Michel
Ni
de gauche, ni de droite, mais encore moins de gauche....
....telle est la
politique menée actuellement et s’il fallait s’en convaincre, il n’est
que de constater que Macron fait mieux que Sarkozy en matière
d’assistanat des riches puisqu’il a modifié profondément l’ISF, supprimé
l’exit tax mise en place par le même et va inscrire dans le marbre, par
une diminution de l’Impôt sur les sociétés, le CICE et le pacte de
responsabilité mis en place par Hollande.
Qu’importe
le fait que ces mesures n’aient jamais produit le moindre effet en
matière d’emploi ou en produiront marginalement, c’est affaire de
CONFIANCE pour les INVESTISSEURS. C’est surtout une belle affaire pour
les actionnaires qui n’ont jamais été autant à la fête. On est dans le
dogme.
Où trouver des sous ?
Comme
il faut bien trouver de l’argent pour combler les trous en attendant la
CROISSANCE, on ponctionne les retraités, on allège la fiscalité locale
en demandant aux collectivités locale de se serrer la ceinture, ces
allègements ainsi que les baisses de cotisations étant récupérées par
ailleurs grâce à quelques taxes (énergie, radars embarqués…).
Oh,
bien sûr, on parle bien de raboter quelques aides aux entreprises,
d’augmenter la TVA sur la restauration diminuée sous Sarkozy et qui n’a
jamais créé d’emplois. Juste pour la forme, sachant que les lobbies
concernés arriveront à vider ces annonces de leurs contenus.
Et
s’il fallait se convaincre que la politique menée par Macron est bien
de droite, il suffit de constater que la petite musique de Wauquiez sur
l’assistanat est en voie de trouver une concrétisation par une réforme
des aides sociales.
Salauds de pauvres !
« On met un pognon dingue dans les aides sociales et les gens sont quand même pauvres » :
la belle formule que voilà qui laisse sous-entendre que c’est affaire
d’efficacité, alors même que la petite musique sous tendue est la
suivante : il y a plus de 200 000 emplois non pourvus en France et ces
« assistés » rechignent à déménager pour prendre un boulot à 200 bornes.
Il faut que ça cesse ! Le second argumentaire consiste à dire que
puisque les premiers de cordée ont été bien servis, l’économie VA
repartir ainsi que les créations d’emplois. On peut toujours rêver !
Pour
preuve, le précédent du pacte de responsabilité et la promesse
mirobolante du million d’emplois de Gattaz qui était tout simplement du
foutage de gueule. Ce sont les actionnaires qui se goinfrent. Nous
sommes passés de l’industrie à la finance et ce qui compte, c’est le
dividende, au prix parfois de licenciements. C’est dire que la priorité
des « investisseurs » choyés, ce n’est pas l’emploi.
Pour
paraphraser Macron, on pourrait dire : « On met un pognon dingue pour
les « premiers de cordée » et le chômage ne baisse pas ».
Il assume !
Bien
sûr, pour contrebalancer la mauvaise impression qui se fait jour dans
les classes moyennes et les plus pauvres, on fait un peu de social en
décrétant de manière hypocrite la gratuité pour des prothèses auditives
et dentaires ainsi que pour les lunettes, sachant que la hausse des
cotisations des complémentaires viendra combler une grande partie du
financement. Un simple transfert entre cotisants.
Et
Macron « assume » comme il l’a dit devant le congrès de la mutualité
française. Or c’est là que les mots ont un sens car on assume
généralement une connerie, en l’occurrence une mesure qui aurait pu être
prise par un vrai Président de gauche, conscient de la nécessité de
préserver le programme du CNR. C’est dire que Macron est bien de
droite !
Le programme à venir
Remettre
au boulot les fainéants qui vivent grassement des aides sociales et des
indemnités de chômage est le premier axe gouvernemental. L’économie
repart, on est prié de le croire, mais cette embellie, si elle a lieu,
ne se manifestera pas par une augmentation des emplois mais par une
augmentation des bénéfices et des dividendes. L’emploi n’est plus une
fin en soi pour l’économie, c’est l’argent le plus important, jusqu’à en
vomir.
Le
second axe concerne les fameuses classes moyennes dont on ne sait pas
trop bien comment les définir. Macron nous donne une indication puisque
les retraités touchant plus de 1300 euros par mois ont été soumis à la
CSG.
Les
classes moyennes, à partir de 1300 euros mensuels, donc, continueront
de payer, jusqu’à se fondre et disparaître dans la masse de « ceux qui
n’ont rien », des « illettrés » des « fainéants » et des travailleurs
sous statuts : trop de privilèges à revoir, jusqu’ obtenir le
nivellement parfait, celui d’une masse priée de se taire et d’accepter
ce qu’on lui donne, côtoyant, mais sans jamais se mélanger, 2 à 3 % de
riches à qui on déroule le tapis rouge fiscal.
On
connaissait déjà la grande mansuétude dont faisait preuve Bercy
vis-à-vis des exilés fiscaux repentis. Le système vient d’être élargi
par la création d’une cellule de régulation destinée aux employeurs
fiscalement repentis qui bénéficieront de sanctions allégées. C’est
ainsi que des pénalités de 80 % encourues par les fraudeurs seraient
ramenées à 30 %, celles de 40 à 15 %.
Les
inspecteurs des finances de Bercy font la pluie et le beau temps et
sont capable de contourner la loi de la République quand il s’agit de
faire une fleur fiscale aux « premiers de cordée ». Bercy est devenu un
Etat dans l’Etat et le premier des Inspecteurs des Finances trône à
l’Elysée : c’est dire que le programme sera réalisé jusqu’au bout.

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