Israël a accumulé, depuis 1963, de 400 à 915 kg de matériaux
fissiles, selon une étude du «Institute for Science and International
Security» (ISIS – États-Unis). Israël a produit 660 kg de plutonium dans
son réacteur de Dimona, et s’en est servi pour produire ±115 charges
nucléaires militaires, qui constituent l’arsenal nucléaire israélien
actuellement.
L’étude de l’ISIS, publiée vendredi sous la direction de David
Albright, porte sur les programmes nucléaires militaires et civils d’un
certain nombre de pays, précise Amir Oren, qui en rend compte dans Haaretz.
David Albright a rappelé qu’un ancien dirigeant de la Commission de
l’énergie atomique israélienne lui avait déclaré, dans les années 1990,
que le plutonium était “plus difficile à produire que la plupart des gens l’imaginent”, ce dont il déduit qu’il est raisonnable d’estimer la quantité de plutonium obtenue par Israël autour de 660 kg.
Outre des armes nucléaires conçues pour être lancées à partir
d’aéronefs, estiment les auteurs du rapport, Israël détient aussi des
missiles de croisière “sol-sol” ou destinés à être lancés à partir de
sous-marins, transportant chacun une charge atomique contenant de 3 à 5
kg de plutonium.
La totalité de la production israélienne de plutonium pourrait avoir
permis la construction de 90 à 290 charges nucléaires, le nombre médian
(le plus vraisemblable) étant de 115.
D’autres institut ont, dans le passé, émis des estimations
différentes du nombre de charges nucléaires détenues par Israël, variant
de 80 à 200.
Tous les gouvernements israéliens successifs ont toujours maintenu une “ambiguïté nucléaire” : Israël ne reconnaît ni ne dément détenir l’arme atomique (mais personne ne doute que ce soit le cas, les conditions dans lesquelles des dirigeants “socialistes” français ont pratiquement offert la technologie de “la bombe” aux Israéliens en 1957 étant assez bien connues).
Israël n’est pas signataire du Traité de Non-Prolifération
(contrairement à l’Iran), et en septembre dernier les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont rejeté un projet de résolution, présenté par les délégations de 18 pays arabes,
qui proposait d’appeler Israël à adhérer au Traité et de placer les
installations nucléaires israéliennes sous le contrôle de l’AIEA. 61
pays membres ont voté contre, 43 ont voté pour et 33 se sont abstenus.
Les installations nucléaires et les armes armes atomiques israéliennes
ne sont donc soumises à aucun contrôle international.
L’Allemagne a fourni à Israël, à des conditions financières
d’exception qui ont mis une grande partie du coût à charge des
contribuables allemands, plusieurs sous-marins capables de lancer des
missiles porteurs de charges nucléaires.
pourlapalestine.be


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