
Danielle Bleitrach
Jerusalem, 16 mai- La nouvelle est tombée: “Les autorités israéliennes ont refusé ce dimanche l’entrée dans le pays au linguiste, philosophe et activiste politique étasunien d’origine juive Noam Chomsky pour des motifs qui ne lui ont pas été transmis.”
Ce n’est pas l’acte le plus révoltant de ce gouvernement fascisant, mais c’est un des plus ridicules.
Voici encore ce que les dépêches d’agence signalent : “Chomsky avait prévu de donner une conférence dans l’Université de Bir Zeit, proche de Jérusalem, mais il a informé lui-même par voie téléphonique de ce que les agents de la frontière ont estampillé un timbre “entrée refusée” sur son passeport quand il essayé de franchir la frontière depuis la Jordanie, par le pont Allenby.
Après avoir demandé à l’inspecteur israélien la raison du refus, celui-ci lui a dit que l’on le lui exposera dans une réponse par écrit remise à l’Ambassade des États-Unis, a déclaré le quotidien Israélien ‘ Haaretz ‘.
Chomsky est arrivé au pont Allenby sur les 13.30 heures et a été interrogé. Il a été finalement mis en liberté à 16.30 heures et est retourné vers Amán.
Le linguiste, le professeur de l’Institut Technologique du Massachusetts (MIT), est l’un des intellectuels les plus reconnus à un niveau mondial par ses critiques sur la politique extérieure américaine et sur l’attitude israélienne à l’égard du conflit arabo-israélien.”
Pourquoi le gouvernement se paye-t-il le luxe d’un tel ridicule? De quoi a-t-il peur ?
Est-ce que le gouvernement israélien et ses soutiens inconditionnels vont accuser Chomsky d’être antisémite ? appartient-on à un ”peuple juif”?
On ne peut que se réjouir qu’un nombre grandissant de juifs se rendent compte que le soutien inconditionnel de certaines organisations juives, comme le Crif en France, l’organisation de lobbies juifs, les pousse à couvrir des crimes contre l’humanité. Ils ont un rôle important à jouer. J’ai d’ailleurs un désaccord avec ceux qui affirment qu’il n’y a pas de peuple juif sous prétexte que les juifs dans le monde sont d’origine trés diverses et que comme l’affirmait Maxime Rodinson(1) les Palestiniens sont sûrement beaucoup plus les descendants des anciens hébreux que ceux qui sont revenus revendiquer cette ascendance mythique. C’est une conception raciale des peuples qui n’est pas la mienne, un peuple est un donné historique qui se constitue sur cette base, opposer aux juifs leurs origines multiples est une stupidité ; il est évident que s’est plus ou moins constitué un peuple même si celui-ci comme le notait Staline présente la particularité de ne pas avoir de pays ni de paysannerie(2), et donc comme l’analysait Weber d’être un peuple caste, comparable à la caste des parias(3).
Donc ce peuple existe ou a existé à un moment historique, et paradoxalement c’est en Israël que se joue aujourd’hui la réalité de cette identité, soit la fascisation et de fait la disparition, soit le refus du fascisme. Et la question même si elle tourne autour du fait religieux ne se limite plus à lui.(4)
Einstein s’interrogeait sur le degré d’athéisme qu’il faudrait atteindre pour ne plus être juif ? C’est un fait qu’il est difficile de nier on peut être parfaitement athée et être désigné comme juif au point de finir par s’y reconnaître. Hitler était infiniment moins restrictif que le rabbinat sur la question puisqu’il suffisait d’une ascendant juif pour être soumis à la solution finale, alors que la religion juive ne reconnait que l’ascendant maternel. Et il est non moins évident que les antisémites qui fleurissent sur internet et qui par exemple considérent que Sarkozy est juif alors qu’il a seulement un grand père maternel qui l’était sont encore plus accueillants à l’intronisation-stigmatisation que Hitler lui-même. Sartre n’avait pas tort, c’est l’antisémite qui fait le juif et il en est du juif de ce point de vue comme de toutes les victimes du racisme. mais on ne peut plus en rester là…
C’est la conscience humaine dans ce qu’elle a de plus universel qui doit lutter contre l’injustice d’aujourd’hui sans pour autant nier le passé
Autre aspect de l’isolement-stigmatisation, ceux qui prétendent qu’il faut nier le crime contre l’humanité qu’a été l’holocauste pour ne pas donner d’argument à Israël, c’est une ânerie, autre chose est de dénier le droit à Israël d’utiliser le martyre historique juif pour couvrir ses propres crimes. Autre chose est de dire qu’aujourd’hui ceux qui souffrent, ceux qui subissent l’enfermement, la spoliation sont les Palestiniens et que la conscience humaine qui doit se révolter contre les crimes du passé doit surtout être en alerte contre ceux qui se produisent aujourd’hui.
Et il est essentiel, à ce moment de l’histoire que ce soient des grandes figures humanistes juives qui l’affirment.
Einstein qui avait cru au sionisme, à une utopie sioniste correspondant autant à sa vision d’une humanité dépassant la guerre qu’à celle de la spécificité d’un peuple juif refusant armée, frontières, et constituant un pôle intellectuel et créatif au coeur du monde arabe, a trés tôt perçu que l’utopie était prise en main par les fascistes de l’Irgoun et les a dénoncés.
Chomsky qui a lui aussi envisagé le sionisme comme une possibilité a aussi dénoncé la réalité de ce qu’était Israël comme il a su le faire y compris pour son propre pays les États-unis. Et c’est cette conscience universelle au-delà des appartenances qui lui est reprochée.
On va également lui reprocher sa position libertaire et quasi spinoziste qui est de revendiquer le droit à la parole de ceux qui disent les choses les plus susceptibles de provoquer son désaccord, et d’avoir à ce titre “soutenu” le négationniste Faurisson. Il y a deux choses à répondre, : premièrement ceux qui feignent de se tromper sur le sens de cette position sont de mauvaise foi. Cela dit deuxièmement, personnellement je suis en désaccord avec la dite position, elle ne tient pas compte du rôle actif joué par le système de propagande et de sa capacité de diffamation pour favoriser y compris massacres et interventions militaires. Spinoza peut distinguer le dire et le faire, ce n’est plus possible aujourd’hui quand le dire est devenu une arme de destruction massive, je suis donc pour que l’on puisse porter plainte et condamner au silence les diffamations, tout en sachant que vu la force de frappe de ceux qui détiennent les moyens d’information, une telle entreprise n’a que des effets limités. Qu'Israël puisse agir en quasi impunité comme il le fait en Palestine et partout dans le monde en est la meilleure preuve.
Qu’une voix comme celle de Chomsky puisse percer le mur de mensonge médiatique est une espérance. Et c’est là encore ce que lui reproche le fascisme israélien.
Je suis personnellement convaincue que ceux parmi les juifs qui partagent cette position ont un grand rôle à jouer pour que cesse cette injustice subie par le peuple palestinien et qui finit par détruire en profondeur les valeurs du peuple israélien de plus en plus raciste et de plus en plus tenté par l’extrême-droite.
C’est parce qu’un peuple juif existe ou a existé mais que justement Israël est en train de faire éclater cette identité, comme il a détruit à la fois la culture yddish d’Europe centrale et celle des juifs orientaux, empêchant de ce fait toute rencontre réelle avec le peuple palestinien, qu’il y a encore un rôle a jouer pour les juifs y compris ceux qui ne se sont jamais reconnus en Israël. Ce rôle est celui d’une tradition prophétique, celle des justes… Mais dans les temps qui sont les nôtres où les peuples et les nations doivent construire une conscience planétaire en partant de leur enracinement et de la volonté de défendre le droit de chaque être humain, chaque peuple contre la mondialisation capitaliste.
Il n’y a qu’une manière d’agir qui aille vers la paix et une solution politique au Moyen orient : refuser toutes les formes de complaisance raciales et racistes dans lesquelles on cherche à entraîner les individus quelles que soient leurs “origines”. Et à partir de là, faire de la politique, défendre un cadre légal international et refuser les mythes et mystifications. C’est ce que fait Chomsky.
Le gouvernement israélien sait bien que c’est là ce qui risque de mettre plus en cause sa politique, son existence, son projet de haine, aussi il n’est pas extraordinaire qu’il ait refusé le visa à Chomsky, ce qu’il représente lui est intolérable.
Fort heureusement Chomsky et bien d’autres ont su refuser l’ignoble complicité que veut nouer ce gouvernement sur des bases racistes. Et je suis convaincue que vont de plus en plus se faire entendre entre autres les voix juives pour refuser l’ignoble amalgame avec des bourreaux.
Chomsky a mon entière solidarité et mes remerciements pour inlassablement mener la bataille au nom des droits universels.
Danielle Bleitrach
Notes
(1) Maxime Rodinson Peuple juif ou problème juif, la Découverte poche,1981
(2) Il ne s’agit pas du texte bien connu sur la nation, mais d’un article publié en brochure en 1914, intitulé le marxisme et la question nationale.Cce texte est une réponse à Bauer et porte sur l’organisation particulière des juifs dans l’Internationale. Outre son aspect historique, il y a dans ce texte quelques réflexions pertinentes sur la notion de peuple et de nation. Il a été publié dans Staline, le communisme et la Russie, Editions Denoel, 1968
(3)Max weber, Le judaïsme antique, traduction inédite par Isabelle Kalinowski, avec la collaboration de Camille Joseph et Benjamin Levy, Flammarion, collection champs 2010
(4) Une réflexion, elle aussi hélas toujours dévoyée, devrait pouvoir être menée sur la manière dont la religion peut être le terreau d’une propagande-stigmatisation raciale et raciste. En quoi ce dévoiement est-il à mettre en relation avec la “réification” capitaliste et la manière pour reprendre la plaisanterie de Marx dont elle transforme à la fois les individus en chapeaux (choses) et en idées, comment il y a négation du politique, de l’acceptation de l’hétérogénéité, etc.. .
http://socio13.wordpress.com/2010/05/16/le-gouvernement-israelien-atteint-desormais-les-sommets-de-la-bouffonnerie-il-refuse-le-droit-dentree-en-israel-a-chomsky-jerusalem/
Jerusalem, 16 mai- La nouvelle est tombée: “Les autorités israéliennes ont refusé ce dimanche l’entrée dans le pays au linguiste, philosophe et activiste politique étasunien d’origine juive Noam Chomsky pour des motifs qui ne lui ont pas été transmis.”
Ce n’est pas l’acte le plus révoltant de ce gouvernement fascisant, mais c’est un des plus ridicules.
Voici encore ce que les dépêches d’agence signalent : “Chomsky avait prévu de donner une conférence dans l’Université de Bir Zeit, proche de Jérusalem, mais il a informé lui-même par voie téléphonique de ce que les agents de la frontière ont estampillé un timbre “entrée refusée” sur son passeport quand il essayé de franchir la frontière depuis la Jordanie, par le pont Allenby.
Après avoir demandé à l’inspecteur israélien la raison du refus, celui-ci lui a dit que l’on le lui exposera dans une réponse par écrit remise à l’Ambassade des États-Unis, a déclaré le quotidien Israélien ‘ Haaretz ‘.
Chomsky est arrivé au pont Allenby sur les 13.30 heures et a été interrogé. Il a été finalement mis en liberté à 16.30 heures et est retourné vers Amán.
Le linguiste, le professeur de l’Institut Technologique du Massachusetts (MIT), est l’un des intellectuels les plus reconnus à un niveau mondial par ses critiques sur la politique extérieure américaine et sur l’attitude israélienne à l’égard du conflit arabo-israélien.”
Pourquoi le gouvernement se paye-t-il le luxe d’un tel ridicule? De quoi a-t-il peur ?
Est-ce que le gouvernement israélien et ses soutiens inconditionnels vont accuser Chomsky d’être antisémite ? appartient-on à un ”peuple juif”?
On ne peut que se réjouir qu’un nombre grandissant de juifs se rendent compte que le soutien inconditionnel de certaines organisations juives, comme le Crif en France, l’organisation de lobbies juifs, les pousse à couvrir des crimes contre l’humanité. Ils ont un rôle important à jouer. J’ai d’ailleurs un désaccord avec ceux qui affirment qu’il n’y a pas de peuple juif sous prétexte que les juifs dans le monde sont d’origine trés diverses et que comme l’affirmait Maxime Rodinson(1) les Palestiniens sont sûrement beaucoup plus les descendants des anciens hébreux que ceux qui sont revenus revendiquer cette ascendance mythique. C’est une conception raciale des peuples qui n’est pas la mienne, un peuple est un donné historique qui se constitue sur cette base, opposer aux juifs leurs origines multiples est une stupidité ; il est évident que s’est plus ou moins constitué un peuple même si celui-ci comme le notait Staline présente la particularité de ne pas avoir de pays ni de paysannerie(2), et donc comme l’analysait Weber d’être un peuple caste, comparable à la caste des parias(3).
Donc ce peuple existe ou a existé à un moment historique, et paradoxalement c’est en Israël que se joue aujourd’hui la réalité de cette identité, soit la fascisation et de fait la disparition, soit le refus du fascisme. Et la question même si elle tourne autour du fait religieux ne se limite plus à lui.(4)
Einstein s’interrogeait sur le degré d’athéisme qu’il faudrait atteindre pour ne plus être juif ? C’est un fait qu’il est difficile de nier on peut être parfaitement athée et être désigné comme juif au point de finir par s’y reconnaître. Hitler était infiniment moins restrictif que le rabbinat sur la question puisqu’il suffisait d’une ascendant juif pour être soumis à la solution finale, alors que la religion juive ne reconnait que l’ascendant maternel. Et il est non moins évident que les antisémites qui fleurissent sur internet et qui par exemple considérent que Sarkozy est juif alors qu’il a seulement un grand père maternel qui l’était sont encore plus accueillants à l’intronisation-stigmatisation que Hitler lui-même. Sartre n’avait pas tort, c’est l’antisémite qui fait le juif et il en est du juif de ce point de vue comme de toutes les victimes du racisme. mais on ne peut plus en rester là…
C’est la conscience humaine dans ce qu’elle a de plus universel qui doit lutter contre l’injustice d’aujourd’hui sans pour autant nier le passé
Autre aspect de l’isolement-stigmatisation, ceux qui prétendent qu’il faut nier le crime contre l’humanité qu’a été l’holocauste pour ne pas donner d’argument à Israël, c’est une ânerie, autre chose est de dénier le droit à Israël d’utiliser le martyre historique juif pour couvrir ses propres crimes. Autre chose est de dire qu’aujourd’hui ceux qui souffrent, ceux qui subissent l’enfermement, la spoliation sont les Palestiniens et que la conscience humaine qui doit se révolter contre les crimes du passé doit surtout être en alerte contre ceux qui se produisent aujourd’hui.
Et il est essentiel, à ce moment de l’histoire que ce soient des grandes figures humanistes juives qui l’affirment.
Einstein qui avait cru au sionisme, à une utopie sioniste correspondant autant à sa vision d’une humanité dépassant la guerre qu’à celle de la spécificité d’un peuple juif refusant armée, frontières, et constituant un pôle intellectuel et créatif au coeur du monde arabe, a trés tôt perçu que l’utopie était prise en main par les fascistes de l’Irgoun et les a dénoncés.
Chomsky qui a lui aussi envisagé le sionisme comme une possibilité a aussi dénoncé la réalité de ce qu’était Israël comme il a su le faire y compris pour son propre pays les États-unis. Et c’est cette conscience universelle au-delà des appartenances qui lui est reprochée.
On va également lui reprocher sa position libertaire et quasi spinoziste qui est de revendiquer le droit à la parole de ceux qui disent les choses les plus susceptibles de provoquer son désaccord, et d’avoir à ce titre “soutenu” le négationniste Faurisson. Il y a deux choses à répondre, : premièrement ceux qui feignent de se tromper sur le sens de cette position sont de mauvaise foi. Cela dit deuxièmement, personnellement je suis en désaccord avec la dite position, elle ne tient pas compte du rôle actif joué par le système de propagande et de sa capacité de diffamation pour favoriser y compris massacres et interventions militaires. Spinoza peut distinguer le dire et le faire, ce n’est plus possible aujourd’hui quand le dire est devenu une arme de destruction massive, je suis donc pour que l’on puisse porter plainte et condamner au silence les diffamations, tout en sachant que vu la force de frappe de ceux qui détiennent les moyens d’information, une telle entreprise n’a que des effets limités. Qu'Israël puisse agir en quasi impunité comme il le fait en Palestine et partout dans le monde en est la meilleure preuve.
Qu’une voix comme celle de Chomsky puisse percer le mur de mensonge médiatique est une espérance. Et c’est là encore ce que lui reproche le fascisme israélien.
Je suis personnellement convaincue que ceux parmi les juifs qui partagent cette position ont un grand rôle à jouer pour que cesse cette injustice subie par le peuple palestinien et qui finit par détruire en profondeur les valeurs du peuple israélien de plus en plus raciste et de plus en plus tenté par l’extrême-droite.
C’est parce qu’un peuple juif existe ou a existé mais que justement Israël est en train de faire éclater cette identité, comme il a détruit à la fois la culture yddish d’Europe centrale et celle des juifs orientaux, empêchant de ce fait toute rencontre réelle avec le peuple palestinien, qu’il y a encore un rôle a jouer pour les juifs y compris ceux qui ne se sont jamais reconnus en Israël. Ce rôle est celui d’une tradition prophétique, celle des justes… Mais dans les temps qui sont les nôtres où les peuples et les nations doivent construire une conscience planétaire en partant de leur enracinement et de la volonté de défendre le droit de chaque être humain, chaque peuple contre la mondialisation capitaliste.
Il n’y a qu’une manière d’agir qui aille vers la paix et une solution politique au Moyen orient : refuser toutes les formes de complaisance raciales et racistes dans lesquelles on cherche à entraîner les individus quelles que soient leurs “origines”. Et à partir de là, faire de la politique, défendre un cadre légal international et refuser les mythes et mystifications. C’est ce que fait Chomsky.
Le gouvernement israélien sait bien que c’est là ce qui risque de mettre plus en cause sa politique, son existence, son projet de haine, aussi il n’est pas extraordinaire qu’il ait refusé le visa à Chomsky, ce qu’il représente lui est intolérable.
Fort heureusement Chomsky et bien d’autres ont su refuser l’ignoble complicité que veut nouer ce gouvernement sur des bases racistes. Et je suis convaincue que vont de plus en plus se faire entendre entre autres les voix juives pour refuser l’ignoble amalgame avec des bourreaux.
Chomsky a mon entière solidarité et mes remerciements pour inlassablement mener la bataille au nom des droits universels.
Danielle Bleitrach
Notes
(1) Maxime Rodinson Peuple juif ou problème juif, la Découverte poche,1981
(2) Il ne s’agit pas du texte bien connu sur la nation, mais d’un article publié en brochure en 1914, intitulé le marxisme et la question nationale.Cce texte est une réponse à Bauer et porte sur l’organisation particulière des juifs dans l’Internationale. Outre son aspect historique, il y a dans ce texte quelques réflexions pertinentes sur la notion de peuple et de nation. Il a été publié dans Staline, le communisme et la Russie, Editions Denoel, 1968
(3)Max weber, Le judaïsme antique, traduction inédite par Isabelle Kalinowski, avec la collaboration de Camille Joseph et Benjamin Levy, Flammarion, collection champs 2010
(4) Une réflexion, elle aussi hélas toujours dévoyée, devrait pouvoir être menée sur la manière dont la religion peut être le terreau d’une propagande-stigmatisation raciale et raciste. En quoi ce dévoiement est-il à mettre en relation avec la “réification” capitaliste et la manière pour reprendre la plaisanterie de Marx dont elle transforme à la fois les individus en chapeaux (choses) et en idées, comment il y a négation du politique, de l’acceptation de l’hétérogénéité, etc.. .
http://socio13.wordpress.com/2010/05/16/le-gouvernement-israelien-atteint-desormais-les-sommets-de-la-bouffonnerie-il-refuse-le-droit-dentree-en-israel-a-chomsky-jerusalem/

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