mercredi 20 avril 2011

Le point final

Jean Saint-Vil

Il a l’air bien banal,
Et ne paie pas de mine
Comme ses frères d’un même texte.

Et pourtant il ne pèse pas plus lourd
Dans la balance des signes,
Qu’une virgule ou un point à la ligne.

Il peut prendre bien des formes,
Soit interrogative ou même exclamative
Avec tous les suspenses

De poésies, de romans
Qui sont longs comme des fleuves,
En quête d’un exutoire
Vers des mers de plaisirs.

Seule sa place en dit long
Sur son rôle capital
Où l’on pousse des oufs
En fin de course,
Dans un texte intégral
Dont il signe l’arrêt de mort.

Jean SAINT-VIL
le 17 avril 2011

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