par Florence Issac
Fragile
© Monique Vincent
Il ne donne plus qu'un rayon gris sur mon visage.
Perdue dans la ville,
Etouffée.
Les gens marchent.
Il le faut.
La sonnerie me réveille
Non, il ne faut plus penser.
Il est l'heure de se lever.
Accepter la vie
La hiérarchie.
Les gens marchent.
Il le faut.
Le bruit de la rue dans ma tête éclate
Je ne vois qu'ennui, agressivité, hypocrisie
Dégoût, souffrance et dégradation.
Les gens marchent.
Il le faut.
Un monde anéanti que j'habite
Seule ta poésie est belle et me nourrit
C'est un baume à mes douleurs.
C'est un peu de paix sans luttes
Un moment vrai.
© Florence Issac
Editions "L'Echappée Belle"

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