par Jean Dornac
Un commentaire sur les médias français. (Peut-être vrai aussi dans d’autres fameuses « démocraties » riches…)
Un commentaire sur les médias français. (Peut-être vrai aussi dans d’autres fameuses « démocraties » riches…)
Iran
Depuis deux ou trois jours, on n'entend parler que des manifestations en Iran. Il est vrai qu'il y a eu 7 morts ! Ce qui est tragique, même s’il n’y avait qu’un mort, ce serait inacceptable. C’est d'autant plus révoltant que la cause en est le fanatisme des milices religieuses.
Concernant l’Iran, les médias font leur travail, pas de doute… Même si trop d’informations sur un même sujet tuent l’information…
Pérou
Au Pérou, il y a un peu plus de dix jours, il y a eu 34 morts (en fait, on parle plutôt de 150) ! Quelques jours après, des manifestations de soutien aux victimes, à Lima, ont été réprimés dans une violence aveugle par d'autres fanatiques, des policiers à la solde du pouvoir d’Alan Garcia.
Mais dans le cas du Pérou, pas un mot, pas une image ! Rien ! Pour nos médias, il ne s’est rien passé et, par conséquent, pour une majorité de Français, tout va bien, tout est calme. C’est le Pérou, quoi !
Pourquoi un si pesant silence ?
Concernant l’Iran :
La réponse semble évidente, hélas !
- L'Iran fait peur ;
- L'Iran est indépendant des pouvoirs occidentaux et riches ;
- L'Iran a des ressources naturelles qui intéressent vivement les gouvernements et groupes financiers occidentaux.
De ce fait, la révolte, sans aucun doute justifiée, d'une grande partie du peuple iranien, intéresse nos "puissants" en ce qu'elle pourrait "rapporter gros" si le pouvoir iranien actuel est renversé.
Quant au Pérou :
La réponse est tout aussi évidente :
- Le Pérou ne fait pas peur ;
- Le Pérou est inféodé à l'occident et aux riches ;
- Le Pérou a des ressources qui intéressent vivement les gouvernements et financiers occidentaux !
La différence avec l’Iran, c'est que son président, Alan Garcia, a décidé de livrer les ressources de son pays à la voracité sans limites des puissances occidentales, États comme multinationales. Qu’importe la mort de quelques centaines d’indigènes à nos gouvernants, à nos financiers à nos industries ! Que pèsent ces vies lointaines et de « seconde classe » (selon Alan Garcia) en face des profits mirobolants que peuvent réaliser les riches « démocraties » ? Rien, évidemment…
Conclusion tragique :
Où est passée l'indépendance des médias français, notamment des télévisions ? Ne la cherchez pas, vous ne la trouverez pas !
Sur les deux cas dont je parle, elle n'existe pas ! Les médias sont visiblement aux ordres. Voire, ils devancent les ordres.
On parle à profusion des victimes dont la mort peut nous enrichir (nous, les pays riches), mais on ne parle pas de celles qui pourraient contrarier la soif de "fric" de nos "élites".
Gageons que si ces 34 morts du Pérou avaient été Cubains, Venezuéliens ou Boliviens, on ne cesserait pas d’en parler dans nos journaux, radios et télévisions.
À chacun de juger de la valeur de nos dirigeants, financiers et médias. Et, au-delà de ces personnages peu reluisants et si peu intéressants, à vous de juger de l'état de notre démocratie...
Concernant l’Iran, les médias font leur travail, pas de doute… Même si trop d’informations sur un même sujet tuent l’information…
Pérou
Au Pérou, il y a un peu plus de dix jours, il y a eu 34 morts (en fait, on parle plutôt de 150) ! Quelques jours après, des manifestations de soutien aux victimes, à Lima, ont été réprimés dans une violence aveugle par d'autres fanatiques, des policiers à la solde du pouvoir d’Alan Garcia.
Mais dans le cas du Pérou, pas un mot, pas une image ! Rien ! Pour nos médias, il ne s’est rien passé et, par conséquent, pour une majorité de Français, tout va bien, tout est calme. C’est le Pérou, quoi !
Pourquoi un si pesant silence ?
Concernant l’Iran :
La réponse semble évidente, hélas !
- L'Iran fait peur ;
- L'Iran est indépendant des pouvoirs occidentaux et riches ;
- L'Iran a des ressources naturelles qui intéressent vivement les gouvernements et groupes financiers occidentaux.
De ce fait, la révolte, sans aucun doute justifiée, d'une grande partie du peuple iranien, intéresse nos "puissants" en ce qu'elle pourrait "rapporter gros" si le pouvoir iranien actuel est renversé.
Quant au Pérou :
La réponse est tout aussi évidente :
- Le Pérou ne fait pas peur ;
- Le Pérou est inféodé à l'occident et aux riches ;
- Le Pérou a des ressources qui intéressent vivement les gouvernements et financiers occidentaux !
La différence avec l’Iran, c'est que son président, Alan Garcia, a décidé de livrer les ressources de son pays à la voracité sans limites des puissances occidentales, États comme multinationales. Qu’importe la mort de quelques centaines d’indigènes à nos gouvernants, à nos financiers à nos industries ! Que pèsent ces vies lointaines et de « seconde classe » (selon Alan Garcia) en face des profits mirobolants que peuvent réaliser les riches « démocraties » ? Rien, évidemment…
Conclusion tragique :
Où est passée l'indépendance des médias français, notamment des télévisions ? Ne la cherchez pas, vous ne la trouverez pas !
Sur les deux cas dont je parle, elle n'existe pas ! Les médias sont visiblement aux ordres. Voire, ils devancent les ordres.
On parle à profusion des victimes dont la mort peut nous enrichir (nous, les pays riches), mais on ne parle pas de celles qui pourraient contrarier la soif de "fric" de nos "élites".
Gageons que si ces 34 morts du Pérou avaient été Cubains, Venezuéliens ou Boliviens, on ne cesserait pas d’en parler dans nos journaux, radios et télévisions.
À chacun de juger de la valeur de nos dirigeants, financiers et médias. Et, au-delà de ces personnages peu reluisants et si peu intéressants, à vous de juger de l'état de notre démocratie...

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