Jean SAINT-VIL
Une colère lointaine
Éclata soudainenent,
Parce qu'un homme arriva
D'un avion de Paris.
"Un dictateur malade",
Aussi vieux qu'un vieux rat.
Et tout le monde, en arrière
Remontant les temps durs
D'une dictature féroce,
Le temps des vieux macoutes,
Qui semaient la terreur
Pire que le choléra.
Plus d'un les larmes aux yeux,
Pour leurs morts en série,
D'autres qui crient justice,
Leurs peines encore bien fraîches,
Malgré le temps qui passe
Souvent pour rien ici.
Pourtant que de complices
Feignant de ne rien savoir
D'un voyage ficelé
Au passeport périmé,
Qui vint faire la une,
En un temps très spécial
Où les yeux sont braqués
Sur Micky, Manigat
Et sur Jude Célestin !
Une colère qui passera,
On en a vu bien d'autres,
Souvent pour rien ici.
Jean SAINT-VIL
le 19 janvier 2011
mardi 25 janvier 2011
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