Jean Ortiz
Non,
non, non : Manu sait ce qu’il fait... Il en est même fier et en espère
des « dividendes ». Ce versaillais est prêt à tout pour servir ses amis
péseux.
On
raconte que, dans certaines contrées, jadis, les maîtres sifflaient
leurs vassaux... On raconte que « les bourgeois de Calais », la corde au
cou... On raconte que, s’il avait pu, Donald, l’aurait fait : siffler
Emmanuel. Mais, image oblige, Donald l’a invité pour une « visite
d’Etat » de trois jours. L’ex-banquier de chez Rothchild en est fier, en
notre nom paraît-il, très fier, lui le fossoyeur de l’impôt sur les
grandes fortunes, entre autres oukases du « président des riches ». Lui
qui n’était qu’un rouage est enfin reconnu, estampillé ami du repoussoir
rougeaud de la Maison Blanche. Enfin reconnu pour son acharnement
ultralibéral. La corde au cou... lui, il appelle cela « la liberté »,
« les réformes », les « freins », les « contraintes », les « services
publics », « l’Etat ». En enrichissant toujours plus les plus riches, il
nous fait croire, le niais, qu’il finira bien par pleuvoir sur les
autres. Lorsque les riches n’en pourront plus de grossir, ils jetteront
bien ou mal quelques menues pièces au menu peuple, à cette populace que
méprise ouvertement l’ex-banquier. Expert en « ruissellement », Macron
l’est comme Donald en bonnes manières, en pacifisme, en souveraineté et
indépendance des peuples, en progrès social, en amour des millions
d’Africains, des Mexicains...
Etre le meilleur ami du Donald le
graveleux, si politiquement adipeux, si vulgaire malgré son
encravatement, il en a de la chance Manu... Le maître du monde, tout en
délicatesse, (même si le fond impérialiste de la politique US varie
peu), rote idéologiquement, et fort lipidement. Il pratique la pensée
éructante, à défaut d’éructive, l’éructation au lieu de l’érudition. La
« première démocratie du monde », maître de ce monde, a vraiment « élu »
le mec le plus ultra...
Il lui va si bien.
On raconte que
jadis un président français de droite s’opposa à la « sale guerre »
américaine d’Irak, qu’un ministre français, de droite, fit vibrer des
accents gaullistes à l’ONU... On raconte que si « le général »...
On raconte que qui se ressemble s’assemble...
On raconte qu’à force de prendre les peuples pour des billes...
On
raconte qu’avec ses 22% du premier tour, Manu ferait mieux de se
préparer à l’insurrection des consciences, à des explosions populaires.
Ce boutefeux met le feu... On raconte qu’il pourrait avoir du mal à terminer son mandat.
L’arrogance
lui sied à merveille. Mais attention à l’effet-boomerang. La colère
gronde, la France ne saurait être rabaissée à ce point. Que ce Macron
assume ses amitiés interlopes, mais qu’il nous laisse en dehors. Pas
ça ! Pas en notre nom !

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