Mélenchon, sera-t-il au second tour ? Avouons que ça aurait de la gueule ! Et en rêvant on imagine un deuxième tour Sarkozy/Mélenchon, l’inverse du fameux Chirac/Le Pen. Que se passerait-il, qui appellerait à voter pour qui, qui le ferait spontanément et qui le ferait avec une boule dans la gorge ? Quelles en seraient les conséquences, que se passerait-il, et si la désillusion était une nouvelle fois au rendez-vous, que ferait le mouvement ouvrier ? Les pauvres, les chômeurs et les précaires se terreraient-ils chez eux ou alors assisterions-nous à de nouvelles grèves générales comme en 36 qui avaient fait céder le gouvernement de gauche ou un nouveau remake de mai 68 qui avait obligé la droite à de nombreuses concessions. L’enthousiasme autour de Mélenchon est-il les prémices de quelque chose d’aussi fort ?
Je me rappelle en 81 aussi, il y avait également quelque chose de très fort, qui nous dépassait, et lorsque l’on a sorti les bouteilles de champagne, je me souviens que certains avaient la larme à l’œil ! Mitterrand avait remporté l’élection, la gauche était au pouvoir, les communistes au gouvernement. Tout allait changer, on avait un gouvernement qui allait défendre les intérêts des travailleurs.
Mais je me souviens aussi qu’en 88 plus personne n’a sorti le champagne, et en 95 n’en parlons pas, nous avions déjà pris l’habitude de ne plus voter pour la gauche mais plutôt contre la droite. Le FN progressait, et l’on entendait plus fréquemment « tous pareils, tous pourris ». Tapie dans l’ombre, la famille Le Pen attend son heure en sachant qu’une nouvelle désillusion d’un gouvernement dit de gauche peut la propulser sur le fauteuil présidentiel la prochaine fois…
Ce n’est pas le moment de faire la fine bouche et de s’étaler sur toutes les déceptions qu’ont engendrées les différentes gauches plurielles, chacun peut faire des erreurs et en tirer des leçons pour l’avenir. Ce qui est plus problématique est sans doute le fait que dans les régions, les départements et les mairies, le Front de Gauche, qu’il participe ou non aux exécutifs, soutient et vote la politique capitaliste du PS. Il est présent dans toutes ces instances où l’on continue d’embaucher des précaires, de distribuer des subventions à des entreprises privées, bref qui agissent à contrario de son programme ; il se satisfait fort bien de cette situation parce que la politique est un métier en général fort bien rémunéré.
En définitive, la question n’est pas que Mélenchon fasse 14%, car dans l’absolu, et en considérant la situation actuelle il devrait rassembler beaucoup plus de voix, mais le problème c’est que pour arriver à ce résultat il soit obligé d’assécher l’électorat de LO et du NPA. En 2009, à la création du NPA, les sondages prédisaient à celui-ci un score à deux chiffres, LO était à 3 ou 4 % et le PC restait péniblement à 2 %, c’est à dire qu’actuellement avec Mélenchon à 14, LO à 1 et le NPA à 1, on reste grosso modo avec le même électorat ! Ce que je rêve, c’est de Mélenchon à 28%, et LO et le NPA à 10% chacun, alors là oui, sans se tromper, on pourrait prédire un véritable cataclysme dans le système politique français et un signal fort envoyé à l’ensemble de l’Europe !
Alors, messieurs du Front De Gauche, quoi qu’il arrive, pour continuer à porter l’espoir, aucun d’entre vous ne doit rejoindre un gouvernement socialiste, sinon c’en serait fini des illusions…
Alex CAPUCIN
« On ne ment jamais autant qu’avant les élections, que pendant la guerre et qu’après la chasse »…CLEMENCEAU
Conscience Citoyenne Responsable

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