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dimanche 6 novembre 2022

"Il n'est pas né en Afrique, moi oui, et personne ne m'a jamais dit d'y retourner" (JLM)

Antoine Manessis

Le député LFI Carlos Martens Bilongo renvoyé en Afrique par le député RN Grégoire de Fournas.

Cela parce que Carlos Bilongo est noir. Et parce qu'il est de gauche.

Cela parce que le RN est un parti néo-fasciste et raciste.

"Retourne en Afrique!" ne s'adressait pas au député Bilongo mais à un bateau de migrants bloqué en Méditerranée. Voilà la piètre excuse du député frontiste et de ses chefs Marine Le Pen et Jordan Bardella. Outre que ce n'est pas ce qu'on entendu tous les autres député-es présent-es, y compris la présidente macroniste de l'Assemblée Nationale Yaël Braun-Pivet, soulignons surtout que les deux interprétations sont odieuses. Elles révèlent une vision raciste et coloniale et un mépris de l'humanité, dans les deux cas.

Cela n'est pas une surprise pour ceux qui combattent le FN/RN depuis toujours. La soi-disant dédiabolisation est un conte pour justifier le racisme ordinaire de ceux qui votent pour le parti néo-fasciste. 

Jean-Luc Mélenchon a dit, fort à propos, de Carlos Martens Bilongo: "Il n'est pas né en Afrique, moi oui, et personne ne m'a jamais dit d'y retourner" mettant le doigt sur le racisme dans toute sa détestable vérité.

Que les droites, les Darmanin et compagnie, fassent semblant de s'offusquer du racisme du RN alors que quelques heures plus tôt ils exprimaient leur volonté de n'accepter que les immigrés qui seraient aptes à travailler dans les secteurs "en tension", ce qui dans le genre dégueulasse est pas mal non plus, démontre l'hypocrisie de ces gens qui étaient bien contents de remplir l'Assemblée nationale avec 89 députés-voyous du RN du moment qu'ils faisaient barrage à la Nupes.

Rappelons cela à ceux qui l'oublient: le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit.

Bref extrait de l'intervention de JL Mélenchon au rassemblement de LFI en solidarité avec Carlos Martens Bilongo :

https://fr.news.yahoo.com/racistes-fascistes-m%C3%A9lenchon-tance-rn-144519340.html

Antoine Manessis

samedi 14 mai 2016

samedi 9 avril 2011

Le Pen, l’immigration et les salaires

Cédric Mathiot
Justifier
Dans sa volonté de crédibiliser son parti, la leader frontiste entend s’appuyer sur les travaux d’experts et les études officielles. Elle en fait un usage parfois peu rigoureux. « Comme l’ont confirmé toutes les études, 1% d’immigration en plus, c’est 1,2% de salaires en moins. » Marine Le Pen le 11 mars, lors d’un meeting à Bompas (Pyrénées Orientales)

INTOX

Marine Le Pen le répète : le « FN nouveau » qu’elle entend propulser au pouvoir est un parti sérieux, qui se nourrit de travaux d’experts. Ainsi, quand Le Pen dénonce les méfaits de l’immigration, elle le fait désormais en s’appuyant sur des rapports officiels. Sur BFM TV, le 14 février, elle déclare : « Il y a un rapport du Conseil d’analyse économique(CAE) qui date de juin 2009 et qui dit que la hausse de 1% de l’immigration entraîne la baisse de 1,2% des salaires. » Le 20 février, sur France Inter, elle récidive : « Dans un rapport extrêmement sérieux, on indique que 1% d’immigration supplémentaire, ça entraîne 1,2% de baisse des salaires en France. » Puis, le 11 mars, lors d’un meeting à Bompas (Pyrénées-Orientales) : « Comme l’ont confirmé toutes les études, 1% d’immigration en plus, c’est 1,2% de salaires en moins. » Le chiffre a été jugé suffisamment éloquent par Marine Le Pen pour qu’elle décide même de le faire figurer dans les éléments de langage que le FN a distribués à ses candidats pour les cantonales (lire le document qu’a rendu public Rue 89).

DÉSINTOX

Accordons un bon point (ce sera le seul) à la présidente du FN : le chiffre qu’elle cite se trouve bien dans un rapport du CAE daté de juin 2009. Ce dernier, qui traite de l’impact économique de l’immigration, consacre quelques pages aux études empiriques sur le sujet. On y trouve mention (p.37) d’une étude des économistes américains Altonji et Card (1991), qui aboutissent à la conclusion qu’une augmentation du nombre d’immigrés correspondant à 1% de la force de travail totale (ce qui n’est pas la même chose qu’une « hausse de 1% de l’immigration », comme le simplifie Le Pen) réduit de 1,2% le salaire des moins qualifiés (et pas les salaires en général, comme le rapporte Le Pen), et réduit également le taux de chômage de 0,25% (ce dont Marine Le Pen ne parle pas). Mais cette lecture approximative et partielle n’est pas l’essentiel.

Le deuxième étage de la manipulation consiste à piocher une étude particulière pour en faire une vérité générale. Admirons le glissement dans les propos de la patronne du FN, qui en arrive à affirmer que « toutes les études confirment » sa statistique. Le Pen aurait par exemple pu citer d’autres travaux mentionnés dans le rapport du CAE, comme ceux de LaLonde et Topel, qui trouvent eux que « l’immigration de travailleurs peu qualifiés réduit essentiellement le salaire d’autres immigrés peu qualifiés et que l’effet est faible ». Interrogé, l’auteur du rapport, Gilles Saint-Paul, explique qu’en théorie « toute hausse de l’offre d’une certaine catégorie de travailleurs crée une pression à la baisse sur les salaires de cette catégorie de travailleurs, tout en bénéficiant aux travailleurs complémentaires. Mais il existe de nombreuses études empiriques sur les effets de l’immigration sur les salaires. Certaines trouvent un effet nul ou faible, d’autres des effets négatifs sur les catégories de travailleurs les plus exposées à la concurrence des migrants ». Marine Le Pen a donc seulement choisi l’étude qui lui seyait le plus.

Ajoutons qu’elle a fait un choix mal inspiré. Car les travaux d’Altonji et Card portent sur les États-Unis, et leurs résultats ne peuvent être transposés à la France, en raison des caractéristiques du marché hexagonal (rigidités salariales, salaire minimum). Ce point est soulevé en annexe du rapport par Antoine Magnier, directeur de la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) : « Il faut rester assez prudent sur les enseignements – pour les pays européens – qu’on peut tirer des études menées sur des données américaines, dans un contexte où nos marchés du travail et nos marchés de biens et services sont réputés moins souples qu’aux Etats-Unis. » Gilles Saint-Paul n’en disconvient pas : « Dans un pays marqué par les rigidités salariales, comme la France, on s’attendrait à un effet moindre sur les salaires et un effet à la hausse sur le chômage. »
Morale de l’histoire : il ne suffit pas de puiser un chiffre dans un rapport « sérieux ». Encore faut-il que le traitement qu’on en fait le soit aussi.

Le Gavroche

lundi 23 août 2010

Le cas Hortefeux

Jean Dornac

Catégorie « bonnets d’âne »


Voilà un cas bien lourd… Ce personnage s’en prend à « la gauche milliardaire », aux « bien-pensants », au « milieu politico-médiatique parisien ». Il fait, si j’ose dire, « feu de tous bois ». C’est que ces dernières semaines, ses oreilles et celles de son ami Sarkozy ont beaucoup chauffé à propos de leur politique ouvertement xénophobe.

Dans ce pays, et sous ce pouvoir malfaisant, il est de bon ton d’appeler les gens qui ont encore de la conscience, des « bien-pensants ». Ceux qui utilisent cette formule imaginent sans doute qu’il s’agit d’une extraordinaire insulte ! Ce type de réaction me fait invariablement penser aux discours d’un certain Jean-Marie Le Pen. Pas vous ?
Pour rappel, chose à ne pas oublier, « Le ministre de l'Intérieur a été condamné, début juin, à 750 euros d'amende pour injure raciale ».

Bien sûr, il ne donne pas le nom de ceux qu’il nomme de « gauche milliardaire », ni ne nomme les « bien-pensants », pas plus qu’il ne nomme les organes du « milieu politico-médiatique parisien ». Sans doute, la diffamation ne serait-elle pas loin et les risques d’une nouvelle comparution en Justice très sérieux.

Ce que je me demande, moi qui ne suis ni milliardaire, ni bien-pensant (enfin je suppose ?), ni appartenant au milieu politico-médiatique parisien, c’est dans quelle catégorie il me placerait ? Peut-être parmi les citoyens attardés ?...

Plus sérieux parce que bien plus grave, je me demande où il place tous ceux que je vais nommer à présent, et qui, tous, ont réagi avec la même indignation face à la politique de la droite extrême française :
- Mevlüt Çavusoglu, APCE (Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe). Selon lui, il y a risque d'attiser les sentiments racistes et xénophobes en Europe".
- Teodor Baconschi, ministre roumain des affaires étrangères. Selon lui, il y a risque de générer certaines réactions xénophobes. Et il ajoute : "J'exprime mon inquiétude sur les risques de dérapage populiste et sur fond de crise économique"
- Valentin Mocanu, secrétaire d'Etat roumain à la Solidarité, estime que "l'on stigmatise un groupe dans son ensemble".
- Le CERD (Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU) « la France est confrontée à une "recrudescence notable du racisme et de la xénophobie", a relevé l'expert togolais, Ewomsan Kokou.
- La Commission européenne a mis en garde la France, appelant Paris à "respecter les règles concernant la liberté de circulation et la liberté d'établissement" des citoyens européens, ce qui est le cas de Roms actuellement pourchassés et expulsés.
- Le Vatican, oui, même lui, à réagi par la voix d’un de ses représentants, Agostino Marchetto.

Côté presse internationale :
- Le Times : En expulsant les Roms en masse, Nicolas Sarkozy rappelle les souvenirs de la Gestapo".
- El Watan : "Le climat détestable qui règne dans l'Hexagone ces dernières semaines inquiète la presse internationale mais aussi les institutions"
- Le New York Times : « avec ses mesures sécuritaires, Nicolas Sarkozy attise dangereusement les passions anti-immigrés pour des calculs politiques à court terme ».

Où donc, dans quelles infamantes catégories, Brice Hortefeux place-t-il donc tous ces personnages et presses internationales ?

Personnellement, j’ai honte d’être Français sous ce pouvoir indigne. Et vous ?

Jean Dornac

dimanche 22 août 2010

Ils ont dit pas d’impôts nouveaux ?

Jean Dornac

Catégorie « Pinocchio » d’honneur

Sous la loupe, aujourd’hui, les Pinocchio du Fort de Brégançon.

Il semble difficile de sortir des postures idéologiques. Ainsi, Nicolas Sarkozy et la poignée de ministres, qui ont été invités au célèbre Fort du Var, ont décidé de ne pas procéder à la création d’impôts nouveaux.

Résultat : Création d’impôts nouveaux !

La suppression des niches fiscales entraîne automatiquement le paiement d’impôts supplémentaires, pour une grande masse de Français : Dans la pratique, l’ensemble de la classe moyenne, mais également nombre de gens très modestes.

Le petit club de gens très bien payés, réuni hier, est donc pris en flagrant délit d’hypocrisie. Qui donc est surpris ?

Conclusion cruelle :

Nicolas Sarkozy est un homme de parole : Les riches et ultra-riches français ne paieront pas un centime de ces impôts nouveaux. Grâce à quoi ? Le bouclier fiscal… idéologie lorsque tu nous tiens…

Pour ceux qui en doutaient encore, nous avons un Président des riches qui se dédouble d’un agent du fisc, frère jumeau de Don Salluste de Bazan, marquis de Finlas* pour le reste de la population.


* Don Salluste est l’un des personnages de Ruy Blas, pièce de théâtre de Victor Hugo dont il est dit : Personnage sombre, peu scrupuleux et très attaché à son honneur. (sources Wikipédia)

Jean Dornac

jeudi 19 août 2010

Sous la loupe...

Jean Dornac

J’ouvre, à partir d’aujourd’hui, une courte chronique qui ne sera pas forcément quotidienne, puisque cela dépendra essentiellement des phrases prononcées par le locataire actuel de l’Élysée ou des membres de son gouvernement. (J.D.)

Catégorie « Pinocchio »

Sous la loupe, aujourd’hui, Eric Besson.

Qu’a-t-il dit, hier, 17 août 2010, qui a retenu toute mon attention :
« La France ne s’en prend pas aux Roms »

On peut donc en déduire que le ministre aime bien les Roms. Et, par conséquent, qu’il a adopté, comme son collègue de l’Intérieur, Hortefeux, le célèbre adage suivant :
« Qui aime bien, châtie bien » !

Conclusion : Si vous souhaitez rester en paix, ne pas perdre votre logis et votre nationalité, ne faites rien qui pourrait vous faire aimer par ces ministres ! Nul ne peut plus douter que vous seriez châtiés…