Sauf erreur, c'est la première fois qu'un Président, dans l'exercice de ses fonctions, fait la grève de la faim. C'est pourtant ce que vient de faire le Président de la Bolivie, Evo Morales. Cela ne manque ni de panache ni de courage. Je vois mal le Président d'une nation riche suivre un tel exemple, quelle qu'en soit la raison... Jean Dornac
Le déroulement des événements :
Source : http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4016
Evo Morales souligne que la grève de la faim qu’il suit défend la nouvelle constitution
samedi 11 avril 2009 par Reprise d’article.
Source : Radio Havane Cuba (RHC)
La Paz, 10 avril (RHC-PL).- Le Président bolivien, Evo Morales, a signalé que la grève de la faim qu’il préside au Palais Quemado depuis près de 24 heures a pour but de défendre la Constitution en vigueur depuis le mois de février. Dans des déclarations à la presse accréditée à La Paz, il a précisé que la grève se poursuivra tant que le Congrès ne votera pas la loi de transition électorale, permettant la tenue d’élections générales en décembre 2009 et des élections régionales en avril 2010. 14 dirigeants syndicaux et des mouvements sociaux se sont joint à cette grève de la faim pour défendre le vote du peuple. Des centaines de personnes dans toute la Bolivie se sont jointes à la grève.Evo Morales qui se profile comme favori des présidentielles du 6 décembre face à une opposition fragmentée, avait dénoncé à maintes reprises les manœuvres de l’opposition pour empêcher les élections.
Les sénateurs boliviens de l’opposition ont quitté ce jeudi soir le Congrès alors qu’il semblait y avoir un consensus sur le projet de loi provisoire garantissant la tenue des présidentielles et des législatives du 6 décembre et des régionales d’avril 2010.
Ce projet de loi avait pourtant fait l’objet d’une trentaine de modifications au Sénat contrôlé par l’opposition.
Après 24 heures de débats houleux, marqués souvent par des attaques verbales, les élus sont arrivés à adopter les grandes lignes du projet, mais les élus les plus radicaux de l’opposition ont quitté l’hémicycle avant l’analyse en détails du projet.
Le Président du Parlement bolivien, Alvaro Garcia, a appelé l’opposition à se rasseoir à la table de négociations afin de doter le pays du mécanisme prévu par la constitution adoptée au terme d’un référendum populaire, le 25 janvier.
Les listes électorales, le vote des Boliviens résidant à l’étranger et la représentation des Indiens au futur Parlement sont au cœur du débat. Pour l’opposition, ces listes sont entachées d’irrégularités, un critère repoussé par la Cour Nationale Electorale avec des arguments techniques.
Les organisations sociales ont annoncé des rassemblements à proximité du Congrès afin d’exiger l’adoption de ce projet de loi dont le délai était arrivé à expiration mercredi.
Evo Morales a expliqué à l’agence Prensa Latina que le 25 janvier dernier, avec presque 62% des voix, le peuple bolivien a adopté une nouvelle constitution octroyant au Congrès 60 jours pour voter une loi sur un système électoral transitoire. Il a précisé que c’est l’opposition qui ne veut ni écouter, ni respecter la décision du peuple. C’est pour cela qu’aux cotés de plusieurs dirigeants d’organisations sociales, nous nous soumettons à la volonté de Dieu, en défense aussi de la démocratie.
Il a rappelé que lorsqu’il était dirigeant syndical, il a réalisé des grèves de la faim pendant plus de 18 jours, en défense de la culture de la feuille de coca.
Il a ajouté que l’actuelle grève de la faim est un effort supplémentaire qui est appuyé par des milliers de Boliviens dans tout le pays. Evo Morales a dénoncé une sale campagne de ses adversaires, contre son gouvernement, parce qu’ils craignent de perdre leur pouvoir dans les urnes surtout dans les régionales d’avril 2010.
Il a mentionné les résultats d’un sondage récent en vertu desquels 54% des Boliviens appuient sa gestion et 11% qui ne savait pas pour quel autre candidat voter, ce qui démontre- a-t-il précisé- que l’opposition est divisée, sans un programme défini.
Le Président Morales a également remercié l’appui international à sa grève de la faim et aux autres mesures prises en défense de la Patrie. Il a mentionné tout spécialement une lettre des Mères de la Place de Mai, de l’Argentine, le communiqué du Secrétaire Général de l’Assemblée Générale des Nations Unies et les réflexions de Fidel Castro.
Des centaines de Boliviens refusent de suspendre la grève de la faim
La Paz, 10 avril (RHC)—Des centaines de Boliviens dans tout le pays ont confirmé leur décision de poursuivre la grève de la faim entamée jeudi, tant que la loi électorale ne sera pas adoptée par le Congrès.
Le Président Evo Morales avait appelé les autres grévistes à suspendre temporairement jusqu’à lundi, la grève à l’occasion de Pâques.
"Célébrez Pâques avec vos familles en paix"- avait dit le Président Morales.
Il a cependant fait savoir qu’il poursuivra la grève avec 13 autres dirigeants sociaux tant que des députés et des sénateurs de l’opposition persisteront à boycotter la loi électorale.
Nous continuerons la grève aux cotés de notre Président- a souligné le Préfet de Cochabamba, Jorge Ledezma.
Pour sa part, le leader du MAS à Oruro, Florencio Choque, a fait savoir que la grève se poursuivra tant que la volonté populaire ne sera pas respectée.
Fidel Surco, de la Coordination Nationale pour le changement qui est lui aussi en grève, plus d’un millier de personnes se sont jointes à la grève.
Nations Unies, 9 avril (RHC-PL).- Le Président de l’Assemblée Générale de l’ONU, le Nicaraguayen, Miguel D’ Escoto a exprimé son appui et sa solidarité avec le Président bolivien, qui réalise une grève de la faim.
Le prêtre nicaraguayen, qui est un diplomate vétéran a déclaré qu’il fait des prières pour Evo Morales et son ferme engagement avec les pauvres de la Bolivie.
Le porte parole, Enrique Yeves, a souligné que D’Escoto a fait ses déclarations lors d’une réunion avec ses collaborateurs, préparatoire du sommet sur la crise économique et financière convoquée pour le mois de juin.
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Bolivie
Evo Morales arrête sa grève de la faim
Article publié le 13/04/2009 Dernière mise à jour le 14/04/2009 à 13:25 TU
Le président bolivien Evo Morales a mis un terme à la grève de la faim qu'il menait pour faire pression sur le Parlement afin qu'il adopte la nouvelle loi electorale. Un objectif atteint puisque le Congrès a donné son feu vert ce matin. La nouvelle loi sera donc en vigueur lorsque le président se représentera le 6 décembre prochain pour les elections législatives et présidentielle. Le président a notamment obtenu que sept sièges soient accordés aux représentants des peuples indigènes.
Avec notre correspondant à La Paz, Reza Nourmamode.
( Photo : David Mercado / Reuters )Le président bolivien Evo Morales observe son jeûne tout en absorbant des liquides et en mâchant des feuilles de coca qui l'aident à combattre la faim.
Même si deux déplacements diplomatiques à Trinité-et-Tobago et à Caracas ont dû être annulés, l’agenda du chef d’Etat bolivien a continué d’être bien rempli durant la grève de la faim présidentielle.
Bien qu'affaibli par son jeûne, Evo Morales a ainsi reçu ces deux derniers jours les ambassadeurs d’Iran, du Venezuela et du Japon ; il s'est même permis d’offrir un petit déjeuner à de jeunes handicapés pour célébrer la Journée de l’enfant.
« Son état physique est stable », avait assuré le ministre de la Santé, Ramiro Tapia, affirmant par ailleurs que le président se soumettait à trois examens médicaux quotidiens.
Après trois jours d’absence, les parlementaires de l’opposition sont en effet revenus siéger au Congrès et un accord avec le gouvernement a été annoncé. Ce dernier a notamment accepté la création d’un nouveau fichier électoral. D’après l’opposition, l’ancien fichier aurait permis l’organisation d’une fraude électorale par le pouvoir en place.
Mais alors que les difficultés étaient sur le point d'être enfin résolues, une frange radicale de l’opposition réclamait que la loi électorale reconnaisse les autonomies administratives autoproclamées l’an passée dans quatre régions dirigées par la droite. Une demande d’ores et déjà rejetée par le gouvernement.
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HUELGA DE HAMBRE DE LUZ Y DE FUTURO
Por Marcelo Valko*
Ciertamente que un Presidente Constitucional, que obtuvo la primer magistratura por un margen electoral nunca visto en la historia de Bolivia, y que hace muy poco fue ratificado con amplitud en un referéndum, que ese Presidente se declare en huela de hambre, no sólo llama la atención del más despistado sino que también es una invitación para una profunda reflexión.
Empecemos por el principio. Hace muchos años, el esclarecido pensador que fue Carlos Mariategui, señaló con toda claridad que la sociedad americana no podría andar, no podría estar de pie, si le faltaba “la pata indígena”. Justamente Evo Morales, el Presidente en cuestión, es un indígena aymará, en un país que, pese a tener una mayoría indígena, siempre, salvo muy escasos momentos, fue gobernado por los señores del castillo, por los capataces y capangas de horca y cuchillo al servicio de intereses extranjeros.
Así es, como un país con una riqueza mineral formidable, es el más pauperizado de América Latina. Justamente Bolivia, cuyo Cerro Rico de Potosí junto al rescate pagado por Atahualpa y al saqueo de todo el Continente, permitió la acumulación originaria de capital y el despegue del capitalismo. Capitalismo que, ya lo dijo Karl Marx, se pasea desnudo en la periferia. Y esa desnudez, ese desparpajo de los dueños del capital y del garrote, es lo que vino a desnudar el pueblo mayoritario que llevo a Evo Morales a la presidencia. ¡Esa desnudez del capitalismo salvaje que no vacila ante nada! El año pasado, nos cansamos de ver las imágenes de “la juventud cruceña”, la juventud de Santa Cruz de la Sierra andando en autos 4x4 con svásticas gritando consignas racistas de “muerte a los cholos”, “muerte a los indios”, “fuera el indio Morales”. En definitiva proponen eliminar lisa y llanamente a las mayorías.
Los feroces opositores al gobierno de Bolivia aprovechando algunas fisuras y desinteligencias dentro del propio oficialismo, lograron bloquear en el Congreso la posibilidad que los indígenas tuviesen representación en la próxima Asamblea Plurinacional y también lograron trabar que puedan votar los millones de bolivianos que fueron empujados al exilio por los sucesivos desgobiernos impuestos por la Casa Blanca que llevaron al país a una situación de desastre socioeconómico.
Y ahora que un gobierno de inspiración plural, democrática y popular asoma y crece en el horizonte de Bolivia, apelan a cualquier tipo de arma y maniobra para desestabilizar e incluso amenazan con la desintegración del país.
Desde nuestra cátedra de “Imaginario Étnico”, que dictamos en la carrera de Capitalismo y Derechos Humanos, en la Universidad de las Madres, en cada una de las clases hacemos hincapié en como la historiografía oficial no sólo Argentina, sino también Latinoamericana, utilizó como un arma siniestra el poderoso culto de la desmemoria, la pedagogía del olvido y la mentira que todo lo tergiversa y trastoca. Justamente la desmemoria busca borrar culpas, busca mirar para otro lado, procura la inocencia imposible, aspira a que todo siga como está, la reproducción del status quo, ese y no otro es el verdadero consenso de Washington para nuestra región.
Y frente a ese “consenso” nos encontramos con esa actitud digna, pacifica y maravillosa de un Presidente que, acompañado por todo un pueblo atrás, se lanza a una huelga de hambre, pero de un hambre de luz y de visibilidad de aquellos aquienes siempre los poderosos mantuvieron en las sombras, en la oscuridad y en la inanición de la muerte y el despojo.
Los señores de la Rosca Boliviana, Los Patiño, los Hernán Cortes, los Francisco Pizarro, los Julio Argentino Roca, los Jorge Videla los Hugo Banzer deben quedar atrás de una buena vez. Deben quedar atrás aquellos racistas que no pueden aceptar la condición humana del indígena, aquellos que necesitan que los pueblos originarios mantengan su lugar de siervo de la gleba, de combustible biológico, de bárbaro sin raciocinio ni cultura, de sirvientes, en definitiva: de esclavos ante la sombra del amo.
Vaya nuestro profundo apoyo a la democracia Boliviana, que hoy se resume en el nombre de su presidente y su hambre de luz
* Prof.Titular de la Cátedra “Imaginario Étnico, Memoria y Resistencia”
Universidad Popular Madres de Plaza de Mayo

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