par Florence Issac
Quête
La machine tourne, tourne et laisse son empreinte sur chaque être, chaque chose.
Je regarde, j'observe, j'écoute et lorsque l'imagination vient à me prendre et m'isoler, je sens que tout est faux et je m'enivre d'un parfum qui ne vient pas d'un sentiment familier peut-on le définir ? Il a une odeur étrange, bizarre qui me fait mal mais dont je ne peux plus me passer. Il faut toujours expliquer l'esprit ou la matière qui agit en nous sinon l'angoisse ou le bonheur trouvé devient étranger et non possible dans un monde ou tout doit être rationnel et lisse. Mais tout est vain et il ne reste rien pour parler toute seule dans le vague. Je sais bien (peut-être je crois trop en l'espérance) que tous ces regards inquiétants ne sont en fait que le reflet de mon propre visage qui crie et cherche ailleurs (l'ailleurs existe-t-il ?) une réponse.
© Florence Issac
in "Juste un peu d'Amour avant la fin"
Editions "L'Echappée Belle"
91 pages
Illustrations de Monique Vincent

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire