dimanche 19 juin 2016

Ce qui s'est passé devant l'hôpital Necker le 14 juin

Pierrick Tillet             

Qu’un gouvernement bousculé et ses médias utilisent les violences commises en marge d’une manifestation pour la discréditer et détourner l’attention est un classique du genre. Sur ce point, on fut servi le 14 juin : les incidents qui se déroulèrent devant l’hôpital Necker furent exploités ad nauseam. ICI

Mais que se passa-t-il réellement devant l’hôpital Necker ce jour-là ? Le problème pour les autorités politiques et leurs prêcheurs médiatiques, c’est que, désormais, tout ou presque est filmé. Et qu’il est difficile de faire tenir les bobards et la propagande mensongère très longtemps.
Dans la vidéo du journaliste Pierre Trouvé, on voit nettement comment chaque vitre de la baie vitrée est attaquée à la masse par UN SEUL INDIVIDU, froidement, méthodiquement, ultra rapidement, avant que celui-ci ne s’évanouisse dans la nature. Travail de pro, serait-on tenter de conclure.
De fait, les photos prises après les incidents confirment le constat : un seul impact par vitre.

La défense grossière d’un pouvoir de plus en plus contesté

On est bien loin de l’attaque en règle d’un hôpital pour enfants, caillassé par des hordes de casseurs, encore moins par des manifestants, ivres d’on ne sait quel rage, et mal contrôlés par un service d’ordre syndical accusé par le Premier ministre d’ « attitude ambiguë ».
On peut par contre se demander — sans pour autant s’étonner vraiment, ni s’en émouvoir — comment aucun des membres des forces de l’ordre régulières chargées de prévenir les débordements n’aient été en mesure de parer ces gestes imbéciles, d’autant qu’elles étaient à proximité... Des témoins feraient d’ailleurs état d’un rang de policiers entre le gros de la manifestation et les façades de l’hôpital Necker (info à confirmer à l’heure qu’il est).
On ne s’attardera pas ici à multiplier les exemples de déclarations, trop grosses et répétées pour être honnêtes, proférées par le pouvoir et ses chroniqueurs attitrés pour exploiter l’incident Necker. Pour stupides et grotesques que soient leurs attaques, elles sont à la mesure de leur panique devant la contestation grandissante de leur autorité.

Car il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu’au-delà de la loi Travail, ce sont désormais les autorités en place qui sont mises sur la sellette. Et qu’elles le sentent.

Le Yéti

1 commentaire:

Claude Ganne a dit…

bonjour, j'étais présent en tête de la manifestation et devant Necker, mais comme je l'ai écrit dans un autre compte rendu, je n'étais plus au 1er rang, j'étais "secoué" après les coups de matraque reçus en essayant avec d'autres syndicalistes de faire échapper un jeune prisonnier d'une escouade de robocops, j'avais perdu mes lunettes dans la bagarre et les nuages de lacrymos allaient et venaient au grès des vents, et les mouvements de foules rapides et violents les accompagnaient, mais je peux déclarer ici que je n'ai jamais vu un "jeune" caillasser les vitres de l'hopital, en revanche je les ai vu caillasser les escouades de robocops qui circulaient devant Necker, qui circulaient en permanence, une fois vers le bas une fois vers le haut, qui coupaient la manif, et qui jetaient en permanence beaucoup de lacrymos et ces trucs qui explosent en faisant beaucoup de bruit et qui vous blessent si par malheur vous êtes ç proximité de leur impact au sol .
Voilà ce que j'ai vu : à signaler que la bataille avait commencé vers 14h15 pas loin du bas de l'avenue qui venait de la place d'Italie, et que Necker c'était à peu près 2h après, et que les jets de projectiles vers les robocops duraient depuis 2h environ, depuis que les robocops avaient eux attaqué la manif, d'une part en la coupant, d'autre part en envoyant dans les rangs des manifestants des petites escouades d'une dizaine de robocops pour attraper un "jeune" et c'est cela, ce genre d'action qui a mis le feu aux poudres et qui fait que des milliers de syndicalistes se sont joints aux jeunes pour la bagarre ;
l'ignoble Pujada a blablater sur Necker, il fait étalage d'images montrant des camarades de la CGT jetant des projectiles, mais jamais il n'a montré les images montrant les salauds de la bac s'acharner sur les jeunes mis à terre et menottés, ces sadiques qui sautaient à pieds joints sur ces jeunes, moi je l'ai vu et bien vu au moins 20 fois du départ de la bagarre à la place devant la tour Montparnasse ;.. Ce qui a aussi beaucoup enervé notemment le cortège des dockers, ce sont les provocations faites patr le carré de robocops au coin des Invalides, carré qui faisait qu'on pouvait passer à droite et à gauche d'eux ... bien sur nous avons crié "dégagez", "cassez vous", et ça pendant une petite demi-heure à peu près et puis quand les dockers sont arrivés, il y a eu une charge de robocops, et alors la saloperie qui s'appelle Pujada a pu montrer des images des dockers répondant à la charge, mais sans avoir montré la charge avant ... Pujada, Valls, Hollande, mêmes merdes, dégagez !