Agence Média Palestine
Le régime israélien d’occupation militaire, de colonisation et
d’apartheid utilise sans vergogne l’Eurovision dans le cadre de sa
stratégie officielle de la « Marque Israël »
Nous, membres
du syndicat des journalistes palestiniens et de réseaux d’organisations
culturelles palestiniennes, appelons les membres de l’Union européenne
de radio-télévision (UER), les
états participants, les concurrents et le public à boycotter le
concours de chansons de l’Eurovision 2019 qui doit être accueilli en Israël. L’Eurovision aurait-elle organisé le concours dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ?
Le régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid utilise de manière éhontée l’Eurovision dans le cadre de sa stratégie officielle de la « Marque Israël », qui tente de montrer le « plus beau visage d’Israël » pour le blanchir et détourner l’attention de ses crimes de guerre contre les Palestiniens.
Depuis le 30 mars 2018, les snipers israéliens ont implémenté une politique de « tirer-pour-tuer-ou-mutiler », tuant plus de 117 manifestants palestiniens non armés, dont 13 enfants, et en blessant plus de 13 000, dont beaucoup restent avec des handicaps qui ont changé radicalement leur vie.
Rien que le 14 mai, juste deux jours après la victoire à l’Eurovision, Israël a massacré 62 Palestiniens à Gaza, dont six enfants. Le même soir, Netta Barzilai, qui représentait Israël à l’Eurovision 2018, a donné un concert de célébration à Tel Aviv, hébergé par le maire, disant « Nous avons une raison d’être heureux ».
Soulignant ses intentions de blanchir par l’art son gouvernement d’extrême-droite, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé Barzilai « la meilleure ambassadrice d’Israël ».
Pour comble d’insulte, Israël a annoncé que ce méga-événement aurait lieu à Jérusalem, un défi aux Nations Unies, qui ne reconnaît la souveraineté d’Israël sur aucune partie de la ville. Les
Nations Unies et l’Union européenne considèrent aussi Jérusalem-Est
comme partie intégrante du territoire palestinien occupé, illégalement
annexé par Israël.
Mais qu’il soit organisé à
Jérusalem, à Tel Aviv ou où que ce soit d’autre sous le contrôle du
régime d’apartheid d’Israël, ce concours doit être boycotté pour éviter
toute complicité, tout « business as usual » avec ce régime, et pour
éviter de ternir irréversiblement le label Eurovision avec le monstrueux
dossier d’Israël en matière de droits humains.
Les gens de conscience dans le monde entier arrivent à la même conclusion, et nous sommes encouragés par leur solidarité.
En Islande, près de 8% de la population du pays a signé une pétition pour boycotter l’Eurovision 2019. Le consul israélien en Islande s’est précipité pour essayer de contrôler les dégâts.
En Irlande, un ancien vainqueur de l’Eurovision Charlie McGettigan, le maire de Dublin, des politiciens et des dirigeants syndicaux ont appelé au boycott de l’Eurovision 2019. Des appels similaires sont venus du Royaume-Uni, de Suède, de Malte, d’ Australie et de l’État espagnol, un mécontentement public croissant se propageant en Europe.
En tant qu’organisations et syndicats représentant les artistes et les journalistes palestiniens, dont les journalistes de radiotélévision, nous appelons :
-
les membres de l’UER et les concurrents à boycotter l’Eurovision 2019 tant qu’Israël sera le pays hôte.
-
les mouvements populaires et les syndicats d’artistes dans les pays participants à protester contre le fait qu’Israël accueille l’Eurovision 2019 et à faire des actions de boycott pacifique.
-
nos collègues, artistes et journalistes de radiotélévision, à soutenir publiquement et à diffuser cet appel.
Comme dans le combat contre l’Afrique du Sud de l’apartheid, c’est seulement par une pression internationale efficace et soutenue
qu’Israël sera contraint à se conformer à ses obligations selon le
droit international et à respecter les droits humains des Palestiniens.
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