par Denise Bernhardt
Les mortes-eaux
Sans toi je suisL'étang qui se tarit
Renié par l'été,
La terre craquelée de désir,
La source aveuglée
Au seuil de la lumière,
La respiration haletante
De la pointe du jour,
Le visage blême de l'absence...
Une attente, un rêve,
Une vie suspendue
Aux lèvres de l'espérance,
Celle qui te cherche en pleurant
Dans les limbes de la nuit.
Sans toi je ne suis,
Qu'une île naufragée
Dans le bleu que tu aimes.
© Denise Bernhardt
in "La Mangrove du Désir"
Editions Le chasseur abstrait
Source photo : http://michelc.over-blog.com/

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