jeudi 14 janvier 2010

Commentaire d' "Orage" par Victor Varjac

ORAGE/TEMPESTAD
ou
DES JOURS A VIVRE DANS LA TOURMENTE


Sur mon scriban, depuis quelques jours, tourne « ORAGE » de Cristina CASTELLO, journaliste et poète, membre du Pen club Français, née à Buenos Aires, mais dont Paris (ma ville) a pris son cœur.

Ce recueil préfacé par Thiago de Mello, traduit par Pedro Vianna, frontispice de Antonio Gamoneda, avec des illustrations d’œuvres de l’artiste peintre Odette Beaudry, est un tonneau de poudre à la mèche de chair vive….vive comme « l’orage » qui mord l’espace, tourmente l’horizon, copule avec le ciel et pourfend de son sabre sinueux le corps des ténèbres !

Chaque page est un assaut du Verbe, un paysage en équilibre sur les bords de l’Extrême, un sommet arborescent et une chute en tablier noir !
Il existe des « lieux », comme des « Ecritures », qui éblouissent, transportent, métamorphosent…
La poésie de Cristina CASTELLO appartient à cette Source engendrée par les « dieux ».

Elle nous offre des images qui possèdent la puissance de la nouveauté, le souffle brûlant du désir et la rage de vaincre la « bête sans regard » qui habite l’Obscur de chacun de nos êtres.
Pour Cristina, point de repos tant que l’injustice, la torture, le mensonge, la pauvreté, le viol et la guerre pourront se repaître de la Liberté, de la Fraternité et même de l’Amour.
Non, ces « briseurs de rêves » ne jouiront plus de cette impunité due à l’indifférence et la veulerie des hommes.
Cristina veille et ouvre, une à une, les prisons où la dictature, sous toutes ses formes, retient, tourmente, bâillonne le Bonheur et l’Espérance.

Heureusement, il y a du « Bon », en ce monde, et c’est pour lui que le poète se met en danger. C’est pour lui qu’il expose ses jours sur la barricade des conflits, pour que demain connaisse le sourire d’un « autre Destin ».
Cristina CASTELLO est « un chevalier à l’armure de lumière » qui n’hésite jamais à entrer en lice lorsque la Vie est en péril.
Armée du Verbe, pur comme du cristal, résistant comme de la « pierre d’étoile », elle se tient debout, entre « les jasmins et les bourreaux ».

Rien, non, rien ne résiste aux métaphores nées de l’Amour et de la Liberté. Le poète est invincible lorsqu’il devient ce qu’il écrit, et Cristina incarne l’Amour sous toutes formes, au pluriel comme au singulier, qu’il soit un corps ou toute l’humanité !

Notons que ce recueil contient trois chapitres :*
Le premier porte le nom du « dieu » de la guerre chez les grecs : ARES
Le second, celui de la déesse de l’amour : APHRODITE
Le troisième celui du musicien poète par excellence dans la mythologie Grecque : ORPHEE.

La guerre, l’amour, la musique et la poésie constituent cette « chair vive » dont j’ai parlé au début de cet article. J’ajouterai la couleur et le geste avec les illustrations qui recueillent, dans la chaleur de leur univers, l’invisible et le silence, tapis entre les mots, sur le seuil des blessures où naissent les « royaumes » !

Ne nous y trompons pas, nous sommes en présence de La Grande Poésie, celle qui fait reculer la meute effrayante des prédateurs de la parole et de la mondialisation ; celle qui dépèce la misère et pousse le monde, encore passif et mou, dans la gueule du néant.
Le poète se doit de combattre le Mal et ses mirages, ses fourberies et ses lâchetés.

Avec violence, et Amour, cet « ORAGE », non contenu, aux « poèmes oriflammes », permet à Cristina CASTELLO d’inventer un Futur, « notre Futur », où chaque homme trouvera son visage d’harmonie.

Pour les amoureux des « Beaux Livres », nous signalons l’Edition de tête, composée en Garamond, corps 12, par Anne Montemayor, comporte DIX EXEMPLAIRES sous étui, numérotés de I à X, accompagnée d’une combustion réalisée à la mèche lente, ŒUVRE ORIGINALE de Christian JACCARD.

Elle est signée au colophon par l’auteure et l’artiste
contact (uniquement pour l’édition de tête) : poesie@cristinacastello.com


Un maître livre, à lire et à vivre sans modération !
Victor VARJAC www.varjac.com

POINT DU JOUR *

Adieu – dit la douleur d’une voix déchaussée
Fatiguée de souffrir, elle boit ses pleurs
Ensevelit ses souvenirs parmi les herbes
Et, soudaine résurrection, elle n’a pas de face
N’est qu’une toile qui guette l’huile.

L’amour solfie son corps inexploré
Et les magnolias de sa peau sont chardonnerets.
La douleur amoureuse est invincible,
Ce n’est plus tourment mais mélodie
L’amour rebaptise le monde.

Buenos Aires, le 20 mars 2007.
Poème de Cristina CASTELLO
Extrait du recueil ORAGE/TEMPESTAD (PAGE 105)


Cristina CASTELLO
ORAGE/TEMPESTAD
Recueil bilingue
Poésie
BOD
9 782810 615407
12€
EN VENTE DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES !

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