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jeudi 10 mars 2022

Une guerre ne devient pas une guerre le jour où les médias décident de vous la montrer

Victor Dedaj

Être anti-guerre, ce n’est pas être simplement contre "la" guerre. Être anti-guerre, ce n’est pas exprimer des positions (plutôt futiles à notre humble niveau) une fois qu’elle a éclaté. 

Être anti-guerre, c’est vouloir comprendre l’enchaînement des décisions prises par chacun des acteurs qui ont mené à un tel dénouement. Être anti-guerre, ce n’est pas déclarer son opposition à sa forme la plus concrète, évidente, et spectaculaire, mais être aussi archi-critique des actions et des logiques économiques et politiques qui l’ont alimentée. C’est tenter d’évaluer la culpabilité respective des acteurs.

Rejeter une telle démarche intellectuelle montre que l’on n’est nullement "anti-guerre", seulement anti cette guerre-là, en particulier. C’est aussi exposer un angle mort sur les causes et les autres formes de guerre, économiques, tels que les embargos et blocus, qui peuvent faire, et font souvent, autant de victimes, mais silencieuses (silencieuses, parce que les grands médias en ont décidé). Les centaines de milliers de victimes des sanctions contre l’Irak, pour ne prendre qu’un exemple - et pas des plus récents - en sont la preuve.

Être anti-guerre, c’est s’opposer à toutes les guerres, y compris économiques.
Être anti-guerre, c’est s’opposer à son expression concrète et aussi aux politiques qui y ont mené.

Le premier responsable d’une guerre est évidemment celui qui l’a déclenchée. Le deuxième est celui qui l’a sciemment provoquée, ou manœuvré pour, en créant les conditions dont il savait qu’elles seraient perçues comme un casus belli. Avec - et c’est important - une hiérarchisation des "légitimités" invoquées. Car non, tous les casi bellorum ne se valent pas.

Que les gigantesques États-Unis considèrent comme casus belli l’instauration dans la minuscule Cuba d’un système socio-économique inconvenable n’est pas la même chose que l’installation de missiles nucléaires sous le nez de votre adversaire. Et l’installation de missiles nucléaires sous son nez n’est pas la même chose si lui-même a commencé par en installer sous le vôtre. (Le résultat final pouvant être difficile à distinguer, on est d’accord).

Il est est donc évident, et je n’ai pas l’intention de m’en cacher ni de me justifier, que je "comprends" mieux la position russe que la position occidentale.

(Pardon, mais je considère l’Ukraine comme un pion du camp occidental, et la réaction des chancelleries occidentales tend à me conforter dans cette opinion. On dirait qu’elles n’attendaient que ça.)

Il me paraît évident aussi que la diabolisation des Russes pour cet acte d’agression n’est qu’une de ces farces régulières dans lesquelles les médias entraînent les populations hébétées. C’est quoi ça ? Quelle population a déjà été lynchée par les médias occidentaux et sanctionnée par les politiques pour un acte d’agression commis par ses dirigeants ? Et qui en a déjà commis et combien de fois, et qui en commet en ce moment même, et sous quelles formes et avec quelles "excuses" et pour quelles indignations ? Posez les listes côte-à-côte, et on en reparle.

Et il se trouve aussi que, contrairement à d’autres, je m’en cogne et contre-cogne que l’Ukraine se trouve en Europe et que ses habitants soient des blonds aux yeux bleus.

Alors,
Aux Raphaël Glucksmann & consorts...
À tous ceux qui ont trouvé dans cette affaire un exutoire pour leur racisme, leur bellicisme - qui l’eut cru ? - et un casus belli contre la liberté d’opinion et notre droit de savoir...

...Tant que la Tour Eiffel ne sera pas éclairée, ne serait-ce qu’une fois, une seule fois, aux couleurs de la Palestine, du Yémen, du Soudan, de l’Irak ou de [longue liste], je n’ai qu’une réponse : "Fermez-la".

Le Grand Soir

mercredi 11 août 2021

Une définition du Covid

Addison Reeves  

C’est juste deux semaines. C’est juste rester à un mètre de distance. C’est juste rester à deux mètres de distance....

C’est juste ne pas sortir. C’est juste ne pas serrer de mains. C’est juste travailler à la maison. C’est juste les commerces non essentiels qui sont fermés. C’est juste les bars. C’est juste les restaurants. C’est juste les théâtres. C’est juste les concerts. C’est juste la danse. C’est juste les sports intra-muros. C’est juste la chorale.

C’est juste les services médicaux non essentiels auxquels vous devez renoncer. C’est juste les articles non essentiels que vous n’avez pas le droit d’acheter. C’est juste ne pas pouvoir faire de l’exercice. C’est juste les gymnases. C’est juste la fermeture de votre entreprise pendant un certain temps. C’est juste ne pas faire d’argent pendant un certain temps. C’est juste ne pas être capable de payer vos factures pendant un petit moment.

C’est juste un inconvénient mineur. C’est juste ne pas être autorisé à faire du covoiturage. C’est juste ne pas avoir de relations sociales pendant un moment. C’est juste un masque. C’est juste ne pas voyager pendant un moment. C’est juste ne pas embrasser les gens pendant un moment. C’est juste le sexe en missionnaire qui est risqué.

C’est juste ne pas voir sa famille et ses amis pendant un moment. C’est juste ne pas rendre visite à vos grands-parents temporairement. C’est juste le fait que vos grands-parents ne reçoivent pas de visiteurs pour leur sécurité. C’est juste un anniversaire que tu dois sacrifier. C’est juste un Thanksgiving seul. C’est juste un Noël sans ta famille. C’est juste deux anniversaires que vous avez dû sacrifier. C’est juste ne pas célébrer d’événements marquants pendant un an et demi.

C’est juste temporaire. C’est juste une mesure de sécurité. C’est juste votre capacité à payer en liquide. C’est juste une recherche de contacts. C’est juste un examen de santé. C’est juste un contrôle de température. C’est juste un scan de votre visage. C’est juste une perte mineure d’intimité.

C’est juste un semestre. C’est juste deux semestres. C’est juste une année de moins dans la vie de votre enfant. C’est juste un semestre de plus. C’est juste un diplôme d’études secondaires.

C’est juste la naissance de votre petit-enfant que vous avez manquée. C’est juste ne pas pouvoir être là pour vos proches quand ils sont malades ou mourants. C’est juste ne pas avoir de funérailles. C’est juste ne pas pouvoir faire le deuil en personne avec vos proches. C’est juste ne pas pouvoir assister à un service religieux. C’est juste ne pas pouvoir pratiquer certains aspects de sa religion.

C’est juste la désinformation qui est censurée. C’est juste les conservateurs qui sont censurés. C’est juste une partie de la science qui est censurée. Ce sont juste les personnes qui ont des opinions opposées qui sont interdites en ligne. C’est juste l’opposition que la Maison Blanche cible pour la censure. Ce sont juste les mauvaises opinions qui sont censurées.

C’est juste l’économie. Ce sont juste les propriétaires de petites entreprises qui souffrent financièrement. Ce sont juste les pauvres qui souffrent financièrement. Ce sont juste les gens de couleur qui souffrent financièrement. C’est juste la souffrance financière. C’est juste quelques petites entreprises qui ont dû fermer définitivement. C’est juste quelques grandes entreprises qui ont fermé.

C’est juste le fait de ne pas aller plus loin que quelques kilomètres de sa maison. C’est juste un couvre-feu. C’est juste une permission de sortie. C’est juste être seul pendant deux semaines. C’est juste être isolé socialement pendant un an.

C’est juste un vaccin. C’est juste une série de rappels. C’est juste des rappels réguliers tous les six mois. C’est juste deux semaines de plus. C’est juste un enfermement de plus. C’est juste une fois par semaine – deux fois maximum – que vous devrez prouver que vous êtes apte à participer à la société. Ce sont juste les non-vaccinés qui seront mis à l’écart de la société. C’est juste un test médical.

Plutôt simple, non. Juste faites-le, putain. Mais quand on additionne tous les « justes », cela représente nos vies entières.

Depuis plus d’un an et demi, nous avons été privés de la possibilité de vivre pleinement nos vies, de faire des choix significatifs pour nous-mêmes et d’exprimer nos valeurs comme nous l’entendons.

C’est « juste » l’incapacité d’exprimer notre humanité et la négation totale de notre propre personne. Toutes ces mesures ont servi à interdire l’expression vers l’extérieur de la réalité interne valide et complexe d’une personne. Ce type de suppression de soi fait violence à l’âme même de chacun.

Tous ces « justes » soi-disant insignifiants et soi-disant éphémères nous ont transformés en États totalitaires qui ne semblent pas avoir de fin.

À New York, en Californie, en Australie, etc., le peuple a permis au gouvernement d’exercer un tel contrôle sur notre vie quotidienne que nous devons lui demander la permission de disposer de notre corps, de nous déplacer librement, de pratiquer une religion, d’éduquer nous-mêmes nos enfants, de protester, etc.

Bientôt, Biden, Trudeau et d’autres dirigeants mondiaux vont restreindre notre capacité à nous exprimer et à nous associer en ligne, de sorte que nous ne pourrons plus remettre en question, objecter ou nous organiser contre l’action du gouvernement. C’est la destruction de la démocratie.

Je suis stupéfait de voir que mes amis progressistes – les mêmes qui prétendent soutenir la « justice sociale » – accueillent favorablement une société fasciste dans laquelle le gouvernement écrase toute opposition et où les individus ne peuvent pas faire de choix concernant leur propre vie.

Je ne m’y conformerai pas parce que je ne veux pas vivre dans la société qui est créée par une extraordinaire soumission au gouvernement. Je ne veux pas être complice des atrocités de cette époque.

Quel est le sens de la vie si l’on n’existe que pour obéir à l’élite à son propre détriment ? Est-ce même vivre si l’on n’a pas la possibilité de diriger sa vie ? Je me suis déjà soumis en contradiction avec mes valeurs à un point honteux. On pourrait dire : « Eh bien, qu’est-ce qu’un compromis de plus », mais ce ne sera pas juste un compromis de plus. Ce sera juste la prochaine entaille dans une mort lente par mille entailles. Se soumettre ne fait que valider l’étalage tyrannique du pouvoir et garantit qu’il y aura d’autres étalages de ce genre à l’avenir

Et que gagne-t-on à faire des compromis ? Simplement votre appartenance continue à une société qui ne vous acceptera que si vous vous immolez et ne devenez rien de plus que le reflet des désirs de la classe dirigeante. Si vous ne pouvez pas être vraiment vous-même dans une société, cette société vaut-elle la peine qu’on s’y accroche ? Je ne le pense pas. Autant quitter la stabilité de ma zone de confort me terrifie, autant y rester signifie continuer à me réduire au silence et à me rétrécir pour un sentiment d’acceptation fallacieux. En ce sens, il s’agit plutôt d’une zone d’inconfort.

Chaque fois que j’ai exprimé mes craintes sur l’orientation future de la société, mes amis m’ont dit « ça n’arrivera pas ». Chaque fois que cela s’est produit, ils ont haussé les épaules et m’ont rappelé que la conformité était une option.

À l’heure actuelle, si le gouvernement devait m’emmener dans un camp d’internement (ce qui n’est pas une idée complètement farfelue et s’est déjà produit dans le passé) parce que je suis un dangereux dissident, je suis certain que mes amis et ma famille assisteraient à la scène et diraient que c’est ma faute parce que je ne me suis pas conformé. Ils ne sont plus capables de reconnaître l’humanité de l’opposition ou de remettre en question le gouvernement.

Je ne me soumettrai pas parce que je ne veux pas vivre dans un monde où mes supposés alliés seraient heureux de me voir persécuté par le gouvernement.

Je ne me soumettrai pas parce que le climat politique est devenu si censuré, autoritaire et généralement toxique que mes points de vue ne seront jamais représentés dans le processus politique ici. Sans représentation, mes valeurs et mes croyances seront violées encore et encore par un système politique qui considère tout écart par rapport à lui-même comme invalide. Ainsi, ma conformité ne fournira aucune assurance d’un meilleur traitement à l’avenir. Je ne plierai pas parce que je ne suis pas conformiste. Je ne céderai pas parce que je ne veux pas récompenser la manipulation et la coercition du gouvernement.

Je ne me rendrai pas parce que je peux mourir à tout moment, et je ne veux pas que mes derniers souvenirs soient ceux d’une soumission lâche à la tyrannie et de la misère et du dégoût de soi qui en résultent. Je ne me soumettrai pas parce que ce n’est pas la première intrusion du gouvernement dans mon corps, mon esprit et mon âme ; et si nous nous soumettons, ce ne sera certainement pas la dernière. Tout ce que j’accomplirai par ma soumission est de valider la revendication du gouvernement sur mon corps et ma vie. Je ne me soumets pas parce que c’est la guerre, et je ne vais pas donner à l’ennemi ses victoires. Je ne me soumettrai pas parce que la récompense de ma conformité sera toujours d’être traité comme un citoyen de seconde classe par la société. Je n’acquiescerai pas parce que je suis un objecteur de conscience. Je ne céderai pas parce que les mesures sont inutiles et que leur seul effet pratique sera d’accroître le pouvoir du gouvernement.

Je ne me conforme pas parce que je ne veux pas être un simple esclave dans la version future du monde qu’ils créent, ne faisant que ce qu’on me dit de faire et devant mendier pour avoir accès aux nécessités de la vie auxquelles j’ai droit en tant qu’être vivant sur cette terre. Je ne céderai pas parce que leur religion n’est pas la mienne, et que je refuse d’adorer une fausse idole. Je ne capitulerai pas parce que je ne veux pas trahir mes ancêtres et mes prédécesseurs qui se sont battus pour que je sois libre. Je ne me rendrai pas parce que la liberté est plus importante que la commodité et la facilité. 

Je ne me conformerai pas parce que si je le faisais, je serais rempli de rage contre la société, de ressentiment envers mes amis et ma famille, et d’un dégoût de moi-même qui me dévorerait vivant. Je deviendrais amer et fermé, et je ne veux pas de cela pour moi.

C’est pour tout cela que je ne veux « juste pas le faire, putain ».

Bernard Gensane

mercredi 1 avril 2020

Olivier Besancenot : « Construire des hélicoptères de guerre, vous pensez vraiment que c’est le moment ? »


Olivier Besancenot

« Contre les « Pousse au Crime » qui obligent les travailleurs à fabriquer en ce moment des hélicoptères de guerre ou des voitures plutôt que des bouteilles à oxygène ou des masques ! Lorsque les ordres nous mettent en danger inutilement, notre devoir le plus sacré est de désobéir ! »

« Salut à toutes et à tous, j’espère que vous allez bien vous et vos proches dans le cadre de cette crise qui continue.
Je voudrais taper un coup de gueule contre les pousse au crime en tous genres qu’ils viennent du pouvoir ou des plus grandes entreprises et qui exigent des salariés qu’ils aillent travailler coûte que coûte quel que soit le prix à payer même pour leur vie alors que c’est absolument pas nécessaire !
On sait aujourd’hui quel que soit notre point de vue politique, si on croit ce qu’on raconte du fait de l’ampleur du tsunami sanitaire qui nous attend, que les activités devraient être recentrées uniquement quasiment sur la santé et les questions de nutrition et on sait déjà à quel point c’est douloureux de savoir qu'il y en a qui montent au front aujourd’hui au péril de leurs vie. On a des témoignages d’infirmiers, d’infirmières qui craquent, qui sont en pleurs, qui n’en peuvent plus, qui saturent. Il y a des caissons réfrigérés, de morgues de fortunes qui ont été installés dans par exemple dans les hôpitaux du 94.
Dans le commerce, c’est la même chose, on a une caissière d’un supermarché, un carrefour, à Saint Denis, qui est décédée du fait de la maladie, Aïcha et qu’on n’oubliera pas. Et c’est dans cet instant-là, alors qu’on sait que le pic est devant nous, qu’on a un gouvernement qui nous dit : dans le bâtiment, continuez à bosser ! C’est le cas de madame Pénicaud par exemple. C’est vraiment le moment d’aller construire de bâtiments, vous pensez sérieusement ? On a des salariés d’Airbus, des milliers qui travaillent aujourd’hui pour construire des hélicoptères de guerre, vous pensez vraiment que c’est le moment ? J’ai cru comprendre qu’à partir de lundi, on allait réclamer aux ouvriers et aux ouvrières de PSA de travailler pour aller construire des automobiles ? Vous pesez vraiment que c’est le moment ?
Il n’y a plus de masques aujourd’hui, quasiment plus de gants, de gel pour se protéger, pour ceux qui continuent à bosser, vous l’avez-vous même. Il y a dix ans il y avait 1 milliard de masques, il y en a quasiment plus, vous avez été vachement plus réactifs entre 2018 et 2019 pour trouver 20 millions d’euros pour les gaz lacrymogènes et les LBD et réprimer les manifestations ! Et monsieur Castaner aujourd’hui, il ne trouve rien de mieux que de réquisitionner 300 000 masques auprès des postiers pour les donner aux forces de l’ordre, à des salariés qui, comme moi, ou d’autres, vont par exemple au guichet pour que les gens aient simplement de l’argent pour s’en sortir ! Il y a une entreprise aujourd’hui qui fabrique des bouteilles d’oxygène ou qui les fabriquait à Luxfer dans le Puy-de Dôme, et qui peut pas bosser ! Vous attendez quoi pour réquisitionner cette entreprise une bonne fois pour toutes ?!

Alors à toutes et à tous, je vous le dis encore une fois : nos vies valent plus que leurs profits ! Une fois que cette crise sanitaire sera passée on va régler bien des comptes ! »

Révolution Permanente

vendredi 19 octobre 2018

Je ne vous aime pas Monsieur le Président !


Kiki Puech

Vos déclarations à l'emporte pièce, définitives, empreintes de hautaine suffisance, concernant les pauvres, les chercheurs d'emplois, et maintenant les retraités, me révoltent et me révulsent. 

Je ne vous aime pas Monsieur le Président !
Vos déclarations à l'emporte pièce, définitives, empreintes de hautaine suffisance, concernant les pauvres, les chercheurs d'emplois, et maintenant les retraités, me révoltent et me révulsent.
"Il faut prévenir la pauvreté et responsabiliser les gens pour qu'ils sortent de la pauvreté." dites vous en désignant ceux qui, complètement anéantis par la pauvreté, n'ont plus aucune force pour essayer de refaire surface.
Aux nombreux jeunes sans emploi, terriblement touchés malgré leurs diplômes et leurs longues recherches de travail, vous prétendez "leur trouver un emploi en traversant la rue", sous-entendant qu'ils se complaisent dans leur état de chômeurs.
Maintenant votre message adressé aux retraités: "La seule chose qu'on n'a pas le droit de faire, c'est de se plaindre" leur admonestez-vous !
Tous ceux que je côtoie en tant que bénévole au Secours Populaire, ne se plaignent pas non, ils sont dignes. Et pourtant ils sont de plus en plus nombreux d'années en années, pauvres, étudiants, jeunes chômeurs, retraités, à rejoindre ceux à qui nous apportons aide, nourriture, vêtements, accès aux soins. Notre aide alimentaire, certains mois de l'hiver 2017/2018, a vu le nombre de ses denrées distribuées, multiplié par deux !
Mais ceux là, vous ne les connaissez pas, vous n’allez pas à leur rencontre ; avec eux pas de selfie, pas de rodomontades, soupçonnez-vous même leurs existences ?
Je n'ose vous parler de ces dizaines de familles avec enfants et bébés qui depuis de nombreux mois à Toulouse dorment à même le trottoir ou sous des tentes, alors que vous avez obligation en tant que chef d’État, de forcer la préfecture à leur trouver un hébergement d'urgence. (La Cour Européenne des droits de l'homme à justement ordonné à votre gouvernement de reloger d'urgence à Toulouse, en juillet, deux familles qui avaient été remises à la rue).
Non Monsieur le Président, enfermé dans les ors de votre Palais, vous êtes loin de la réalité et de la vie pauvre et douloureuse de beaucoup de personnes dans notre pays, dont il est de votre responsabilité et de votre devoir de les protéger.
Vous clamez haut et fort que vous n'êtes pas le Président des riches, mais vous n'êtes certainement pas celui des pauvres.
Non décidément, je ne vous aime pas Monsieur le Président et je pense ne pas avoir énormément de respect pour votre personne, contrairement à celui que j'ai pour tous les pauvres, les précaires, les exclus, les laissés pour compte, abandonnés au bord du chemin. 

Ceux que vous semblez ne pas voir, ceux pour lesquels vous semblez n'avoir que peu de compassion, ceux que vos affirmations blessent et que vous, vous ne respectez pas.

lundi 8 octobre 2018

Faut-il pendre les entrepreneurs ?


JPEG - 2.1 MoL’iena rabbioso

A priori c’est cruel, surtout si la corde est trop courte.

La guillotine, avec son souffle frais, qui détache délicatement la tête du corps, me semble une option plus humaine.
La photo qui illustre cet article vient d’un quotidien que je ne nommerai pas, car il s’agit de Midi-Libre édition Gard Rhodanien.
S’agit-t-il d’un photo montage, ou bien le type s’est servi d’un trampoline ?
Toujours est-il que l’image est grotesque. Et je ne nommerai pas le personnage car il s’agit de Boris Delécluse.
Ce dont, bien sûr, on a n’a rien à péter.
Sauf qu’il vient de Paris.
Alors je suspecte la rédaction de sarcasme.
Les entrepreneurs, qui semblent constamment sous l’emprise d’amphétamines, cela fait longtemps qu’ils me les hachent menus.
J’ai récemment été invité par pôle emploi dans ce nouveau concept de rencontre cool entre entrepreneurs et demandeurs d’emploi (chômeur pour être vulgaire). Trop cool en effet, pôle emploi, au lieu de centraliser les offres, proposent maintenant des rencontres conviviales entre patrons (pardon, premiers de cordée pour ne pas être vulgaire) afin de se rencontrer, est pourquoi pas de se rendre compte que, justement, le premier de cordée avait trouvé un quatrième de cordée compatible.
J’imagine que dans ce cas, il lui met une laisse autour du cou pour l’emmener dans le monde magique de l’entreprise.
Voilà ce ne sont plus les patrons qui ont besoin de main d’œuvre, mais les feignasses qui doivent trouver un patron.
Subtil retournement rhétorique : Si il y a 5 millions de chômeurs, c’est parce que trop de feignants refusent de participer aux partouzes patrons-esclaves organisé par pôle emploi.
Si je vous dis que le travail final, c’est le maçon qui le fait en montant les murs à 30 degrés au soleil, alors je suis un bolchevique.
Et pourtant la parole ouvrière, on ne l’entend que par les conflits qui sont qualifiés de « grogne » par des TV-journalistes blonds.
On n’entend rien, aucune parole ouvrière sur le quotidien des travailleurs.
Par exemple les horaires délirantes des caissières de super-marché. La tentative de caisses self-service où le client devait passer lui même ses produits au lecteur de code barre a été un échec énorme peu relayé par les médias qui disent qu’Internet dit n’importe quoi. Certaines font 4 heures de boulot entre-coupées de pauses qui fait qu’en fait elles doivent rester la journée sur le site.
Pas grave, Smile.

Maintenant le prochain patron qui parlera de son mal de vivre et son burn-out, alors je sortirai mon Opinel pour lui couper une oreille. Je sais, c’est moche mais ça soulage.

bellaciao.org

dimanche 3 juin 2018

Président des riches ou tribun du peuple ?


Fabrice Aubert

Avertissement au lecteur : Pour des lecteurs critiques, qui me prendrait pour un adepte de la « religion mélenchoniste », je rappelle qu’il ne me connaît pas, que je n’ai aucune relation personnelle ou amicale avec lui et que de fait je ne toucherai aucun subside pour cet article, que j’écris uniquement comme un cri de colère, et qui de ce fait ne passera jamais sur France 2 ou la Pujadas company…
Les faits : Voilà qu’à l’opposé de toutes les planifications politiques et médiatiques visant le Mélenchon-basching et la nouvelle promotion du Front National versus « Maréchal nous voilà » la personnalité politique qui ressort le plus, derrière Jupiter l’intouchable, c’est justement Mélenchon, au point qu’à « l’émission politique  », avec ces ciseaux comme seul oripeau, il a fait un carton…(« le plus convaincant », « le meilleur opposant », « la plus forte audience »). Sondage réalisé par IPSOS et dont, comme c’est curieux, aucun média « mainstream » de la « presse libre » n’a parlé… https://le-bon-sens.com/2018/05/18/lemission-politique-carton-plein-pour-melenchon/

Insupportable pour la maréchaussée : N’y arrivant pas, par des voies politiques, il fallait, comme au Brésil utiliser les « bas-fonds  » et la manipulation, pour déclencher la fameuse thèse du « tous pareil », en faisant oublier d’où surgit M acron et qui le supporte depuis le début…Les banques, encore les banques, toujours les banques… (Pour Sarkozy, il semble au vu de ce que l’on sait, que les dollars étaient d’origine Libyenne)
Un scandale pour le dévisser : Quoi de mieux qu’un examen de la justice, pour celui qui se présente, incorruptible comme Robespierre. Les « comptes de campagne » ont été validés par la commission en retoquant, comme pour tous les candidats, des dépenses déclarées mais non retenues. Alors la justice saisie par la commission électorale décide de s’emparer de l’affaire, ce qui donne un article savoureux où l’on apprend en définitive que Mélenchon paye trop bien ses « salariés militants ». https://fr.news.yahoo.com/des-liens-entre-proches-m%C3%A9lenchon-et-prestataires-scrut%C3%A9s-132317113.html
Alors comme je ne suis pas tombé de la dernière pluie, et que je sais ce que c’est que d’être militant, arrêtons d’être hypocrite…

Arrêtons de jouer aux hypocrites...

1] Des salariés comme les autres ?? Les “ salariés ” recrutés par Mélenchon (en plus c’est sans doute eux qui, aidés par des avocats ont dû lui proposer de faire ainsi) [1] au cours de la campagne, ne sont pas des salariés comme les autres. Ils sont membres actifs, militants et souvent proches et amis de Mélenchon. Ce ne sont pas des salariés comme les autres…
Que celui qui ne connait pas Sophia Chikirou et ne l’a jamais vue organisant les plateaux télé m’écrive…
2] Une rémunération supérieure à celle du marché : Le scandale est donc là. Mélenchon paye trop bien les militants qui « militent à ses côtés » et de ce fait refuse d’appliquer la loi du marché du « moins cher ». Précisons, et j’en sais quelque chose, c’est que militer signifie « donner du temps pour les autres », nos semblables. Il est donc bien, très bien même, que Mélenchon les paye plus chers que ce que le « marché libre et non faussé  », le ferait dans la même situation. Nous sommes tous devenus esclaves de ces conditions de travail d’un retour en arrière vers l’esclavage (ubérisation, deliveroo). Les rapports militants sont au-delà du marché et c’est très bien ainsi…
3] Statut d’auto-entrepreneur ? Mélenchon a-t-il le droit d’utiliser le statut d’auto-entrepreneur, que par ailleurs il dénonce ??? Je précise que le statut d’auto-entrepreneur que nous dénonçons avec justesse, sur le plan politique, existe aujourd’hui (créé par Sarkozy pour masquer le chômage). Nous ne faisons que, dans le cadre des contradictions du système que nous dénonçons, utiliser ses propres tares...
Comme si nous refusions de passer dans les médias, car nous dénonçons le fait que 90 % de ceux-ci appartiennent à 9 milliardaires. Soulignons que pour l’un d’entre eux (Corbières) qui était enseignant à l’époque des faits, c’était le seul moyen légal de pouvoir se mettre en disponibilité et pouvoir militer 24 h sur 24. Ce qu’il a effectivement fait.
De plus, cette activité militante, ce n’est pas 8 h-12 h, 13 h 30-17 h, c’est 18 h sur 24, sans jours de congés véritables, un stress énorme (et j’en sais quelque chose). Ce n’est donc pas un “ travail salarié ” classique, c’est un « engagement militant » (à l’image des animateurs de L.G.S). La rémunération doit aussi, au-delà de l’amitié, tenir compte de cet aspect très particulier, qu’il n’y a pas d’heures. Rappelons que le contrat d’auto-entrepreneur s’est arrêté après l’élection.
4] Gabegie ou efficacité ? Enfin, si “ l’investissement humain réalisé ” n’avait pas porté de résultat, on pourrait supposer que les personnes recrutées à cette occasion, étaient « des mauvais » et suspecter ainsi qu’il s’agit donc de détournement... Mais la campagne médiatique (clips, vidéos, meetings monstrueux, hologrammes) a été jugée comme la plus performante, par les médias eux-mêmes. Enfin sur le plan des chiffres qui connait un candidat passant de 9 % des intentions de vote (au début) et finissant à 19 % ???). On compare avec Hamon ?
Mélenchon est le candidat qui a produit le meilleur ratio dépenses engagées résultat obtenu (en voix et en %)…Les chiffres sont têtus.
Pour ce simple fait, au vu des résultats concrets, les “ salariés militants ” méritent donc une gratification à la hauteur de la qualité de prestation réalisée. C’est d’ailleurs pour cette raison que les patrons de Renault, Peugeot etc... se font rétribuer si cher. Je ne vois pas donc comment une justice d’un Etat libéral, pourrait condamner quelqu’un pour avoir « bien payé » ses salariés, au vu, répétons-le, des résultats obtenus. Une contradiction théorique du capitalisme que seul l’objectif politique de descendre Mélenchon justifie.
Veut-on comparer avec Hamon, Macron et autre Fillon, juste pour rigoler, le ratio dépenses / voix obtenus ?

Mélenchon serait-il stupide ? 

Enfin, réfléchissez, on peut ne pas être d’accord avec Mélenchon, on peut s’opposer à ses propositions et ses analyses, mais on ne peut le qualifier de stupide…
Vous le voyez envoyer à la commission de contrôle des documents qu’il ne faudrait surtout pas montrer, car susceptibles d’être contraires aux lois...
Rappelons ici, qu’il a tout envoyé, rien dissimulé, au contraire des autres (Fillon, Sarkozy etc.).
Réfléchissez citoyens... Pendant ce temps on vous augmente la CSG, la TVA on supprime les aides sociales, on détruit l’Hôpital qui devient un mouroir.
Pour cacher le fait qu’il est le « Président des riches », et empêcher toute alternative politique possible « Macron-jupiter » fait accuser le « tribun du peuple ».
Aujourd’hui on a appris que le commissaire Européen Günther Oettinger a déclaré : « Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter », bref un tapis rouge déroulé aux fascistes. Aucun rapport me dites-vous ? Vous êtes sûrs ???


P.S / Etant propriétaire d’une maison avec jardin, je viens de mettre à disposition un bout de terrain à un ami, pour en faire un potager. La mise à disposition est gratuite, l’électricité, les outils et l’eau qu’il utilise, c’est cadeau et de plus on prend l’apéritif ensemble.
Il faut à tout prix me dénoncer auprès des instances Européennes pour « non-respect » de la loi sur la concurrence et « détournement de terre privée à des fins collectives », avec risque de « terrorisme stalinien » et « propagande communiste ».

Mais moi, je les emmerde. Tant que je suis vivant je donne, une fois mort, je ne pourrai plus. Tel est mon privilège de « vivant communiste insoumis ».

[1Je ne le vois pas passer du temps à éplucher des contrats, il avait autre chose à faire…

Le Grand Soir

mardi 24 avril 2018

L’instrumentalisation de l’antisémitisme par quelques “personnalités”


Pierrick Tillet

À l’initiative de Philippe Val – Philippe Val ! – quelques 250 “personnalités” viennent de signer « un manifeste contre le nouvel antisémitisme » en France.

Et d’en rajouter jusqu’à l’obscénité sur le « silence médiatique », sur une « épuration ethnique à bas bruit », sur cette « faillite démocratique » qui mériterait d’être « cause nationale avant qu’il ne soit trop tard » et « que la France ne soit plus la France ».
Ho, ça vous emmerderait d’arrêter vos conneries, les “personnalités” ?
Si l’antisémitisme est toujours une triste réalité, en France et ailleurs, il n’est (heureusement) plus le fléau le plus marquant d’une réalité française et internationale autrement plus sinistre.
Quid de la pauvreté galopante créée par des voyous que vous soutenez pour la plupart ? Quid de la précarisation grandissante de masses populaires de plus en plus nombreuses ? Des suicides par désespoir au travail ? Quid du sort innommable réservé aux nouveaux damnés de la terre, ces réfugiés politiques, économiques, climatiques qui déferlent en panique à nos frontières et que nous pourchassons sans la moindre vergogne jusque dans nos montagnes ? Et de celui des Palestiniens massacrés à Gaza par la soldatesque du régime israélien ?
Je vais vous dire franchement ce que je pense, moi, père d’enfants juifs par descendance, de votre “manifeste” faux-cul hypocrite ? Une très vulgaire diversion, un écran de fumée sur les véritables tragédies actuelles de notre monde, une instrumentalisation d’un drame crapuleux (le meurtre de la malheureuse Mireille Knoll) pour masquer la politique ignoble d’Israël à Gaza – gageons que le CRIF et autres officines d’acabit identique ne manqueront pas de profiter de votre appel pour cadenasser un peu plus l’antisémitisme à l’antisionisme.

Alors je vais vous dire, chères “personnalités” : votre manifeste, sorti opportunément du chapeau comme le lapin par le magicien pour faire illusion et détourner l’attention, on l’emmerde ! Vous en faites trop, vous comprenez ? Ça ne prend plus.

dimanche 8 avril 2018

Adresse aux "pris en otages" de la CGT


Bernard Gensane

On se souvient de la tête du très réac François de Closets (85 ans aux fraises, issu d'une famille ayant fait fortune dans la vie coloniale aux Indes) accusant, lors d'un débat, un contradicteur de “ prendre les Français en otages ”, ce contradicteur lui répondant qu'il avait été, lui, vraiment pris en otage par les terroristes islamistes du Bataclan.

Que les “ otages ” de la CGT renoncent aux scandaleux privilèges qu'ils doivent à la lutte syndicale (j'ai bien dit “ la lutte ”, pas le “ dialogue ” entre “ partenaires sociaux ”) et après ils pourront discuter !

dimanche 1 avril 2018

La cinéaste franco-israélienne Simone Bitton à propos de Mireille Knoll


Europalestine

Une déclaration bien sentie et bienvenue, dans le climat délétère actuel.
"Je suis juive, je vis à Paris, et serai bientôt une vieille dame. Je suis Mireille Knoll, et je pleure sa mort terrifiante comme si elle était ma mère ou ma sœur. Sur les photos, la gentillesse de son regard et de son sourire me retourne les tripes . Comme elle, je vis seule dans un quartier populaire où il y a beaucoup de musulmans et beaucoup de juifs, et j’ai un peu trop tendance à ouvrir ma porte aux uns comme aux autres, et à tout le monde en fait. Il y a aussi plein de noirs d’Afrique, de chinois, de pakistanais, de kurdes, et que sais-je encore. Il y a des migrants qui dorment dans la rue et des voisins gentils qui leur servent un petit déjeuner chaque matin depuis plus de deux ans. Il y a de tout, même des bretons et des portugais. L’école des Loubavitch et la boucherie Halal sont sur le même trottoir, des deux côtés de la bibliothèque publique. Il y a aussi quelques junkies et autres dealers. C’est un super quartier très joli et super branché, mais parfois un peu chaud.
Pourquoi je dis tout ça ? Parce que j’ai une déclaration importante à faire, que voici :
Si un jour je suis trucidée par un voyou cinglé drogué du quartier qui en profiterait pour crier AllahouAkbar en emportant mon porte-monnaie, j’interdis à quiconque de venir avec un drapeau israélien et une carte du CRIF au rassemblement ému que vous ne manquerez pas, mes amis, d’organiser à ma mémoire. Et si Meyer Habib s’avisait de venir danser sur ma tombe, j’espère que quelques costauds parmi vous le chasseront avec des pierres. Ok ?"

Simone Bitton ( sur sa page Facebook ).

CAPJPO-EuroPalestine

jeudi 7 décembre 2017

Trop riches les smicards ! Ils ruinent la France…


Victor Ayoli

Ce sont les « Zexperts » qui le disent, et c’est ce que nous claironnent depuis mardi tous les canards laquais, toutes les machines à bruits et toutes les lucarnes à décerveler de France.

En conséquence le « Groupe d’experts pour le Smic » - si, si, ne rigolez pas, ça existe et c’est comme ça que ça s’appelle - s’est prononcé contre une hausse du Smic au 1er janvier. Pas de « coup de pouce » afin de ne pas « fragiliser les améliorations en cours ». Faut pas tracasser ce pauvre Gattaz…
L’Etat n’a plus accordé de coup de pouce au Smic depuis juillet 2012, au lendemain de l’élection de François Hollande. Lors de la dernière revalorisation, début 2017, le Smic avait augmenté de 0,93 % (mais de 0,43 % effectif compte tenu de l’inflation à 0,50 %), atteignant 1 480,27 euros brut mensuels (9,76 euros de l’heure) et 1 151,50 euros net. Vraiment trop riches ces salauds de smicards ! Ils saignent les entreprises. Faudrait quand même pas qu’ils s’embourgeoisent avec tout le pognon que les riches leur font ruisseler dessus !
Au fait, les Zexperts – tous grassement payés – qu’est-ce qu’ils connaissent de la vie d’un smicard ? Qu’est-ce qu’ils savent des augmentations des transports, des biens de première nécessité, du prix des études des gosses, des loyers, du carburant, de l’électricité, du gaz, des frais de santé, du prix des prothèses pour les sans-dents ?
Ce fameux « groupe d’experts du Smic », personne ne sait qui ils sont. En tout cas c’est soigneusement occulté dans les médias. Moi qui suis un affreux fouille-merde, j’ai cherché et j’ai trouvé. #balancetonexpert !
Renouvelé en août, le groupe d’experts sur le Smic est présidé par Gilbert Cette, professeur d’économie associée à l’université d’Aix-Marseille (également fonctionnaire de l’OCDE, il a le privilège de ne pas payer l’impôt sur le revenu ! Ben voyons !) et se compose des économistes Andrea Garnero (OCDE), Isabelle Méjean (Crest), Marie-Claire Villeval (CNRS) et André Zylberberg (CNRS et Ecole d’économie de Paris). Suivez les liens pour connaître leurs pedigrees à ces braves Zexperts et vous verrez qu’ils sortent tous du même moule.
Pour connaître le Smic, il aurait peut-être fallu au moins un Smicard dans la bande, au moins un ouvrier, une employée, un syndicaliste. Tè ! Fume…
Ils ne sont que des larbins de l’oligarchie, des nantis, des escrocs, des profiteurs. Et leurs préconisations à la kon ne sont que de vulgaires et sempiternelles vulgates ultralibérales.
Le rothschild-boy Jupitounet osera-t-il contredire les « Zexperts » ? Allons, allons, soyons sérieux. Ce sont tout de même des Zexperts…

Comme disait Johnny, il serait peut-être temps d' "Allumer le feu" !

dimanche 3 décembre 2017

Politique : passer de l’effet de surprise à l’effet rouleau-compresseur


Pierrick Tillet

Semaine politique riche en rebondissements : du crash de l’enquête truquée Odoxa au fiasco de l’Émission politique ouvertement anti-Mélenchon.

C’en était presque pathétique. Tous ces efforts – en pure perte ! – pour dézinguer la France insoumise et son leader ! Comme si c’était eux qui étaient déjà dans l’opposition et les Insoumis presque au pouvoir.
Le sondage Odoxa censé démontré la perte de popularité de Jean-Luc Mélenchon, publié – ô hasard! – la veille de la Convention insoumise de Clermont-Ferrand, était si cousu de grossier fil blanc qu’il était aisément démontable.
Et ces pauvres amateurs de Libé – retourne-toi dans ta tombe, Jean-Paul Sartre ! – qui y vont d’une désintox si approximative et lamentable qu’elle en était risible.

Vient le temps où c’est eux qui vont pleurer grâce

Enfin, quelques jours après, cette Émission politique et sa cohorte d’intervenants hystériques n’osant dire leur nom : de l’ex-trader macroniste de Wall Street, de la Société Générale et d’HSBC, maquillée en dépit de tout bon sens en « historienne » du Venezuela, à la petite patronne de fausse petite PME, aux dents rayant le parquet.
Le lendemain, ce n’était pas Mélenchon et la France insoumise qui étaient sur la sellette, mais, retour de bâtons, la Salamé et sa bande de pitoyables faux-culs. Au point même d’être poursuivis devant le CSA par Thomas Guénolé pour tromperie sur la marchandise.
S’ils lisent ce billet, j’invite tous ces tocards à le reproduire en beuglant leur indignation. Qu’ils en dénoncent la violence en frémissant de colère (elle est volontaire). Vient le temps où c’est eux qui vont pleurer grâce.

L’heure n’est plus à ménager un effet de surprise, mais à leur rentrer dans la gueule au rouleau-compresseur.

lundi 20 novembre 2017

Le démago-libéral décomplexé, le riche et le pauvre


Rosa Elle

Macron et Aurore Bergé nous l'ont dit.
Quand on est riche, la vie est dure :
- Les gens sont jaloux.
- Les riches culpabilisent grave.
- Les riches, on les flique tout le temps.
- Les riches, on leur fait porter la misère de tout le monde sur le dos.
- Les riches, ils traînent tout le monde.
Ce gouvernement est à fond dans l'anti-racisme mais juste sur ceux qui payaient l'ISF et qui ruissellent d'argent. On est injuste en fait avec eux. Du coup, le riche, il n'a pas le choix. Il part faire des cures dans les paradis fiscaux parce qu'on lui a bien dit qu'il y a pire qu'être riche, c'est de l'être moins !

Car si on est pauvre :
- On doit montrer son compte en banque pour toucher le RSA.
- On doit justifier de la couleur de son slip au bailleur, fusse-t-il social.
- On doit arrêter de frauder, car le pauvre fraude. Le riche, lui, ne fraude jamais, il est juste en dépression et doit aller faire des cures à l'étranger avec son argent.
- On doit faire des sacrifices afin de nourrir le riche, vu qu'on lui donne ensuite l'argent qu'on économise sur le pauvre mais lui, il peut comprendre ... vu que le riche, il culpabilise de sa richesse qui ruisselle ...
- On doit accepter de se faire traiter de rien, de bordélique, d'assisté etc ...
- On doit savoir qu'on va bientôt contrôler le chômeur tous les jours, eh oui, le pauvre fait exprès de rester au chômage, c'est Castaner qui l'a dit, il est jaloux des vacances des riches, donc il se fait virer pour se prendre des vacances à rien faire au lieu de trouver un boulot de merde ...
- On doit accepter aussi de la fermer, accepter tout ce qu'on vous propose pour le bien des riches qui ruissellent d'argent, qui sait, peut-être qu'en baisant bien les pieds des riches, le pauvre pourra ramasser un centime ou deux du ruissellement ...
Salaud de pauvre !
C'est dur, d'être riche ... paraît-il.
Bon, quand est-ce que les démago-libéraux d'En Marche vont-ils arrêter de nous prendre pour des cons ?
Parce qu'en terme de réalité, on a l'impression qu'on flatte les riches pour en avoir des miettes, quand on est politique, de plus en plus, car le ruissellement, il s'arrête à nos dirigeants de tout poil.
Et qu'en fait de social, si on pouvait réduire le pauvre à sa survie pour qu'il l'ouvre pas trop, juste pour que le politique démago-libéral décomplexé, hypocrite de droite en fait, puisse tranquillement fricoter avec le ruissellement du riche....sans être trop dérangé.

Que le pauvre ait le bon goût de crever en silence en fait ...

lundi 23 octobre 2017

Coup de gueule


Michel

J’ai tout fait comme on me l’a dit : j’ai acheté mon logement, une voiture, je suis parti en vacances avec mes trois enfants.

C’était d’autant plus facile que cela ouvrait de nouvelles perspectives à ma génération par rapport à celle de mes parents qui avaient connu la guerre, la morosité qui régnait chez eux pendant ma jeunesse, la difficulté à boucler les fins de mois et la tristesse de la radio nationale sur le poste à lampes.
J’ai tout fait comme on me l’a dit et je ne suis pas le seul. J’ai donc contribué aux trente glorieuses sans savoir que je polluais quand je partais en montagne ou à la mer avec ma 4L. J’ai fumé des gauloises sans savoir que fumer tue.
J’ai fait tout ce qu’on m’a dit de faire parce que ceux qui avaient conscience des risques se gardaient bien de nous alerter, et comme il fallait bien chauffer nos logements, véritables passoires thermiques, j’ai consommé du gaz pas très propre et de l’électricité qui venait des centrales nucléaires et j’ai participé au grand boom de la consommation en remplissant mon chariot dans les premiers supermarchés.
En plus, ce qu’il y avait de bien dans les années 80, c’est que les intérêts des emprunts à taux fixe souscrits pour le logement étaient bouffés par l’inflation et les augmentations de salaires qu’elle entraînait. Ça nous a bien aidés à devenir ce que nous sommes aujourd’hui, des retraités à l’aise qui peuvent profiter enfin d’une certaine sérénité après avoir bossé 45 ans et pas à 35 heures la semaine.
Fin de partie
Aujourd’hui, on vient me dire que tout ça c’est fini, non seulement pour les générations à venir mais aussi que je vais morfler avec la CSG à partir de 1200 euros par mois sans compter le maintien de la Taxe d’habitation pour les plus « nantis ». On me dit que je suis plus aisé que les jeunes et que je dois faire un effort pour eux.
D’où me vient cette affreuse idée qui me trotte dans la tête qu’en payant davantage d’impôts je vais aider les enfants de MM. Gattaz et Pinault et ceux de feue Mme Bettencourt à constituer une pelote de milliards supplémentaires ?
Et on voudrait sans doute que je batte ma coulpe en disant que tout ce qui arrive, le chômage, la pauvreté, la pollution, tout ça ce serait de ma faute, qu’il serait bon que j’avoue avoir pollué la planète, creusé la dette sans me soucier des générations à venir et qu’au final je fasse gentiment des chèques pour boucher le trou budgétaire de la suppression de l’ISF pour les plus riches. Pas question de fermer ma gueule ! À chacun ses responsabilités !
Accusés, levez-vous !
J’ai envie de convoquer devant le tribunal de l’histoire tous ces « industriels », ces banquiers et ces goinfres qui une fois fortune faite en délocalisant se sont empressés d’aller planquer leur fric en Suisse ou dans des iles exotiques. J’ai envie de convoquer en tant que complices tous les économistes qui nous servent leurs sempiternelles balivernes jamais étayées par un début de résultat tangible et qui font le sale boulot que leurs maîtres aux mains propres répugnent à effectuer. J’ai envie de demander des comptes aux politicards de tous poils et de tous bords qui savent si bien cirer les pompes des premiers et manipuler les économistes bavards pour nous dire qu’il n’y a pas d’alternative, que tout ça c’est pour notre bien et que le bout du tunnel est proche, en période électorale, seulement.
La parole est à la défense
Et que nous diraient-ils ces industriels de la finance et du chômage ? Tout simplement que la mondialisation est leur nouveau terrain de jeu et que d’un simple claquement de doigts ils peuvent envoyer des milliers de salariés au tapis parce qu’en France, Monsieur, il y a trop de charge et que ça les empêche de faire des bénéfices à deux chiffres pour leurs actionnaires.
Si vous êtes gentils, nous diraient-ils, c’est-à-dire si vous renoncez à vos systèmes de protection sociale et de retraite qui nous coûtent cher, à nous les entrepreneurs, alors on pourrait voir ce qu’on peut faire, on pourrait peut-être rester en France, si le coût du travail est égal à celui du Bangladesh.
Ils nous diraient cela pour leur défense, les industriels du profit, en ajoutant : on paye trop d’impôts et de taxes chez vous, nous sommes obligés d’aller ailleurs, en Irlande ou au Luxembourg ou bien au Portugal comme les chanteurs qui veulent jouer dans la cour fiscale des grands.
Et en plus, il y a trop de normes qui nous empêchent de polluer tranquillement…
Ils nous diraient que, bon, votre gouvernement actuel fait des efforts en supprimant l’ISF et en instituant une flat-tax sur les avoirs financiers, le tout payé par les classes moyennes, celles qui précisément sont à la retraite et qui ont pu faire leur petite pelote de laine qu’on essaye de leur voler aujourd’hui.
Ils nous diraient que le gouvernement a bien raison de leur taper dessus fiscalement parce qu’en économie, la leur, il n’y a pas de place pour les classes moyennes, seulement pour les riches et pour les pauvres, c’est plus facile à gérer.
Que nous diraient les économistes ?  Ils nous citeraient la fameuse règle des 5 C : C’est Con mais C’est Comme Cela, rien de plus, confirmant si besoin est que l’économie est tout sauf une science.
Que nous diraient les politiques ? Qu’ils ont bien essayé d’infléchir le cours des choses et d’adoucir la potion amère du libéralisme mondialisé, mais qu’ils n’ont pas pu aller plus loin dans les concessions avec M. Gattaz, vous savez, ce boloss qui veut qu’on recrute à Pôle Emploi pour faire pointer les chômeurs tous les jours. Nous aussi, on a notre Trump.
Ils nous diraient, les politiques, que la vieille économie c’est du passé et que derrière chaque chômeur, il y a un milliardaire en puissance, à condition qu’il se sorte les doigts du nez, ou d’ailleurs, qu’il prenne son vélo et aille livrer une saloperie de bouffe formatée à son voisin. La microentreprise, c’est l’avenir puisque les délocalisations et les gains de productivité repoussent sans cesse la perspective de la diminution de la courbe du chômage.
Quel verdict ?
Au terme de ce procès devant le tribunal de l’histoire, le verdict serait clément pour les financiers industriels, parce que la cour considèrerait qu’en l’absence de collusion avérée avec les politiques, il n’ont fait que leur métier en protégeant leurs actionnaires et en s’achetant des yachts de luxe immatriculés aux iles Kiribati et que s’ils ont pu faire ce qu’ils voulaient, c’est quand même grâce au laxisme de la classe politique.
Ils pourraient être reconnus tout de même un peu coupables, mais dispensés de peine, comme Mme Lagarde avec son « arbitrage » à 400 Millions dans l’affaire Tapie/Adidas
Les économistes seraient condamnés à ne plus apparaître dans les médias afin de mettre un terme à leur incontinence verbale et à faire vœu de silence en se retirant dans un monastère.
Le citoyen, coupable en dernier ressort…
Quant aux politiques, ils diraient simplement pour leur défense qu’ils ont été élu par les citoyens et que toutes les conneries qu’ils ont pu faire, c’était au nom du suffrage universel et qu’ils étaient tenu par notre vote, bien que le mandat impératif n’existe pas.
C’est de votre faute si tout cela est arrivé, vous avez élu au mieux des buses qui ont profité du système avec les emplois familiaux et au pire des hommes politiques en phase avec les théories des industriels de la finance (Ou peut être les deux à la fois) qui se contentent de passer les plats pour aller pantoufler ensuite dans les conseils d’administration du CAC 40.
Et que trouve-t-on dans cette catégorie ? Des politiques biberonnés au service public, passés par les plus grandes écoles de la République payées par vos impôts, qui se hâtent de cracher dans la soupe en rejoignant une banque d’affaires, ou en allant toucher des stocks options chez les industriels en échange d’un plan social qui fera grimper l’action ou pour les gagne-petits de se faire rémunérer à 52000 € par mois chez un transporteur ferroviaire en déficit chronique.
On ne me fera pas avaler que ces braves gens se sacrifient en renonçant à leurs avantages pour un salaire de Ministre et de Président pour s’occuper de la France et des Français. J’ai simplement en tête qu’ils sont en service commandé et qu’une fois le sale boulot fait, leur rond de serviette les attend chez les industriels de la finance.
Le sale boulot ?
C’est couvrir autant que possible les agissements des laboratoires pharmaceutiques et homologuer des médicaments contre le cancer à des prix faramineux en sachant que tout le monde ne pourra pas en bénéficier.
C’est accepter que des industriels de la chimie fassent la loi dans les campagnes et empoisonnent les terres avec la complicité de syndicats agricoles et polluent l’environnement de tout le pays en provoquant des pathologies graves.
C’est accepter que les sociétés d’autoroute continuent de racketter les automobilistes en échange de programmes d’investissement bidons.
C’est développer des discours écologiques avec des idiots utiles au gouvernement et couvrir les agissements des constructeurs automobiles qui traficotent les tests de pollution.
C’est ne rien faire pour éviter qu’on bouffe des lasagnes à la viande de cheval en limitant les effectifs et le champ d’action des agents chargés du contrôle alimentaire.
C’est accepter la fraude fiscale (60 à 80 Milliards d’euros) et les niches fiscales qui coûtent plus que le rendement actuel de l’impôt sur le revenu.
C’est donner des milliards aux entreprises avec le CICE sans que rien ne se passe sur le front de l’emploi.
C’est traiter les gens de fainéants pour les culpabiliser un peu plus d’être sans emploi et dire à ceux qui en ont un de se tenir à carreau. Etc… Etc…

lundi 9 octobre 2017

Un peu de respect, bordel de merde !


Jean Ortiz

Une adresse à ceux qui "revisitent" l’histoire du Che...

Merde, merde et merde !! Je viens de faire, comme d’hab, ma revue de presse. Ce matin, c’est « A mort le Che ! » avec l’éminente spécialiste de la sexualité de DSK, qu’elle appelle fort élégamment le « roi des porcs » dans son best seller malodorant, et interdit, « Belle et bête »...
Un livre sulfureux, pour « vendre ».
Cette dame, de « haut » niveau scientifique, recommence une opération du même acabit avec Che. De la psychologie de bazar, des rumeurs élevées au rang de vérités historiques, des ragots de bistrot... On connaît la dame et son éthique. Mais que « Sud-Ouest dimanche », un journal d’ordinaire de qualité, où j’ai de nombreux amis, lui cire les pompes, je ne le comprends pas. Ou plutôt si, je comprends tout.
Les « décideurs » ont converti en mercenaires de la plume, pour défendre le système, des littérateurs vénaux, afin de cracher sur le Che. Nous l’avons déjà écrit. Mais la ficelle est aussi grosse qu’une bitte d’amarrage (rien à voir avec les phantasmes de la dame). Ce sont les stigmatiseurs qui se couvrent de crachats. Mais attention, en criminalisant le Che, c’est d’abord nous qu’ils visent, nous tous qui voulons rompre avec le capitalisme. Il ne doit pas y avoir d’alternative ! Le capitalisme est l’état naturel de la société... Point à la ligne. Escrocs !
Et pourtant, une information plurielle aurait été possible aujourd’hui. Quasiment aucun journal n’évoque l’excellent documentaire de Tancrède Ramonet, ce soir, sur la 5. Tancrède porte le nom de son père, et sent le « rouge et noir ». Et puis il y a aussi le livre « Vive le Che ! » qui, depuis juin, fait son chemin, remplit les salles, sans l’aide des médias dominants nationaux. Avec les coups de main de quelques journalistes locaux, qui eux, respectent la déontologie du métier. Et pas parce qu’ils parlent de mon bouquin, mais parce qu’ils le confrontent, ont le courage de ramer à contre-courant, et d’envoyer bouler les idées dominantes.
Un spécialiste, y compris reconnu, parce qu’il est, et reste, communiste, qu’il n’a pas trahi, qu’il assume ses engagements, avec liberté, critique et fidélité, demeure, pour les « chiens de garde », un « dangereux communiste ». Je m’en réjouis presque. Même affaibli, nous continuons à leur pourrir la vie.
Au nom des miens, je l’ai répété mille fois, j’essaie d’être communiste. Jusqu’au bout. Que l’on attende de moi aucun exhibitionnisme, aucune repentance obscène. Je suis bien dans mon identité. J’ai des amis libertaires, trotskistes, prêtres, occitanistes, arabes, palestiniens, gitans, hamonistes, malabaristes... J’apprécie la capacité d’écoute et la simplicité de Pierre Laurent. J’aime la verve et le charisme de Mélenchon, ses meetings « pédagogiques », d’éducation populaire ; mais je n’accepte pas que qui que ce soit me demande de renoncer à ce que je suis. Je n’ai pas besoin de label, ni de passer sous les fourches caudines de la « radicalité ».
Radicalisme, rupture, radicalité, révolution, anticapitalisme, horizon communisme, socialisation, lutte des classes, internationalisme, ne sont pas pour moi des vains mots, ni des mots marketing. Ils structurent ma vie ; j’ai beaucoup donné, je ne demande en retour que le respect. Je ne supporte plus les invectives entre frères de combat de classe, les petits calculs politiciens, « hégémoniques »... Je ne suis ni mélenchoniste, ni hamoniste, ni suiviste..., peut-être « ortiziste », et simplement révolutionnaire, donc critique.
Je suis immensément heureux que le PCF rende hommage au colonel Fabien, ce lundi à 18h30, à ce Che que brandissaient les « gauchistes » en mai 1968, et que les miens considéraient alors comme un irresponsable, un boute feu, un exportateur de révolution, etc. Le Che était un communiste « sui generis », comme tous les jeunes qui en ces années 1960, libérés des dogmes soviétiques par la révolution cubaine, prirent les armes au nom de l’expérience, et l’espérance, cubaines. Et en moururent. Ils allèrent jusqu’au bout d’un sacrifice consenti. Ce sont nos frères, nos camarades. Ils sont des nôtres. Il était temps de les revendiquer... 

Miguel Henriquez, Roque Dalton, Tamara, les camarades tupamaros, montoneros, de l’ERP, guérilleros guatémaltèques, fondateurs du Front sandiniste, du Front Farabundo Marti, etc... Ils sont patrimoine commun, comme le Che, patrimoine commun de tous les révolutionnaires.

Jean ORTIZ - L’humanité Dimanche, 8 Octobre, 2017 -
 
P.S. : Je rentre d’Auch, d’un débat au Centre culturel espagnol, sur le Che. Salle comble, une quarantaine de bouquins vendus. En bas, d’en bas, partons à la reconquête de nos valeurs, de nos utopies...




dimanche 6 août 2017

Football : ça sent la merde

Jean Ortiz

Peut-on parler de sport lorsque l’on brasse des sommes sans limites, lorsque l’argent corrompt, humilie, prostitue, écrase, les valeurs originelles du sport : le partage, le dépassement de soi, l’amitié entre les peuples, la solidarité...

La « clause libératoire », le « flair-play financier », les « sponsors », les « produits dérivés », les « droits télés », les mirobolants profits des « paris en ligne » (périls en ligne), le « marché des transferts », « les classements » des « joueurs les plus chers » (le joueur devient une marque, une marchandise), les « mieux payés » (des années de SMIC), le « classement des clubs les plus riches »...
La langue n’est plus celle du sport... Et s’il n’y avait que la langue... !
Où sont les voix discordantes ? La quasi totalité des journalistes, des commentateurs, des « spécialistes », des footeux et autres mercenaires, « sautent comme des cabris ». Neymar au PSG !!!!! Neymar, l’astre solaire !! « C’est bon pour l’image de la France !! » Un pays qui compte sur un hyperdoué du ballon rond pour rayonner dans le monde est un pays malade... Avant, il y a encore une vingtaine d’années, la France incarnait le pays de la révolution française, des Lumières...
Elle est devenue le marché financier du Qatar (entre autres) ; le Qatar, un pays où la femme est reine, où l’argent des riches est roi, un pays clean, dont les amitiés, dit-on, avec des réseaux suspectés de soutien au terrorisme, narguent la « communauté internationale ». Et les Qataris se marrent... Ils dominent le marché sportif. Le Qatar : cela les fait rêver. Les Qataris investissent dans « le sport » comme d’autres dans la bombe... Ils achètent, comme instruments de propagande, des clubs, des immeubles, des télés, organisent de grandes épreuves... Des millions d’ados, de gamins, portent des maillots « Qatar Airways », « Emirates »... La coupe du monde de foot de 2022 a échu au Qatar en toute transparence... Miracle des miracles.
Cet argent a un goût de gaz, de pétrole, de scelles et de sang. Peut-on parler de sport lorsque l’on brasse des sommes sans limites, lorsque l’argent corrompt, humilie, prostitue, écrase, les valeurs originelles du sport : le partage, le dépassement de soi, l’amitié entre les peuples, la solidarité...
Les conséquences du « transfert du siècle » sont d’ores et déjà néfastes pour nos jeunes : le sport devient synonyme de compétition à mort, et « que le plus riche gagne ! », synonyme d’enrichissement, de réussite sociale... « Devenez milliardaires ! » 
 
Au même moment, combien de petits clubs de villages, de quartiers, crèvent, combien de bénévoles n’ont même plus les moyens de leur bénévolat, combien de services publics aimeraient disposer de telles sommes pour répondre aux vrais besoins ?
Quelque chose est pourri au royaume du damné mark (presque du Shakespeare).