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vendredi 17 mai 2024

Le Soleil se fâche !

Olivier Cabanel

C’était prévu, mais pour un peu plus tard... la Nasa l’avait annoncé pour juillet 2025... mais le Soleil, un peu lunatique, a manifestement changé d’avis.

La Nasa avait affirmé qu’en décembre 2019, le Soleil avait débuté son 25ième cycle d’activité, celui-ci ayant une durée de 11 ans, et devait se manifester sur Terre par de puissantes aurores boréales, comme celles que nous observons depuis quelques jours, notamment au Mont Saint-Michel.

Certains avaient fait d’autres prédictions, affirmant que cela pouvait arriver entre novembre 2024 et mars 2026lien

Ces aurores boréales font le bonheur des internautes médusés devant tant de beauté, sans savoir que les conséquences de cette activité solaire, provoquée par des tempêtes solaires, peuvent avoir des conséquences graves sur l’activité humaine entre autres…

Ces tempêtes solaires sont assez bien étudiées, et l’on sait aujourd’hui qu’elles se déroulent en 3 phases : d’abord arrive la lumière solaire de haute énergie, rayons x et lumière ultra-violette, ionisant la haute atmosphère terrestre et interférant avec les communications radio... les aurores boréales en sont la manifestation visible. Puis, survient une tempête de radiation, potentiellement dangereuse pour les astronautes... et finalement un nuage chargé de particules atteint l’atmosphère terrestre au bout de quelques jours, interagissant avec notre champ magnétique, tout en produisant de puissantes fluctuation électromagnétiques.

Cette situation s’est produit plusieurs fois dans le passé, notamment le 1 septembre 1859, libérant une quantité d’énergie équivalente à celle produite par 10 milliards de bombes atomiques. lien

D’après Tim Heaton, professeur de statistiques appliquées à l’Université de Leeds, en Angleterre, l’impact d’une telle tempête pourrait coûter des milliards de dollars en terme de PIB : « elle pourrait causer d’énormes dégâts à nos réseaux électriques, provoquant des pannes d’électricité à l’échelle nationale pendant des mois, mettant hors services les satellites, détruisant les panneaux solaires, empêchant toute communication »Lien

Or l’éruption solaire en cours est de classe X 1,7, avec des zones actives de 15 taches solaires nommées AR 3664, de classe magnétique Bêta-Gamma-DeltaOn sait aussi que son emplacement est S16 W89Ces taches solaires font face à la Terre et sont parmi les plus grandes jamais observées, 15 fois la taille de notre planète, soit 200 000 km. lien

AR3664 a déjà causé des perturbations radio en Europe et en AfriqueLien

Spaceweather.com affirme que AR3664 ne risque pas de répéter l’évènement de 1859, appelé évènement de Carrington, du nom de l’astronome qui l’avait découvert, laquelle s’était produite entre le 28 août et le 4 septembre 1859 : cette tempête était si puissante que les aurores boréales étaient visibles jusqu’à Cuba et HawaïLe nuage de plasma s’était dirigé vers la Terre, le 1er septembre 1859 à une vitesse de 2000 km/s, et l’avait atteint en un peu plus de 17 heuresUne autre alerte avait été lancée le 23 juillet 2012, mais fort heureusement la Terre se trouvait écartée de la ligne de tir proprement dite, bonne nouvelle donc, car cette éruption solaire était de la même importance que celle de 1859. lien

Tout ça n’est pas une bonne nouvelle par nos sociétés qui ont tout misé sur l’électrique... les antennes 5G en pâtiraient, mais pas seulement…Toute l’informatique embarquée dans les avions, et dans nos fameuses voitures électriques aussi…Ainsi que nos ordinateurs, nos satellites, qui rappelons-le, sont le relais de nos I-Pad, de nos transactions financières…

Et l’humain dans tout ça ?

Les experts affirment que ces éruptions ne présentent pas de danger pour l’homme, puisqu’il serait protégé par le bouclier géomagnétique...on ne peut pas en dire autant pour ceux qui naviguent dans l’espace, ceux de la SSI (Station Spatiale Internationale) ou aux occupants des avions de grande ligne. lien

Sauf que, en cas d’inversion des pôles, la situation pourrait se compliquer. En effet, depuis 15 ans le pôle Nord magnétique se déplace, et de plus en plus vite, à une vitesse d’environ 60 km par an actuellement, s’il faut en croire le géologue Nicolas Coltice, et d’après lui, il peut arriver que le pôle Nord magnétique se retrouve au pôle Sud, ainsi que cela s’est produit dans le passé...il y a 780 000 ans, même si ce mouvement est inhabituel, et qu’il ne devrait pas se produire au cours de ce siècle. lien

Certains, comme Thierry Dudok et Aurélie Marchaudon, affirment « en général, nous sommes bien protégés du Soleil, notre atmosphère bloquant une grande partie des rayons UV et X, mais quand les éruptions solaires sont suffisamment fortes et orientées vers la Terre, elle peuvent créer des perturbations sur notre planète (…) la prochaine éruption solaire est attendue pour l’été 2025  »... Manifestement, eux aussi se sont trompés. lien

Le problème, c’est que nous n’avons pas beaucoup de solutions pour parer à ces « inconvénients », même si le réseau électrique français serait moins exposé que celui du Canada, du Nord des États-Unis, ou des pays scandinaves...lien

Un joyeux bordel en prévision donc, car comme dit mon vieil ami africain : « le soleil est l’ombre du village ».

agoravox.fr

jeudi 16 mai 2024

Subir la décroissance

Olivier Cabanel

La question du choix « croissance ou décroissance » ne se pose plus, car cette décroissance, elle est déjà en route, il va falloir s’y habituer, et surtout, se poser la question : comment la gérer…

Il s’appelle Aurélien Barrau, et cet astrophysicien philosophe mérite d’être entendu, car son analyse de notre situation est d’une rare pertinence…Lors d’une conférence il s’est largement exprimé sur la décroissance, qui, pour lui, n’est plus du domaine du choix, elle est là, et il faudrait plutôt s’intéresser à sa gestion.

Il a commencé son intervention sur le changement de l’axe de rotation de la terre, et il précise que tout ce qui se passe à la surface de la terre a légèrement infléchi l’axe de rotation de la terre, sauf que, jusqu’à présent, ce n’était pas mesurable… : « quand un éléphant se déplace, il participe à ce changement, sauf qu’on ne pouvait pas le mesurer, mais ce qui est remarquable c’est qu’aujourd’hui, c’est mesurable ».

Le changement est infime, mais il est là, inéluctable, et pour Barrau, nous en sommes en grande partie responsables, et toute la vie sur terre dépend de cette inclinaison...les saisons entre autres.

Il n’est pas le seul à s’inquiéter de cette situation : le Professeur Ki-Weon Seo de l’université nationale de Séoul est arrivé à la même conclusion : «  sur des temps géologiques, environ tous les 41 000 ans, l’inclinaison de l’axe de la Terre peut varier entre 22° et 25°. or les variations d’origine humaine sont observables sur 2 décennies seulement, d’autant plus que la principale problématique concerne un changement anormal de la direction de l’axe de rotation de la Terre  ». lien

Un rapport scientifique daté de 2016 le confirme : « les données géodésiques spatiales et gravimétriques pour la période 2003-2015 montrent que toutes les principales caractéristiques du mouvement polaire s’expliquent par le transport de masse continent-océan à l’échelle mondiale. Les changements dans le stockage terrestre de l’eau (TWS) (…) expliquent ensemble la quasi-totalité de l’amplitude et du changement de direction moyen du changement observé  ». lien

Les nappes phréatiques sont des réserves d’eau douce, enfouies sous la surface de la terre. Ces poches parviennent à retenir l’eau parce qu’elles sont posées sur des plateaux rocheux relativement imperméables. Selon un rapport de l’Unesco, daté de 2022, sur la nécessité de valoriser les ressources en eau, notamment souterraines, elles représentent 99 % de la totalité de l’eau douce sur Terre. lien

Le professeur de Séoul précise : « on estime entre 11,1 millions et 15,9 millions le nombre de mètres cube d’eau qui s’y trouvent, mais ces volumes ne se renouvellent pratiquement pas ».

Des chercheurs de l’Académie des sciences chinoises sont arrivés à la même conclusion, affirmant que la fonte des glaciers, due au changement climatique a suffisamment redistribué les eaux, accélérant le déplacement du pôle nord, mettant aussi en cause les pompages des eaux souterraines. lien

Mais revenons à la conférence de Barrau...

S’il est vrai que tous nos déplacements, comme ceux des animaux, y participent, il y a d’autres raisons à ce changement, dus en grande partie à notre activité prédatrice. Vider la terre de ses ressources, en sortant du sol les minerais dont notre industrie est gourmande modifie donc en profondeur le fonctionnement de notre planète. Pour ne rien arranger, notre activité a enclenché le changement climatique, et finalement, les banquises ayant en partie fondu, la répartition des masses colossales d’eau changeant, l’axe de la planète est modifié…

Il insiste sur une réalité incontournable, en pompant, tels des Shadoks en folie, l’eau, et les minerais, nous nous mettons dans une situation délicate, pour laquelle il n’est plus possible de revenir en arrière aujourd’hui, même si ce déplacement de l’axe de la terre reste encore marginal voire symbolique. En pompant de plus en plus dans les nappes les eaux profondes, on oublie que nous nous mettons dans une situation « non renouvelable »...d’autant qu’au niveau des minerais énergétique, on a déjà extrait quasi la moitié de ce qui est disponible, et les extractions vont fatalement diminuer...du coup la question de la décroissance ne se pose plus, car elle est déjà une réalité.

Ce qui est plus grave, c’est que « la planète commence à être façonnée par les humains ». En haut lieu, ça ne semble pas avoir ému grand monde, puisqu’on sait que, depuis 2016, les banques ont financé à hauteur de 1000 milliards les activités fossiles des grandes entreprises. lien

Barrau se pose aussi la question qui tue : « est-ce qu’on pourra savoir dans 100 millions d’années si l’être humain a existé ?...ça ne sera pas facile (…) on ne pourra pas le voir en étudiant les carottages, parce que la glace aura disparu...mais en revanche on constatera une chute draconienne de la vie sur terre, en étudiant les fossiles, sans que soit évoqué une raison géologique ou climatique  ».

Aurélien en conclut que la question du choix de la décroissance ne se pose plus aujourd’hui, car elle est en route d’ores et déjà, vu que les stocks de ces richesses terrestres n’est pas illimité, il n’est pas renouvelable. Pour le philosophe, nous devrions plutôt mettre en place des stratégies pour gérer ce qui est déjà en train d’arriver.

À ce moment de la conférence, Barrau évoque l’activité artistique, car comme il le dit, « l’artiste ne peut créer que sous la contrainte (…) et la contrainte est donc un moteur de la création, de l’invention »... » et cette opportunité de contrainte qui nous est offerte devrait finalement nous réjouir, affirme le conférencier.

Or, si nous continuons comme si de rien n’était, nous allons vers des situations compliquées, avec des génocides, des dictatures, des guerres et il remarque qu’actuellement, ce ne sont pas de grands démocrates qui gagnent aujourd’hui toutes les élections ... lien

Nous voilà prévenus...la contrainte évoquée par l’astrophysicien va-t-elle générer des solutions pour échapper au pire ?…

Comme dit mon vieil ami africain : « la Terre est ronde afin que l’on ne puisse pas voir trop loin notre route ». 

Agoravox.fr

jeudi 9 novembre 2023

A côté de la plaque

Olivier Cabanel

À lire quelques publications qualifiées de « scientifiques », on peut légitimement s’interroger sur la crédibilité de certaines informations…

En effet, certains affirment que nous en serions à la 5ème extinction des espèces, précisant que la 1ère aurait eu lieu il y a 450 millions d’années, suivie par celle du Dévonien, il y a 375 millions d’années, puis celle du Permien Trias (250 millions d’années), celle du Trias Jurassique, et la dernière en date du Cretacé-Paléogène, il y a 66 millions d’années... lienOfficiellement il n’est doc question que d’une prochaine « sixième extinction de masse »...évoquée dans un rapport d’experts de l’ONU sur la biodiversité (IPBES) publié le 6 mai dernier, laquelle extinction menacerait un million d’espèces. lien

Il semble pourtant que des oublis de taille aient été faits…

Quid de l’explosion de l’hyper volcan du Toba qui s’est produite il y a à peine 75 000 ans, et qui, aux dires des scientifiques n’aurait laissé sur la terre que 2000 humains ?

Je l’évoquais dans un article ancien, lequel a servi de base quelques années après à un documentaire diffusé sur ArteVidéo

Et pourtant ce n’est pas tout.

Qui a entendu parler des Champs Phlégréens ?

Il s’agit d’une caldeira de 13 km de diamètre, une cuvette près du golfe de Pouzzoles, à coté de Naples, sur laquelle vivent 360 000 personnes, sans sembler se douter que sous leur pied se trouve ce qu’il est convenu d’appeler un hyper volcan. lien

Pourtant, le 27 septembre dernier, un tremblement de terre de magnitude de 4,2 s’est produit, incitant le gouvernement italien à travailler sur un plan d’évacuation de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Heureusement, le géophysicien Warner Marzocchi, de l’Université de Naples se veut rassurant et a déclaré : « nous n’observons aucune anomalie pré-éruptive, qui indiquerait que le magma est en train de remonter ». Tous les scientifiques ne sont pas aussi optimistes, et certains rappellent que cet hyper volcan est entré en éruption pour la dernière fois en 1538. lien

Et quid du Perapi, sur l’Île de Java, l’un des volcans les plus actifs au monde, et qui est entré en éruption début 2023 ?

N’oublions pas le Popocatelpt, littéralement « la montagne qui fume » surnommé « el Popo » pour lequel les autorités mexicaines se préparent à une éventuelle éruption depuis le mois de mai, et qui menacerait la vie de dizaines de millions de personnes. lien

On est donc bien loin des 5 extinctions d’espèces annoncées, d’autant que d’autres experts en sont déjà à 6 et se préparent à une 7ième...expliquant que la toute première extinction aurait eu lieu il y a près de 550 millions d’années. soit 100 millions d’années avant celle comptabilisée précédemment.

Pour affirmer ça, ils se sont basés sur la découverte de la «  faune d’Ediacara », nom donné aux fossiles de collines situées au sud de l’Australie, dans lesquelles on a découvert vers 1946 des fossiles d’animaux, des « pétalonomides » aux corps en forme de plumes, côtoyant avec des « kimberellas », semblables à nos limaces actuelles, alors que flottaient déjà des Cnidaires, ancêtres des méduses. lien

Or, en comparant ces fossiles d’Ediacara, aux fossiles trouvés 10 millions d’années plus tard, les scientifiques ont réalisé que 80 % des anciens fossiles avaient disparu.

Qu’a t-il-pu se passer entre-temps ? lien

Si l’on ajoute à ces 6 extinctions probables celle du Toba, et celle survenue il y a 14 300 ans, nous serions à l’aube d’une 9 ième extinction…à moins que, sous peu, d’autres découvertes soient faites…

Déjà, une étude publiée le 1 août 2022 par des chercheurs du CSER, (Centre pour l’étude des risques existentiels de l’université de Cambridge), sous la houlette de Luke Kemp, auteur principal de l’étude, affirme que le changement climatique pourrait être à l’origine d’une catastrophe apocalyptique, assurant que « si les probabilités de celle-ci restent faibles, être aveugles aux pires scénarios est une gestion des risques au mieux naïve, au pire, mortellement insensée  ».

En effet, si les climatologues du GIEC s’en sont tenus aux impacts d’un réchauffement climatique d’un maximum de 2°C au dessus des températures observées en 1850, qu’ils jugeaient déjà dévastatrices, évoquant l’extinction des espèces, la malnutricion, les pénuries d’eau (lien), les auteurs de l’étude de l’Université de Cambridge assurent qu’une hausse de température de plus de 3°C d’ici 2100 aurait des conséquences autrement plus dramatiques.

Dans ce type de scénario, sous estimé, et trop peu pensé, 2 milliards d’humains seraient concernés, notamment ceux qui habitent les régions les plus densément peuplées.

Selon ces experts, il faudrait surtout se concentrer sur « l’effet domino » évoquant les points de bascule où l’augmentation de la chaleur déclenche un autre évènement naturel qui fait d’autant plus monter les températures, envisageant que les émissions de méthane se dégageant du pergélisol en train de fondre, ou même le cas ou les forêts deviendraient émettrices de carbone au lieu de l’absorber. lien

Face à tous ces scénarios, les réactions sont diverses : au-delà des climato-sceptiques qui doutent encore du changement climatique, (lien), il y a les « aquabonistes » chers à Gainsbourg, qui pensent que, quoi qu’il en soit, nous ne pouvons que subir...il y a aussi les « survivalistes » qui se préparent à affronter une situation compliquée...(ils seraient entre 100 000 et 150 000 dans le monde qui se retrouvent déjà dans un salon, le Survival Expo lequel se tient tous les ans à Paris, dans le parc floral : du 24 au 26 mai 2024 et puis les « gretathunberghistes », et autres militants résistants du « soulèvement de la terre ».

Dans quel camp serez-vous ?

Comme dit mon vieil ami africain : « Tous les blancs ont une montre, mais ils n’ont jamais le temps  ».

Agoravox.fr

dimanche 15 août 2021

Le Pentagone parle des ovnis : coup de bluff ?

Bellaciao

Fin juin aux Etats-Unis, le Pentagone publiait un rapport sur 144 incidents impliquant des objets volants non-identifiés, OVNIS...

...reconnaissant timidement que certains étaient le fruit de technologies non-humaines, en tout cas une piste à ne pas écarter.

Pendant une semaine, les médias du monde entier ont relayé avec une gravité inconnue jusque là cette histoire, y compris en France, de l’AFP à France 2, en passant par France Soir. Il va être difficile de rire du sujet.

On notera que cette divulgation progressive a été mise en place sous le mandat de Trump. À l’époque, certains journalistes y ont vu une excentricité de plus de la part du milliardaire président. Biden sur ce sujet assure simplement la continuité.

Mais dans quel but ? D’aucuns y voient une forme de bluff. Les Etats-Unis restent la nation la plus puissante du monde et entendent le demeurer face à la Chine en pleine expansion. La maîtrise de l’information (et des secrets qui vont avec) est un outil de puissance. De la même façon que la Chine maintient l’omerta sur les origines de l’explosion du coronavirus 19 à Wuhan, les Etats-Unis manient l’information sur la question OVNIS (Aliens ? Drones secrets ?).

Des millions de gens ébranlés par la brutalité de la crise Covid sont probablement en état en 2021 d’appréhender l’existence d’autres sociétés dans l’univers. D’autres y sont farouchement hostiles. On finira par y voir clair.

Pendant ce temps, en France, début du mois d’août, une association, CERO France a publié un recueil de témoignages étonnants, dérangeants, poignants de français confrontés dans leurs parcours personnels à la question extraterrestre. 

À noter que l’association est la seule en France (voire en Europe) à travailler sérieusement sur ces questions qui font écho (lointain) au rapport du Pentagone. L’ouvrage s’intitule sobrement ’Rencontres Extraterrestres’. Affaire à suivre.

bellaciao.org

mardi 6 juillet 2021

Un « pognon de dingue » pour la PMA

Victor Ayoli

La PMA pour toutes a été votée. Pourquoi pas. On peut pourtant ne pas apprécier qu'elle consacre le droit Á l'enfant au détriment des droits DE l'enfant. Et qu'elle est financièrement injuste envers l'immense majorité des femmes.

Au fait PMA, késako ? C'est la « Procréation médicalement assistée ». C'est-à-dire l'insémination artificielle selon des procédés largement employés dans les élevages de bovins. Elle permet la grossesse par le biais de l’introduction d’un échantillon de spermatozoïdes dans l’utérus. Les spermatozoïdes peuvent provenir du partenaire ou bien d’un donneur. Pour maximiser les chances de grossesse, les ovaires sont hormonalement stimulés et l’ovulation contrôlée, pour pratiquer l’insémination au moment le plus opportun. Ça c'est la méthode simple. On peut faire plus compliqué avec un processus dans lequel l’ovule est fécondé en dehors de l’utérus avant d’y être réimplanté. C'est la fécondation in vitro, la FIV. Avec plusieurs variantes concernant les fournisseurs des ovules et du sperme.

Là on commence à friser les dérapages pas toujours contrôlés vers l'eugénisme et le bébé-produit. Ou comment les humains, seront bientôt sélectionnés comme des animaux d'élevage. C'est un volet de la bio-économie : un marché mondialisé du corps humain, dont les éléments (sang, ovules, cellules, tissus…) sont de plus en plus marchandisés, comme dans l’industrie de la procréation.

Ma foi, aux temps de la marchandisation de tout, c'est dans l'ordre des choses ultralibérales : le marché s’infiltre jusqu’au plus intime de nos vies, dévastant des siècles de culture et de civilisation dans le but d’isoler les individus pour mieux les tenir en son pouvoir. Avec la complicité d'un certain socialisme qui se révèle ainsi l’idiot utile du capitalisme le plus brutal.

PMA, pourquoi pas. Puisque les institutions démocratiquement élues de la République l'ont voté, on ne peut que l'accepter. Mais là où on peut légitimement renâcler, c'est de faire rembourser par la Sécurité sociale un acte qui n'a pas pour finalité de soigner une maladie mais de procurer un confort de vie à des individus. Depuis son apparition, la médecine a pour but de remédier à la maladie. Dans ce cadre, la loi autorisait la PMA pour pallier une infertilité pathologique, qui devait être médicalement constatée.

Avec la suppression de ce critère dans la nouvelle loi votée, la médecine devient non plus de soin mais d’augmentation et de transformation de l’humain, et la technique médicale ne servira plus à rétablir l’équilibre de la condition humaine, mais à dépasser ses limites et ainsi opérer un basculement de civilisation qui va accélérer la marche vers le transhumanisme. Il y a là beaucoup de sous en jeu ! D'ailleurs la Silicon Valley travaille à l’heure actuelle sur un grand nombre de projets destinés à faire naitre un homme augmenté, voire à vaincre la mort et que ça représente un marché potentiellement énorme. Aux fous !

En attendant, c'est à nous que cette loi va coûter un pognon de dingue. Actuellement il y a 150 000 tentatives de PMA par an en France. Il en résultera 25 000 enfants. Le coût pour la Sécurité sociale est de trois cents millions d’euros. Chaque enfant né par PMA « coûte » donc 300 000 000 divisé par 25 000 égale 12 000 euros. Il y a là un cas d'injustice flagrante envers les femmes qui font « bêtement » leurs bébés à l'ancienne, non ?

Le Conseil d'état aura-t-il la lucidité et le courage de dénoncer cette injustice, et, soit d'invalider cette loi, soit d'imposer de donner la même somme aux femmes « archaïques » qui font leurs enfants « vulgairement », comme les autres animaux, selon une méthode qui ne manque pourtant pas de charme ?

Mais il est vrai qu'on est au temps de la dictature des minorités agissantes...

agoravox.fr

mercredi 14 octobre 2020

Bébés par PMA ou « à l’ancienne ». Femmes, exigeons le même coût pour toutes !

Victor Ayoli

Afin de manifester son opposition au projet de loi de bioéthique, le collectif « Marchons enfants ! », qui rassemble 22 associations, a appelé les Français à manifester ce 10 octobre, à Paris et dans d’autres villes de France. Succès ou échec ? Bof…

Une PMA, quèsaco ? C’est la contraction de « Procréation médicalement assistée  ». Un acronyme célèbre mais dont on ignore souvent ce qu’il englobe. En effet, la PMA propose plusieurs procédures.

L’insémination artificielle, qui permet la grossesse par le biais de l’introduction d’un échantillon de spermatozoïdes dans l’utérus. Les spermatozoïdes peuvent provenir du partenaire ou bien d’un donneur. Pour maximiser les chances de grossesse, les ovaires sont hormonalement stimulés et l’ovulation contrôlée, pour pratiquer l’insémination au moment le plus opportun.

La seconde technique de PMA est la fécondation in vitro aussi appelée FIV. Cette technique est plus complexe. L’ovule est fécondé en dehors de l’utérus avant d’y être réimplanté. Il existe cinq variantes possibles de la fécondation in vitro  : une FIV avec ses propres ovules et le sperme du partenaire, une FIV avec ses ovules et le sperme d’un donneur, une FIV avec les ovules d’une donneuse et le sperme du partenaire, une FIV avec donneurs pour les deux types de gamètes et enfin la méthode ROPA. Cette dernière méthode permet à un couple de femmes de participer toutes les deux à la grossesse, l’une en fournissant l’ovule, l’autre en portant l’enfant. Ouf ! lien

Dans la Loi Bioéthique contestée par ces manifestants, une disposition dérange, c’est le remboursement de la PMA par la Sécurité sociale, même pour une PMA « de confort » et non pour pallier une carence médicale comme avant.

Actuellement il y a 150 000 tentatives de PMA par an en France. Il résultera 25 000 enfants. Le coût pour la Sécurité sociale est de trois cents millions d’euros.

Chaque enfant né par PMA « coûte » donc 300 000 000 / 25 000 = 12 000 euros.

Il serait donc logique et surtout JUSTE de donner la même somme aux femmes qui font leurs bébés « à l’ancienne » !

Rappelons le mode d’emploi pour faire les bébés « à l’ancienne » pour celles et ceux qui l’auraient oublié : après plein de caresses, mots doux et bisous partout partout (on dit les préliminaires), le Monsieur monte sur la Dame, celle-ci ouvrant ses cuisses et son huis afin que celui-là puisse introduire aisément sa seringue de chair (on dit position du missionnaire). D’autres positions sont possibles en fonction de la souplesse et de l’imagination des deux gymnastes.

Après quelques mouvements gymniques conjugués entre les deux amoureux (on dit partenaires sexuels), un grand mais trop bref plaisir (on dit jouir) récompense (pas toujours pour la Dame) les deux gymnastes et alors l’appendice du Monsieur (on dit le pénis ou plus familièrement la bite) expulse (on dit éjacule) dans le réceptacle de la Dame (on dit le vagin ou plus familièrement la chatte) des millions de « petites graines » (on dit spermatozoïdes) qui entament une course effrénée pour être les premières à féconder l’ovule de la Dame. Une seule « petite graine » gagnera et donnera la vie à un bébé (ou deux et plus si affinités).

Finalement la méthode « à l’ancienne » ne manque pas de charmes !

Et mérite d’être rémunérée au même titre que la méthode « médicalement assistée » ! Non ?

agoravox.fr

dimanche 31 mai 2020

Porte bonheur en 5 lettres

Olivier Cabanel

Ce mot de 5 lettres, devenu célèbre grâce à un général napoléonien, serait en passe d’être une solution radicale pour soigner des maladies inflammatoires chroniques du système digestif, comme par exemple la maladie de Crohn...


On a entendu parler des mérites de l’urinothérapie, appelée aussi « amaroli » dont le principe consiste à boire sa propre urine afin de soigner diverses affections, même s’il faut rester prudent, car, à ce jour, aucune étude sérieuse ne permet d’approuver cette thérapie. lien

Quoi qu’il en soit, les adeptes de cette méthode sont catégoriques, et affirment qu’elle peut aider l’organisme à combattre l’asthme, la dépression, la migraine, certains troubles digestifs, les rhumatismes, mais aussi la grippe, voire, en application locale, le mal de dos.

De fait, si notre urine est composée à 95% d’eau, les 5% restants sont des hormones, de l’urée, et autres métabolites actifs auxquels les adeptes de cette thérapie prêtent des effets bénéfiques.


Mais revenons à la merde, puisqu’il s’agit de ça... matière qui a le plus souvent une connotation négative... être dans la merde est rarement vécu d’une façon optimiste... mais pour autant, mettre un pied gauche dans une crotte de chien serait signe d'une chance à venir... ce qui reste à voir, car ce geste ne serait bénéfique que s’il est exécuté par hasard, et non intentionnellement. lien

Ce qui peut faire sourire, car qui aurait l’idée farfelue de le faire exprès ?

Oublions donc cette superstition en restant dubitatif sur la raison de cette croyance, et quittons ce domaine pour celui de la santé.

Nos excréments seraient en effet une solution efficace pour soigner, entre autres, la maladie de Crohn, en rétablissant une flore intestinale dégradée.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, cette thérapie révolutionnaire était déjà pratiquée dans la Chine du 4ème siècle, où l’on administrait déjà des excréments pour soigner des empoisonnements alimentaires...

Plus tard, au 16ème siècle, le médecin herboriste Li Shizhen faisait avaler à ses patients une « soupe jaune »...lien

En 1958 ce traitement avait été appliqué dans le cas d’une colite extra-membraneuse, puis des études suivirent démontrant de façon spectaculaire l’efficacité de cette pratique pour le traitement des CDI (Clostridium Difficile).

Rappelons pour l’anecdote que, lors de la seconde guerre mondiale, des soldats allemands installés en Afrique du Nord, s’étaient inspirés de pratiques bédouines similaires pour se soigner.

Récemment on s’est remis à parler de cette thérapie.

En effet, Daniel Fiévet, l’animateur de l’émission « du vent dans les synapses », de France Inter, sous le titre « les fabuleux pouvoirs du ventre », nous faisait découvrir la méthode mise au point par des chercheurs américains, lesquels utilisent des excréments humains pour redynamiser la flore intestinale de ceux qui, à coup d’antibiotiques, l’ont grandement dévasté. lien


On connaissait bien sûr les façons rudimentaires qui permettent de tenter d’améliorer le microbiote de la flore intestinale, par l’alimentation...

Il s’agit de changer son alimentation, grâce à un régime enrichi en végétaux, permettant en quelques jours de modifier notre microbiote de manière très importante.

Puis il y a les probiotiques, qui sont des bactéries, ou levures, que l’on ingère vivantes, dont le yaourt est l’exemple type.

Mais une autre solution vient de revoir le jour : la transplantation fécale.

Il ne s’agit pas bien sûr de manger directement ses propres excréments, et c’est tout de même un peu plus complexe.

En effet, les excréments de personnes au microbiote riche et sain deviennent intéressants pour les médecins à tel point qu’un microbiologiste, Mark Smith en l’occurrence, a créé aux États-Unis une start-up d’un genre nouveau : une banque d’excréments, appelée OpenBiome.

Mark Smith, ce post-doctorant de l'institut MIT, teste et fournit ensuite des échantillons d’’excréments à 122 hôpitaux, dans 33 états différents, afin de permettre une transplantation fécale qui va restaurer la flore intestinale. lien

Au début, tout ça a ressemblé à un jeu, les chercheurs ayant lancé une campagne « GiveAShit », qui à l’aide d’un smartphone permettait au donneur d’envoyer une photo de son étron, indiquant le moment de la journée ou le donneur défèque habituellement, avant de recevoir un rendez-vous. lien

La start-up propose aujourd'hui 40 $ à ceux qui vont leur envoyer leur propre déjection, à condition toutes fois qu’elle soit recevable, et que l’expéditeur ait une flore intestinale en bon état, c’est-à-dire qu’il n’ait pas subi d’agression antibiotique... ce qui est de plus en plus rare.

Pour chaque médecin, dans les locaux d’OpenBiome, c’est un peu la « valse des donneurs » et à 40 $ la crotte, ces donneurs peuvent récolter jusqu’à 1000 $ annuels pour les plus assidus.

Comme l’explique Harry Sokol, gastro-entérologue à l’hôpital Saint Antoine de Paris, les candidats doivent en effet répondre à plus de 200 critères, surveillés par des médecins de l’équipe et leurs selles sont soumises à 30 analyses scientifiques avant d’être acceptées.

La transplantation fécale est une réussite dans 90 % des cas.

Il s’agit donc de remplacer un microbiote anormal par le microbiote d’un sujet sain.

Les selles du donneur sont homogénéisées, mélangées à du sérum physiologique, c’est-à-dire de l’eau salée pour faire simple.

Ensuite, on va filtrer le tout pour retirer des résidus alimentaires, et puis on va mettre cette préparation au congélateur, avec une substance cryio-protectante, enfin d'empêcher la mort des bactéries lors de la congélation.

Lorsque les résultats des examens seront connus et positifs, on introduit ce produit au patient par les voies naturelles, par le bas, en pratiquant une coloscopie, ou tout simplement par un lavement, et si c’est par le haut, ça peut être par un petit tuyau que l’on passe du nez jusqu’à l’estomac.

Il reste la possibilité d’utiliser des gélules que l’on va tout simplement avaler.

Aujourd’hui, ces gélules ne sont pour l'instant pas disponibles puisqu'on ne peut pas les acheter en pharmacie.

En revanche, il y a un certain nombre de centres hospitaliers qui se sont organisés pour produire localement des préparations fécales, lesquelles sont réalisées de manière quotidienne aux patients atteints de ces maladies, notamment la maladie de Chrohn.

Il s’agit donc de reconstruire l’éco-système des patients avec un taux de réussite plus qu’étonnant.

Hélas, à ce jour, de nombreux médecins ignorent encore cette solution, et nous ne sommes pas au point d’organiser partout cette thérapie, contrairement aux médecins d'outre-Atlantique. lien

C’est par exemple au CHU de Clermont-Ferrand que cette pratique s’est mise en place, avec des résultats plus que probants, si l’on en croit la patiente Ghislaine Grenet, qui assure que ça lui a sauvé la vie : « au début, ça perturbe, parce qu’on se dit que c’est quand même des excréments que l’on nous injecte, mais on est tellement mal, qu’il faut faire quelque chose  »...

Elle souffrait d’une infection récidivante à Clostridium difficile, une bactérie responsable de l’inflammation du gros intestin.

Le docteur Julien Scanzi est catégorique : « après une TMF (transplantation de matière fécale), il y a plus de 90% de guérisons sans récidive (...) c’est vraiment un traitement qui marche bien », assure-t-il. lien

Laissons la conclusion au Docteur Alexis Mosca qui affirme : « à l’heure actuelle, la TMF est le seul traitement qui permet de restaurer un microbiote sain et diversifié en cas de dysbiose. (déséquilibre de l’écosystème bactérien. ndlr). Son efficacité en cas de CDI n’est plus à démontrer... ». lien


L’avenir nous dira si cette pratique se généralisera, car comme dit mon vieil ami africain : « celui qui avale une noix de coco fait confiance à son anus ». 

samedi 30 mai 2020

L’application de traçage StopCovid autorisée par le Parlement malgré les controverses



Sadek Basnacki 

Malgré le flou qui entoure l’utilité et la sécurité de l’application StopCovid, le Parlement a voté sa mise en place, qui devrait être effective dès ce week-end.

L’Assemblée Nationale a voté en faveur de l’application StopCovid, 338 voix pour, 215 voix contre et 21 abstentions. Le Sénat a confirmé ce vote avec 186 voix pour contre 127, avec 29 abstentions.
Cette application utilise le bluetooth des smartphones afin d’alerter l’utilisateur lorsque celui-ci est entré en contact avec une personne atteinte par le Covid-19 pendant plus de 15 minutes, seulement si cette personne possède également l’application.
Le gouvernement n’avait pas besoin de passer par l’Assemblée et le Sénat mais il voulait ainsi légitimer la mise en place d’un outil controversé. Le pseudo feu vert de la CNIL va également dans ce sens, comme l’explique Arthur Messaud, juriste à la Quadrature du net, dans les Inrocks, « Il n’y avait pas besoin en soi de l’autorisation de la CNIL - qu’elle n’a d’ailleurs pas donnée -, mais elle a été consultée par le gouvernement par courtoisie. »
Sur le papier, l’objectif est de permettre aux personnes utilisant l’application d’aller voir le médecin ou de s’auto-confiner après avoir été alerté d’un contact avec une personne contaminée, et ainsi éviter une seconde vague de contamination dans le pays.
D’après le gouvernement, l’application n’utilisera pas la géolocalisation, sera basée sur le volontariat, les données seront effacées au bout de 14 jours, et, surtout, l’anonymat des utilisateurs sera garanti. En réalité, il n’est pas question d’anonymisation mais de pseudonymisation, ce qui est loin d’être suffisant.
La Quadrature du Net met en garde contre la banalisation des technologies relatives au traçage et de la possibilité d’ajout de « fonctions coercitives ». Mais pas seulement. L’application, d’après le gouvernement, est censée être anonyme en générant des pseudonymes. Le problème est le suivant : il n’est pas très compliqué de faire le rapprochement entre le moment passé avec une personne et l’alerte donnant le jour et l’heure de la rencontre passée avec une personne contaminée.
Or comme le souligne le site Risques Traçage, cela ne respecte pas les définition du Règlement Général sur la protection des données. Ce dernier explique que « Les données à caractère personnel qui ont fait l’objet d’une pseudonymisation et qui pourraient être attribuées à une personne physique par le recours à des informations supplémentaires devraient être considérées comme des informations concernant une personne physique identifiable ».
Ils expliquent également qu’il existe énormément de risques de détournement de l’application, notamment lors d’entretiens d’embauches. « Il suffit d’utiliser un téléphone dédié, sur lequel on installe l’application et qu’on ne met au contact que de cette personne. Les deux téléphones enregistreront le contact, et si la cible est testée positive le téléphone dédié recevra une alerte. » Dans un scénario qu’ils développent, ils prennent l’exemple d’un entretien d’embauche. « L’entreprise RIPOUE souhaite recruter une personne pour un CDD. Elle veut s’assurer que le candidat ne tombe pas malade entre l’entretien d’embauche et la signature du contrat. Elle utilise donc un téléphone dédié qui est allumé uniquement pendant l’entretien, et qui recevra une alerte si le candidat est testé positif plus tard » et dans ce cas le candidat ne sera pas retenu. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui montre les dérives possibles de l’application StopCovid.
D’après Risques Traçage, il n’y a certes pas de base de données nominatives des malades mais les données ne sont pas anonymes ; il est possible de retrouver qui a contaminé qui, et il est également possible de déclencher de fausses alertes. Le bluetooth pose aussi des problèmes de sécurités, puisque (des failles ont été décelées sur Android) et cela n’empêche pas un fichage à grande échelle, notamment si des applications annexes sont créées par des tiers sur la base des données collectées par l’application.
Alors que le gouvernement explique que « Cette application évite des malades et des morts ! » il n’y a aucune preuve que cela puisse avoir le moindre impact pour éviter une seconde vague. D’autant plus que d’après la Quadrature du Net « de premières approximations évaluent que plus de 60%, voire plutôt 80 ou 100 % de la population devrait utiliser l’application pour que celle-ci soit efficace, à condition encore qu’elle produise des données fiables ». Or seulement 77 % de la population possède un smartphone, et ce chiffre tombe à 44 % pour les personnes de plus de 70 ans, considérées comme les plus vulnérables. D’après la Quadrature du Net, Singapour a utilisé une application semblable, et seulement 16 % de la population l’a utilisé, la rendant totalement inefficace.
La priorité n’est pas d’investir dans une application qui n’a pas fait ses preuves et qui pose beaucoup de risques pour les utilisateurs, mais de fournir des masques et des tests gratuits pour tous et toutes. 

Nous n’avons pas besoin d’un flicage supplémentaire mais de plus de moyens dans les hôpitaux, afin de soulager les personnels de santé et d’améliorer la gestion des patients.

Révolution Permanente