Par Denise Bernhardt
La vie sauvage
Ma vie, comme une horde rebelle
De bêtes affolées,
N’es-tu pas lasse de divaguer
De crêtes en abîmes,
De sécheresses en plénitudes,
Déjà mon image se brise
Au fil ténu des miroirs.
D’où vient cette voix qui me harcèle
Pour me contraindre au silence.
Pourquoi ces cris, ces violences.
Ami, ne vous éloignez pas de mon cœur,
Car je mourrai de vous attendre,
Et de ne plus sentir vos lèvres
Sur mes lèvres de cendre.
Et vous, esprits inconnus
Qui venez sublimer
Le sel de mes larmes,
Enivrez mon âme
Du parfum céleste des lys,
Et de la beauté plus qu’humaine
De vos visages.
© Denise Bernhardt
in "La Mangrove du Désir"
Editions Le chasseur abstrait
Source image : http://blogosphere.branchez-vous.com/


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire