mercredi 13 novembre 2024

Les pompiers, à Lyon, ou ailleurs…

Bernard Gensane

Á Lyon et dans le département du Rhône, le Service départemental-métropolitain d'incendie et de secours, le SDMIS, assure la sécurité et la protection des personnes. 


Ce service est composé de 6 000 personnes aux métiers différents : sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, personnels administratifs, personnels de santé... Ils sont repartis sur 100 casernes, et effectuent 119 000 interventions par an dans la métropole et le département.

 

Les missions du SDMIS sont variées : 

  • Prévention et évaluation des risques de sécurité civile.
  • Préparation des mesures de sauvegarde et organisation des moyens de secours.
  • Protection et lutte contre les incendies.
  • Protection des personnes, des biens et de l’environnement.
  • Secours d’urgence aux personnes victimes d’accidents, de sinistres ou de catastrophes ainsi que leur évacuation.

Le SDMIS est un établissement public administratif, doté d'une personnalité juridique propre et de l’autonomie financière. Sa gestion administrative et financière est assurée par un président élu par les membres élus du conseil d'administration du SDMIS. Et la gestion opérationnelle est placée sous l'autorité des maires et du préfet agissant dans le cadre de leurs pouvoir de police respectifs.

La Métropole de Lyon finance 80% du SDMIS, soit 119,88 millions d'euros par an. Les 20% restants sont financés par le département du Rhône et par les communes. 

Dans ce domaine comme dans presque tous les autres du service public, tout va à vau-l’eau. C’est pourquoi les pompiers lyonnais ont entamé une grève administrative jusqu'en décembre (au moins jusqu’à la fête des Lumières) pour demander des augmentations de salaires et d'effectifs à leurs autorités de tutelle : État, métropole de Lyon et conseil départemental. Ainsi que le maintien d'une prime logement d'un montant moyen de 2 425 euros par an. L’intersyndicale est en lutte au complet : CGT, Sud, Unsa et Avenir Secours (CFE-CGC).

Ces dernières années, les missions n’ont fait qu’augmenter comme, par exemple, l’utilisation d'un matériel médical très pointu. Ce, dans une région où la population augmente. Il en a résulté une lenteur quasi programmée dans les interventions. Alors qu’il fallait en moyenne 5 minutes aux pompiers lyonnais pour se rendre sur le lieu d’un sinistre, il faut désormais environ 10 minutes. 


Seulement, en 5 minutes, il peut se passer beaucoup de choses. Là peut se jouer l’irréparable… 

Les pompiers, à Lyon, ou ailleurs…

Aucun commentaire: