lundi 2 décembre 2024

Le néofascisme et ses contradictions

Antoine Manessis

L'attitude d'au moins une fraction des socialistes et de la direction du PCF, qui reprennent en chœur les calomnies des droites, peut être désespérante. Car malgré le danger évident et incontesté que fait peser le parti néofasciste, le hollando-roussellisme prépare la division de la gauche lors des prochaines échéances électorales.

Cela étant observons aussi ce qui se passe chez les néofascistes, nous pourrions y trouver des raisons d'espérer.

Le RN tente de combiner deux stratégies pour répondre aux attentes d'un électorat qui n'est pas homogène. Et aussi pour obtenir le soutien ou la neutralité bienveillante du capital ou tout au moins d'une fraction de celui-ci.

Entre une base populaire et une base bourgeoise, il lui faut toujours jouer sur une corde raide. Si le racisme, qui est le moteur principal de ce vote, est commun aux deux composantes et en constitue le ciment, les autres questions, sociales, économiques et même internationales,  sont sujets de divergences. Entre le courant "ni gauche ni droite" (Marine Le Pen) et le courant "union des droites" (Marion Maréchal-Le Pen) l'harmonie est loin d'être au rendez-vous.

Si la cohabitation de deux stratégies permet de râtisser large, elle provoque aussi des fragilités au sein du mouvement néofasciste. Ainsi, il est apparu nettement pendant la campagne des législatives que le RN n'avait absolument pas la volonté de rétablir la retraite à 60 ans. Or si sa base populaire (ouvriers et employés) en fait une priorité, sa base aisée et zemmourienne n'y voit rien d'important. 

Sur la taxation des plus riches la base populaire approuve quand la base bourgeoise rejette cette proposition.

Le ralliement de RN à la politique de l’offre, notamment la baisse de la fiscalité des entreprises, l’accélération de la réduction des dépenses publiques et sociales, semble évident et il est déjà largement assumé. Le RN compenserait avec des lois contre les étrangers, les immigrés, des lois islamophobes et des lois sécuritaires renforçant les pouvoirs de la police, espérant ainsi satisfaire sa base populaire.

Mais les questions sociales s'imposent, les difficultés de la vie quotidienne, du niveau de vie, la casse des services publics se poursuivant, il est probable que cela rende les choses compliquées pour les néofascistes.

Dans les récents sondages, la France Insoumise et le NFP apparaissent comme la principale force d'opposition. Le flirt entre le RN et le gouvernement Macron-Barnier, le "socle commun" Macronie, LR, RN n'est pas du goût d'une fraction de l'électorat populaire lepeniste. La question de la motion de censure sur le budget cristallise ce dilemme stratégique du RN : conforter son image "normalisée" et le soutien des milieux patronaux en ne renversant pas le gouvernement ou rassurer sa base populaire mais en suscitant l'inquiétude des électeurs de droite et des retraités attachés à la "stabilité" en votant la censure. Face à chaque question importante le RN est dans une situation contradictoire.

En politique internationale de la même façon. Sur l'Ukraine par exemple, le RN doit se débarrasser d'une image poutinienne qui lui colle à la peau. Pour ce faire, il soutient (comme Meloni) Zelenski et l'OTAN. Mais là encore une partie de son électorat est hostile à l'aide militaire à l'Ukraine et même aux sanctions contre la Russie qui a provoqué l'inflation des prix de l'énergie. Or le RN voudrait, comme plusieurs partis d'extrême-droite (en Allemagne, en Roumanie...), surfer sur le thème de la paix... 

On pourrait multiplier les exemples qui montrent les messages paradoxaux que le RN adresse à ses électorats.

Cette absence de cohérence est due fondamentalement à la nature de classe du néofascisme, favorable au capital. C'est un atout pour la gauche qui doit démasquer et ces contradictions, et la nature profondément capitaliste du néofascisme.

Nature cachée derrière un masque "anti-système" bidon et surtout un racisme qui divise les travailleurs et oblitère la lutte des classes.

Antoine Manessis 

Le spectre de la censure du gouvernement Barnier met les marchés financiers en ébullition

Livio Berio

Face à l’approfondissement de la crise politique et au risque de la chute du gouvernement Barnier lors du vote du budget, les taux d’intérêts de la dette française ont augmenté. Sous pression des marchés, le risque d’une panique financière revient au premier plan.

Ces derniers jours, l’instabilité politique et le risque d’une censure du gouvernement Barnier, soit lors du vote du PLFSS, lundi 2 décembre, soit lors du vote final du projet de loi de finances 2025, à la mi-décembre, inquiètent les marchés financiers. Ce jeudi, la France s’endette à des taux aussi élevés que la Grèce, tandis que la différence entre les taux de la dette allemande et de celle de la France a également atteint un niveau sans précédent, proche des 90 points. Une situation inédite depuis la crise de la zone euro en 2012. Et la situation pourrait encore s’aggraver en cas de chute du gouvernement.

Le risque d’une attaque contre la dette grandit

« Nous envisageons que les investisseurs demandent à terme un surcoût d’un point entier de pourcentage pour prêter à Paris plutôt qu’à Berlin si le gouvernement tombe » explique Matthieu de Clermont, analyste d’Allianz Global Investors.

Si le rendement des obligations n’est pas revenu au niveau record qu’il avait atteint après l’annonce de la dissolution (3,2%), il se maintient à des niveaux très élevés (autour de 3,02%) [1]. Mais, si le taux en valeur absolue a pu profiter du desserrement des taux de la BCE qui a diminué de 25 point de base depuis octobre, le « spread » de taux entre la France et l’Allemagne n’a eu de cesse de se creuser ces derniers jours. Alors que le 1er mai, ils étaient de 2,66 % pour l’Allemagne, et 3,14 % pour la France, aujourd’hui, ils sont respectivement à 2,18 et 3,04 %.

Dans cette situation aiguisée par l’instabilité politique, la crise économique revient au premier plan, avec la crainte d’une attaque de la dette française par les marchés. Si les marchés financiers ne refusent pas, comme ce fut le cas pour la Grèce, de prêter à la France, le déclassement de la dette française annonce des temps difficiles, comme le souligne Alexandre Counis dans un édito pour le journal patronal Les Échos : « Le marché de la dette [française] reste à la fois liquide et profond, et ses obligations d’Etat demeurent prisées. Mais c’est une autre catastrophe qui guette notre pays. Peut-être moins spectaculaire, sans doute plus rampante, mais tout aussi dramatique. La vraie menace qui plane sur la France, c’est celle d’une grave défiance des marchés. Un poison certes lent, mais tout aussi mortel. Avec à la clé une asphyxie progressive et une inexorable paralysie ».

Si les marchés ne doutent pas de la capacité de la France à rembourser ses dettes, ils s’inquiètent en revanche de la capacité du gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour résorber le déficit : avec une Assemblée nationale ingouvernable, un gouvernement sans majorité et un président impopulaire dont une partie de la classe politique appelle ouvertement à ce qu’il démissionne, les craintes se propagent. Économiste chez Oddo BHF, Bruno Cavalier, interrogé par Le Monde, se fait le porte-parole des investisseurs : « Les marchés sont très inquiets. Redresser les comptes publics demande d’agir dans la durée. Or, Michel Barnier est déjà en sursis, et la France pourrait finir l’année sans avoir adopté de budget pour la suivante. On risque d’entrer dans un territoire inconnu, sans carte, sans plan. Les marchés mettent un prix sur ce risque, de plus en plus élevé ».

Les marchés s’inquiètent de la crise politique et de la fragilité du gouvernement

De fait, les marchés ne prisent rien de plus que la stabilité politique et la capacité des gouvernements à faire de la satisfaction de leurs intérêts une priorité politique. Comme l’expliquait déjà le sociologue marxiste Wolfgang Streeck, dans un ouvrage publié pendant la crise de l’Euro : « Afin de gagner de haute lutte la “confiance des marchés”, les Etats débiteurs doivent montrer de façon convaincante qu’ils s’appliquent à être à tout moment en mesure de répondre à leurs obligations civiles et contractuelles. […] Tant que les électeurs ont en effet encore la possibilité de donner congé à un gouvernement servant les marchés financiers, les gens de marché ne peuvent jamais être tout à fait sûrs de leur affaire. L’existence d’une opposition potentiellement en mesure de gouverner, et qui développerait des idées moins compatibles avec les dogmes des marchés financiers, peut suffire à couter à un Etat la confiance de ces marchés. Le meilleur Etat débiteur est pour cette raison un Etat pourvu d’une grande coalition […] ainsi que de techniques éprouvées visant à déchoir les positions s’écartant de la “maison” commune de la Constitution nationale » [2].

Ces gages, le régime français n’est plus en mesure de les donner. Les élections législatives anticipées se sont soldées par l’absence de toute majorité au parlement, divisé en trois blocs de force égale. Lors de l’examen du budget, les propositions contraires aux intérêts du patronat se sont multipliées, lui faisant craindre qu’elles ne finissent par attiser la colère contre les riches. Quant aux « techniques éprouvées » pour assagir le parlement, comme le 49-3, elles sont désormais à haut risque. Le déclenchement de cet article, sans une majorité absolue ou une majorité relative forte, pourrait ainsi précipiter la chute du gouvernement.

De ce point de vue, la semaine passée n’a rien fait pour rassurer le capital financier : l’ensemble des forces politiques de l’opposition semble être tombée d’accord. Si les divisions entre le PS et LFI se sont exacerbées, notamment au sujet du projet de loi pour la suppression du délit d’apologie du terrorisme dans le code pénal, le bureau national du Parti Socialiste a décidé à l’unanimité de voter la censure aux côtés des Insoumis.

Si l’extrême-droite souffle le chaud et le froid, sa position de faiblesse dans les débats parlementaires lui a fait durcir le ton ces derniers jours. Alors que le gouvernement Barnier vient de faire des concessions en direction du RN, renonçant à l’augmentation de la taxe sur l’électricité et en attaquant violemment le budget de l’Aide Médicale d’Etat, il reste à voir si celles-ci seront suffisantes pour convaincre le RN de s’abstenir lors du vote de censure.

Une punition collective qui va attiser les attaques contre les travailleurs

Que Barnier tombe dès la semaine prochaine ou qu’il bénéficie d’un moment de sursis, la pression des marchés n’est pas prêt de redescendre et, en dernière analyse, la chute du gouvernement ne fera que précipiter l’explosion potentielle de la crise. Alors que l’endettement public a servi à financer les innombrables exemptions fiscales et les exonérations de cotisations que l’Etat n’a cessé d’accorder au patronat depuis plus de trente ans, le spectre d’une attaque sur la dette suscite l’inquiétude des classes dominantes. À chaque nouvelle alarme des marchés financiers, le patronat pour préserver ses privilèges poussera encore plus loin l’offensive austéritaire déjà en marche contre les travailleurs et les classes populaires

Mais, en plus de l’austérité, l’augmentation croissante des taux d’intérêts menace d’aggraver les tendances à la récession, comme le souligne Denis Cosnard : « Au-delà de son coût pour l’Etat emprunteur, l’augmentation du spread franco-allemand peut avoir des retombées sur l’économie dans son ensemble. Le rendement des obligations d’Etat reste en effet une référence sur laquelle se calent progressivement les taux du crédit bancaire et des emprunts d’entreprise sur les marchés ».

Des éléments de crise qui frapperont évidemment d’abord les travailleurs. Alors que la CGT dénombre 286 plans de licenciement et craint la suppression d’environ 150 000 emplois, la dégradation de la conjoncture économique fournira de nouveaux prétextes au patronat pour abaisser les salaires, licencier à tour de bras et fermer de nouveaux sites.

Face à cette situation, le mouvement ouvrier doit se mettre en ordre de bataille car ce n’est certainement pas aux travailleurs et aux classes populaires de payer une crise que les classes dominantes ont elles-mêmes fait éclater. Lors de son discours de politique, Gabriel Attal avait eu cette formule obscène contre les classes populaires : « tu casses, tu répares ; tu salis, tu nettoies ». 

Il est grand temps que notre camp social impose, par les méthodes de la lutte des classes, cette règle d’or à la bourgeoisie française.

[1Pour rembourser leur dette principale, les Etats contractent d’autres emprunts auprès d’investisseurs privés grâce à l’émission d’obligations. L’acheteur d’une obligation perçoit, en contrepartie de l’argent qu’il prête, des intérêts à taux fixe. Lorsque la confiance dans la capacité de remboursement d’un Etat diminue, les investisseurs se détournent de ses titres et ne les achètent plus. Conformément à la loi de l’offre et de la demande, le prix de l’obligation baisse, ce qui fait augmenter son rendement : parce que le taux d’intérêt est fixe, un investisseur perçoit alors les mêmes intérêts tout en achetant son action moins chère. Pour attirer les investisseurs inquiets du de la situation, l’Etat est alors contraint d’augmenter le taux d’intérêt de l’obligation. Il s’endette alors à un prix plus élevé qu’auparavant tandis que la dette s’alourdit encore davantage. Lors d’une attaque sur la dette, les investisseurs vendent massivement les obligations, faisant grimper les rendements, et élevant violemment les taux d’intérêt, jusqu’à rendre la dette insoutenable

[2Wolfgang Streeck, Du temps acheté : la crise sans cesse ajournée du capitalisme démocratique, Paris, Gallimard, 2013, p. 136.

Révolution Permanente

Le grand mensonge des voitures électriques

Bernard Gensane

Les batteries ne créent pas d'électricité, mais elles stockent l'électricité produite ailleurs, en particulier à travers le charbon, l'uranium, les centrales naturelles ou les générateurs.
Donc l'affirmation selon laquelle une voiture électrique est un véhicule à émission zéro n'est pas du tout vraie, car l'électricité produite provient des centrales électriques et beaucoup d'entre elles brûlent du charbon
Donc 40% aujourd'hui ? certaines voitures électriques sur la route sont à base de carbone.
Mais ce n'est pas tout.
Ceux qui sont enthousiastes par les voitures électriques et la révolution verte devraient regarder de plus près les batteries, mais aussi les éoliennes et les panneaux solaires.
Une batterie typique de voiture électrique pèse 450 kg, environ aussi grande qu'une valise. Il contient 11 kg de lithium, 27 kg de nickel, 20 kg de manganèse, 14 kg de cobalt, 90 kg de cuivre et 180 kg d'aluminium, d'acier et de plastique. Il y a plus de 6000 cellules au lithium-ion individuelles à l'intérieur.
Pour fabriquer chaque batterie BEV, vous devrez traiter 11 000 kg de sel pour le lithium, 15 000 kg de minéral de cobalt, 2.270 kg de résine pour le nickel et 11 000 kg de minéral de cuivre.
Au total, il faut extraire 225000 kilogrammes de terre pour une batterie.
Le plus gros problème avec les systèmes solaires est les produits chimiques utilisés pour convertir le silicate en gravier utilisé pour les panneaux.
Pour produire suffisamment de silicium propre, il faut le traiter au chlorure, à l'acide sulfurique, au fluorure, au trichloroéthane et à l'acétone.
En outre, le gallium, l'arséniure, le disélénurure de cuivre-indien-galium et le tellurure de cadmium sont nécessaires, qui sont également très toxiques.
La poussière de silicone est un danger pour les travailleurs et les carreaux ne peuvent pas être recyclés.
Les éoliennes ne sont pas plus ultra en termes de coûts et de destruction environnementale.
Chaque moulin à vent pèse 1 688 tonnes (l'équivalent du poids de 23 maisons) et contient 1300 tonnes de béton, 295 tonnes d'acier, 48 tonnes de fer, 24 tonnes de fibre de verre et des terres rares difficiles à obtenir.
Chacune des trois pelles pèse 40 000 kg et a une durée de vie de 15 à 20 ans, après quoi il faut les remplacer. Nous ne pouvons pas recycler les pales de rotor usagées.
Certes, ces technologies peuvent avoir leur place, mais nous devons regarder au-delà du mythe de la liberté d'émission. Passer au vert peut sembler être un idéal utopique, mais si vous regardez les coûts cachés et embarqués d'une manière réaliste et impartiale, vous constaterez que « Passer au vert » fait plus de dégâts à l'environnement terrestre aujourd'hui qu'il n'y paraît.
Je ne suis pas contre les mines, les véhicules électriques, l'énergie éolienne ou solaire. Mais la réalité n'est pas si idyllique.

Source Monica Gobatto

Bernard Gensane 

La survie qui s’organise au jour le jour dans l’enfer de Gaza

Brigitte Challande

Parallèlement au compte rendu d’hier sur les activités formidables effectuées par les équipes soutenues par l’UJFP, Abu Amir envoie ce texte sur la situation générale : une destruction sans précédent

L’intensification de l’agression israélienne contre Gaza : Massacres quotidiens et silence international inquiétant

Dès qu’Israël a clos le chapitre de son affrontement avec le Liban par un cessez-le-feu, elle a dirigé toute sa puissance militaire vers la bande de Gaza, comme si elle cherchait à s’isoler pour mieux cibler le territoire sans entrave. Les attaques brutales de l’armée israélienne ont atteint des niveaux sans précédent, dépassant même l’intensité de la violence avant le cessez-le-feu avec le Liban. Ces escalades incessantes ont transformé Gaza en un champ de bataille ouvert, où les massacres se produisent quotidiennement contre des civils, dans un silence international qui suscite des interrogations et des inquiétudes.

Des massacres sans fin : focalisation sur le nord de Gaza

Ces derniers jours ont été marqués par une intensification majeure des attaques israéliennes, notamment dans le nord de la bande de Gaza. Les avions israéliens ont ciblé deux maisons à Beit Lahia, provoquant la mort de plus de 70 personnes en un instant, dont des femmes et des enfants, écrasant les maisons sur leurs habitants. Cet incident n’était pas une exception, mais une partie d’une longue série de massacres commis quotidiennement contre les habitants de Gaza.

Al-Nuseirat : une zone de ruines et de massacres continus

Les attaques israéliennes se concentrent également sur la région au nord-ouest d’Al-Nuseirat, qui est devenue un théâtre quotidien de massacres horribles. Les bombardements incessants ont transformé la zone en une scène tragique de débris et de destructions, où chaque jour voit de nouvelles victimes. Les attaques israéliennes ne font aucune distinction entre cibles militaires et civiles, frappant méthodiquement les zones densément peuplées, aggravant les souffrances des habitants et amplifiant l’ampleur de la catastrophe humanitaire.

Des armes sophistiquées pour une extermination méthodique

Selon le ministère palestinien de la Santé, l’armée israélienne utilise des armes extrêmement sophistiquées dans ses attaques contre Gaza, des armes soupçonnées d’être conçues pour causer des destructions massives et une extermination ciblée. Ces armes, selon les rapports, vaporisent littéralement les corps, rendant difficile l’identification des victimes ou même la récupération de leurs restes. Ces scènes horribles reflètent le niveau de brutalité exercé contre les habitants de Gaza et soulèvent des questions sur l’engagement de la communauté internationale envers les principes humanitaires et le droit international.

Un silence mondial et un soutien indirect à Israël

Alors que ces crimes contre le peuple palestinien se poursuivent, le monde reste silencieux, comme si ce qui se passe à Gaza se déroulait dans une autre réalité qui ne le concerne pas. Pire encore, certaines nations, au lieu d’agir pour arrêter ces massacres, se concentrent sur la protection des dirigeants israéliens contre des poursuites judiciaires. Par exemple, des rapports indiquent que les Pays-Bas explorent des options juridiques pour empêcher l’arrestation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, bien qu’il soit accusé de crimes de guerre.

Des lectures inquiétantes et une conspiration internationale

Ce qui se passe autour de nous dépasse l’entendement. Lire les événements et analyser les positions internationales est devenu une tâche extrêmement difficile dans ce contexte de silence complice. Les crimes sont commis en plein jour, les massacres sont diffusés à la télévision, et pourtant, aucune action sérieuse n’est prise par la communauté internationale. Au contraire, il semble que certaines grandes puissances justifient ou couvrent même ces crimes, ce qui nous pousse à croire qu’un complot international plus vaste vise à liquider la question palestinienne.

L’extermination du peuple palestinien : une conspiration majeure ?

Le silence international, combiné au soutien qu’Israël reçoit de certaines puissances mondiales, nous amène à penser que ce qui se passe n’est pas une simple coïncidence ou un résultat d’inaction, mais bien une partie d’un complot global visant à éliminer l’existence même du peuple palestinien. Ce complot ne se limite pas à ignorer les crimes, mais inclut également la justification des actes israéliens et la protection de ses dirigeants contre toute responsabilité.

La souffrance du peuple palestinien : une tragédie sans fin

Au milieu de cette atmosphère de destruction et de peur, les habitants de la bande de Gaza vivent leurs pires jours. Les mères perdent leurs enfants, les maisons s’effondrent sur leurs habitants, et les hôpitaux débordent de blessés, tandis qu’ils manquent cruellement de ressources médicales. Les scènes quotidiennes à Gaza reflètent une réalité tragique qu’aucun peuple ne devrait endurer, et pourtant, les Palestiniens restent attachés à leur droit à la vie et à la liberté, malgré les trahisons répétées de la communauté internationale.

Jusqu’à quand ce silence va-t-il durer ?

Les crimes commis à Gaza ne sont pas de simples chiffres consignés dans des rapports, mais une tragédie humaine qui touche chaque individu vivant dans le territoire. Le silence persistant de la communauté internationale face à ces massacres est en soi un crime, car il encourage Israël à continuer son agression sans craindre de conséquences. Le peuple palestinien a besoin d’une voix mondiale pour le soutenir, et d’actions concrètes pour mettre fin à cette agression incessante.

En conclusion : Gaza entre la vie et la mort

Ce qui se passe aujourd’hui à Gaza n’est pas une simple agression, mais une extermination méthodique visant un peuple tout entier. Le monde entier porte la responsabilité de ce silence honteux, et si les choses continuent ainsi, la cause palestinienne entrera dans sa phase la plus dangereuse.

Cependant, l’espoir demeure que la conscience humaine se réveille pour sauver Gaza et son peuple de cette tragédie. Gaza ne mourra pas, mais elle a besoin du soutien du monde pour mettre fin à cette agression brutale.

ISM France

Ligne directe

fedetlib

Citation de Léon Blum

Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l'existence. 

dimanche 1 décembre 2024

Délires racistes et criminalisation politique

Antoine Manessis

Boualem Sansal est un écrivain franco-algérien islamophobe et de droite extrême identitaire.

Par exemple, il accusait le gouvernement français de participer "au plan de conquête de la planète par la soumission de ses habitants à l’islam.

De passage à Alger il a été arrêté par les autorités algériennes.

Une émission de télévision (C Politique France 5) a débattue de cette situation.

Pour avoir simplement expliqué, contextualisé, certains invités sont  accusés de justifier l’arrestation de Sansal qu'ils ont pourtant tous désapprouvé...

En particulier le docteur en science politique Nedjib Sidi Moussa est la cible d'une vague de haine qui n'a aucun fondement autre qu'il s'agit d'une énième campagne politique contre "l'islamo-gauchisme", "l'ennemi de l'intérieur" qu'il faut débusquer. Les propos et les accusations sont insensées.

Ce sont le Printemps républicain et le néofascisme ( y-a-t-il vraiment une différence ? ) qui mènent cette offensive médiatique. L'avocat fasciste Gilles Goldnadel, le journal Marianne, se sont distingués mais aussi toute la presse de droite. Le dessinateur du Point, Xavier Gorce, évoque à propos de Nedjib Sidi Moussa, un "égorgeur en puissance"...Le journaliste de Libération, Jean Quatremer, renchérit en écrivant "qu’égorgeur est le bon mot"... Le délire atteint des sommets. L'abjection aussi. 

En fait, un front raciste et anti-France Insoumise se constitue à la moindre occasion visant à criminaliser la gauche en l'accusant "d'antisémitisme", de faire "l'apologie de terrorisme islamiste".  Comme vient de le faire la crapule qui prétend succéder à  Anne Hidalgo comme maire de Paris, un "socialiste" tenant le même discours que Retailleau et Bardella.  

Des historiens parmi les quels Alain Ruscio, Mathilde Larrère, Thomas Vescovi, ont immédiatement répliqué aux divagations calomnieuses et haineuses par une tribune dans Médiapart 

 https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/271124/soutien-nedjib-sidi-moussa

Bien évidemment, à aucun moment, de quelque façon que ce soit, il ne fut question pour Nedjib Sidi Moussa d'approuver l'arrestation de Sansal.  Il avait même précisé "rien ne justifie cette arrestation". On voudrait croire que le fait que Nedjib Sidi Moussa s'appelle comme il s'appelle n'est pour rien dans le lynchage médiatique auquel il est soumis. Mais nous savons toutes et tous que justement c'est le cas. C'est bien le visage hideux du racisme qui suinte dans les insultes des Xavier Gorse, Jean Quatremer et autres. Un racisme digne du Der Stürmer de Julius Streicher.

En fait la seule chose étonnante c'est que Jean-Luc Mélenchon n'est pas été nommément mis en cause.

Quant au gouvernement français et aux défenseurs de Sansal, nous voudrions rappeler que se trouve depuis 40 ans dans les geôles françaises, un homme, George Ibrahim Abdallah, qu'il est un prisonnier politique libanais qui aurait du être relâché depuis des années. L'acharnement sadique des autorités françaises n'autorise guère à celles-ci de se poser en donneuses de leçon à l'Algérie, même si le vice des uns n'excuse évidemment pas celui des autres. 

Rappelons aussi que se trouve en prison en France, à Mulhouse, loin de sa patrie, Christian Teint, président du FNLKS (Front de libération nationale kanak et socialiste). Eloigné odieusement de Kanaky et des siens.

La meilleure réponse à cette racaille est une réponse de masse. Dans la rue, dans les grèves, dans les occupations d'usines, dans les universités, dans les urnes, soyons unis et forts.

Antoine Manessis