Il y avait des feuilles de coca dans les chroniques mâchouillées, des cristaux de sucre brun dans les voix empâtées, une torpeur de strychnine.
Le pavé du quartier de briques luisait sous l’incandescente profondeur du silence de paix des absents et les canaux du matin affichaient l’infaillibilité des surdoses de la nuit.
Les escaliers du Paradiso étaient abrupts à gravir. Ils donnaient à la conquête des seuils ahuris la couleur vive et laquée de la porte souvent fermée et celui qui avait encore survécu à l’instant d’ascension s’allongeait là dans la certitude d’être encore mieux servi par la roulette de la divine dépossession du ‘peut-être rêver’.
Pour gagner, tout le monde le savait, il fallait miser sur le sang et ne pas en démordre.
La bille d’ivoire glissait à la lisière du cylindre d’ébène jusqu’à la fin de sa rotation comme un cœur de monde flashé sur une icône et pulsait ses lueurs fluorescentes dans l’excitation de l’ivresse des systoles coruscantes.
...
éric bertomeu
Le pavé du quartier de briques luisait sous l’incandescente profondeur du silence de paix des absents et les canaux du matin affichaient l’infaillibilité des surdoses de la nuit.
Les escaliers du Paradiso étaient abrupts à gravir. Ils donnaient à la conquête des seuils ahuris la couleur vive et laquée de la porte souvent fermée et celui qui avait encore survécu à l’instant d’ascension s’allongeait là dans la certitude d’être encore mieux servi par la roulette de la divine dépossession du ‘peut-être rêver’.
Pour gagner, tout le monde le savait, il fallait miser sur le sang et ne pas en démordre.
La bille d’ivoire glissait à la lisière du cylindre d’ébène jusqu’à la fin de sa rotation comme un cœur de monde flashé sur une icône et pulsait ses lueurs fluorescentes dans l’excitation de l’ivresse des systoles coruscantes.
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éric bertomeu

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