autre espace de conflit

CPI             

Le conflit palestinien avec l’occupation sioniste s’étend vers la cuisine, les recettes, les rayons des magasins du monde entier.

En fait, les occupants sionistes prétendent que la Palestine est à eux. Même les recettes palestiniennes, ils les présentent au monde comme les leurs, comme étant israéliennes.
Les livres de cuisine palestinienne essaient de prendre leur place dans les bibliothèques étrangères, remarque Hossam Chaker, expert des affaires européennes ; la propagande sioniste travaille pour présenter les recettes palestiniennes comme israéliennes.
Ainsi, cette propagande parle d’une cuisine sioniste pour servir l’occupation sioniste, culturellement parlant, au mépris de la Palestine, de son peuple, de sa culture. Les livres de cuisine palestinienne confirment l’appartenance et l’identité palestiniennes.
Parmi les livres palestiniens se trouve "La cuisine de Gaza, un voyage alimentaire palestinien" écrit par Lyala Al-Haddad et Maghi Chimit, édité aux Etats-Unis en 2012. Il y a aussi le nouveau livre "Olive, citron et thym" écrit par Riwaya Bachara, une Palestinienne gérante d’un restaurant de bonne réputation de New York.
Puis il y a des livres parlant de la cuisine moyen-orientale, sans mentionner la cuisine palestinienne et d’autres livres qui parlent des recettes palestiniennes et israéliennes pour donner l’impression que les deux communautés vivent en paix et sans aucun conflit.
Le confit des recettes de cuisine dépasse les livres pour aller remplir les blogs et les pages des réseaux sociaux.

Le houmous

Le plat du houmous, fait principalement de pois chiches, est un exemple de ce conflit culturel. Ce plat de houmous, selon l’expert Hossam Chaker, « connaît désormais une popularité croissante partout dans le monde ».
Ce conflit culturel comporte deux problèmes.
Premièrement, l’identité d’un plat palestinien donné est falsifiée au profit de l’occupation sioniste.
Deuxièmement, l’économie de l’occupation sioniste tire profit de la commercialisation de ce plat-là.
À titre d’exemple, Sabra, une entreprise en relation étroite avec l’occupation sioniste, commercialise le houmous aux Etats-Unis. Les étudiants de certaines universités américaines s’en sont rendu compte et commencent à boycotter ce houmous.
Le plat de houmous prend de l’importance sur le front du conflit de l’identité culturelle, jusqu’à devenir le sujet et le titre d’un film documentaire australien : « Faites le houmous, pas la guerre », produit par Trevor Ghraham, durant cette année en cours.

À l’instar de l’orange de Jaffa, la propagande de l’occupation sioniste profite du plat du houmous, en l’introduisant dans ses films pour le présenter comme un plat israélien, négligeant l’existence de la Palestine, son peuple et son histoire, toute l’histoire au profit de la colonisation nouvelle.



Palestine Solidarité

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