Gaëtan Pelletier
Il faut regarder l’Homme comme on regarde la mer. Mais nous voilà dans une ère où l’on aime bien le fini. C’est fini…L’Homme est une mécanique à « améliorer ». C’est bête, mais c’est comme une sorte d’impérialisme de par la science et des aveugles. Diplômés. Déclarés «spécialistes».
La plupart des spécialistes sont des gens aux yeux rivés sur une manière de faire, une manière d’être. Un spécialiste, c’est un couloir… Et il suit les couloirs. Et les grands couloirs le félicitent.
La pluralité des borgnes qui se s’entredonnent des médailles et s’auto félicitent. On devrait donner des médailles aux soudeurs et aux emballeurs dans les épiceries. Le reste ou la « méthode », c’est de la noblesse qui se reproduit.
Ne dite pas à un économiste que la décroissance est possible et bienfaisante. Vous devenez un clown de la rue, un petit prince sans rire sur votre planète.
Quelqu’un a dit que la foi soulève les montagnes. Je pense que plusieurs n’ont pas compris. La foi est un couloir. Les atrophiés des couloirs, eux, se pâme, puisqu’en quatre murs étroits ils sont capables de délimiter certains « territoires », fixer des lois, allonger la liste des règles à suivre, etc. Mais, surtout, de les comprendre. De comprendre leur propre territoire qu’ils ont délimité pour se vanter de « comprendre ».
Il faut regarder l’Homme comme on regarde la mer. Une goutte qui fait la grandeur de l’humanité. Et avoir suffisamment de d’humilité pour imaginer qu’il y a autre chose qu’une masse de chair.
C’est le syndrome du chasseur : il peut saisir la force de la nature, mais il a inventé une arme qui dépasse cette force de façon transversale. Quelqu’un a-t-il déjà vu un chasseur se battre avec un ours?
Sa carabine le rend fier.
***
Alors le savant a compris la structure de la goutte sans voir plus loin. Il s’enferme et se croute dans sa « vision ». C’est un cheval doctorisé…
En quoi un wallstreeter est-t-il différent d’un loup à la tête d’une meute ? Il contrôle la nourriture, conduit les « inférieurs », les dirige par sa « force ». C’est un animal cravaté demeuré au rang animal.
Être différent, c’est être hors-la-loi…
Quand il n’y a plus de questionnement, il ne peut y avoir de développements nouveaux.
Nous sommes gouvernés par des statues qui veulent devenir de futures statues.
On dit que l’argent n’a pas d’odeur… Mais tous les cadavres qui sont en putrescence présentement sur la planète sont en décomposition pour la composition d’un pouvoir et d’une noblesse qui a décidé de la valeur des humains, ou du « non valeur ». Les avalorisés. Purs avalés, suintant, les lèvres collées aux bottines de ces soldats de la mondialisation.
Ce temps achève.
Le chasseur contrôle les armes. Les politiciens contrôlent les systèmes.
Et c’est la guerre des citoyens contre leurs dirigeants.
Que vienne le printemps de la révolution des révolutions et enfin la fin de toutes les faims et la reconnaissance d’un être vivant, porteur d’un dieu endormi qui s’éveillera un jour pour anéantir l’animal qui contrôle et décide que la mer leur appartient.
Gaëtan Pelletier - 28 décembre 2012 -

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