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jeudi 9 août 2012

Au bout de ton regard

Jean Saint-Vil                                   
Au bout de ton regard,
Il y a les feux verts,
Clignotants des sourires
Accueillants bras ouverts
Comme des feux de joie.
 
Au bout de ton regard,
Il y a des appels
De phare éblouissants
Qui sautent aux yeux du monde
Comme des folies d’amour.
  
Jean Saint-Vil

vendredi 3 août 2012

Jeux de la forme et du fond

Jean Saint-Vil                                                              
 
Quand je cherche la forme,
Le fond prend le dessus.
Quand je cherche le fond,
La forme n’a plus de sens.
 
Ainsi de suite, et je perds,
Et la forme et le fond,
Qui ne font que des émules,
Dans leurs jeux ondoyants.
 
Forme et fond sont pervers,
Sous leurs angles de vue,
Très divers, comme les hommes
Qui les tiennent de très près,
Sous les coupes de leurs mots.
 
Jean Saint-Vil

lundi 16 juillet 2012

Nostalgie


Jean SAINT-VIL                                                 

Je te cherche
Dans les plis de l’oubli,
Sous les cendres du passé
Lointain de nos souvenirs.
 
Tu reviens, je ne sais,
Sous quelle forme !
Rêve, cauchemar qui me hante,
Ironie de mes nuits d'insomnie.
 
Je ne trouve même pas ton ombre,
Dans la brume qui s’étale,
Dont je ne suis que l’otage solitaire.
 
Que l’oubli est cruel,
Faisant perdre les pédales
Sur les pistes où dérapent
Les amours, sans appel !

Jean SAINT-VIL
le 2 juillet 2012

mardi 12 juin 2012

Laisse-moi planer

Jean Saint-Vil                    

Laisse-moi planer
Comme l’ombre d’un doute
Qui gagne l’esprit
Et qui s’égare
Dans les nuages
Des illusions
D’une vie meilleure.
 
Laisse-moi planer
Dans mes erreurs
Comme une lumière
Aux yeux qui pleurent
En gouttes opaques,
Leurs malheurs
À la queue leu leu.
 
Laisse-moi planer
Dans le vertige
De mon surplace
Tandis que d’autres,
Allègrement,
Franchissent les haies
De l’évidence.
Jean SAINT-VIL
le 9 juin 2012

mercredi 16 mai 2012

Toute langue est unique

Jean Saint-Vil
Toute langue est unique
En ses mots et pensées,
En ses bruits et silences
Qui l’élèvent pas à pas
Dans l’ascenseur des cieux.
 
Toute langue est unique
En ses ruses et ses saintes vérités
Que débite sa faconde
Au sommet de ses temps de parole,
Où prospèrent sans encombre les débats.
 
Toute langue est unique
Dans les coups et blessures
Qu’elle assène dent pour dent,
Dans les bouche-à-oreille
Qu’elle propage dans les airs.
 
Toute langue est unique
Dans les jeux des échanges
De caresses qui ne vont
Pas plus loin que le bout
De leur nez invisible en pleine nuit.
 
Jean SAINT-VIL
le 13 mai 2012






jeudi 25 août 2011

Nuits de tristesse

Jean Saint-Vil

Connais-tu la tristesse
Des longues insomnies
Qui jouent les yeux figés
Sur les aiguilles du temps
Avec toutes nos angoisses,
Pour que nos nuits soient blanches,
Avec nos idées noires,
Pour que nos rêves disjonctent,
Avec du plomb dans l'aile
Comme les oiseaux qui tombent,
Pour que nos jours s'emboitent
Comme des tarlatanes
Sous des jupes étagées
Qui s'envolent en volutes
Dans nos yeux ébahis,
Pour qu'on soit dans les vapes
En faisant grise mine
Comme une dive bouteille
Dans sa crise du vide
Face aux verres qui attendent
Qu'on les lève, qu'on les trinque,
Et peut-être qu'on les casse
Tout le long d'une nuit
Jusqu'au lever du jour,
Qui pleure ses cauchemars ?

Jean SAINT-VIL
le 20 août 2011

mercredi 27 juillet 2011

La voix de l’amour

Jean Saint-Vil

La voix de l’amour
D’une même voix,
D’un même souffle,
Sur les tons du hasard,
Parle la voix de l’amour.
Elle peut vite s’emballer
Dans un grand déballage,
Filant un train d’enfer
Tout droit au septième ciel.

D’une même voix,
D’un même souffle,
Sur les tons du hasard,
Parle la voix de l’amour,
En changeant de registre,
Se gavant de toutes les gammes
Du grave à l’aigu
Jusqu’aux cris ineffables.

D’une même voix,
D’un même souffle,
Sur les tons du hasard,
Parle la voix de l’amour.
Qu’en sais-tu de la suite
Ou plutôt de sa chute
Indicible aux enfers
De l’orgasme souterrain ?

Jean Saint-Vil

jeudi 19 mai 2011

Moi, j’ai le cœur qui tambourine

Jean Saint-Vil

Moi, j’ai le cœur qui tambourine
Dans un traintrain à cent à l’heure
Qui de mes virées au septième ciel
Brûle les étapes chaudes des plaisirs
D’un bout à l’autre de mes amours.

Moi, j’ai le cœur qui tambourine
Dans l’état de grâce d’amours nouveaux
Par-ci, par-là, dans tous les cœurs,
Qu’on dit frivoles comme le mien
Qu’à cela ne tienne, et je m’en fiche éperdument.

Moi, j’ai le cœur qui tambourine
Dans un traintrain de tous les dangers,
De jalousie, ou d’épectase,
D’amours qui sautent par la fenêtre,
Qui cambriolent, qui cabriolent,
Dans tous les cœurs, dans tous les lits.

Jean Saint-Vil

jeudi 5 mai 2011

Le temps de l’amour

Jean Saint-Vil

Le temps de l’amour
Ne se résume, ni ne se mesure
En heures, minutes, secondes,
Mais en temps de présences,
Et en temps de souvenirs.

Nul ne peut présager
Du futur de l’amour,
Incertain, volatil comme les rêves
Dans nos têtes qui toujours perdent pied
Dans les nuages du sommeil.


Jean SAINT-VIL
le 27 avril 2011