Jean-Jacques Rey
Après la Révolution de 1789, en France, il y a eu un détournement constant des institutions, si bien que le pouvoir étatique n’a jamais été qu’un jeu de personnalités… Evidemment cela vaut partout dans le monde.
Après la Révolution de 1789, en France, il y a eu un détournement constant des institutions, si bien que le pouvoir étatique n’a jamais été qu’un jeu de personnalités… Evidemment cela vaut partout dans le monde.
Partout où des
appareils de parti dit « progressiste » ont pris le pouvoir, sans parler des
régimes soi-disant socialistes,
nous voyons et nous avons vu, qu'en définitive les richesses nationales sont
accaparées par des coteries qui se
moquent du peuple et pratiquent même l’impérialisme aussi bien que les premiers
empires sinon en pire version…
L'origine de ce défaut structurel est inhérente à leur conception du pouvoir,
qu'ils voient d'abord comme une
façon de maîtriser les rapports de force en leur faveur ; l'intérêt général,
s'il y a lieu, venant après...
Pourquoi certains
politiciens ou des journaleux (ceux qu’on appelle maintenant les « chiens de
garde ») -au même titre que des
hackers-crackers, traders, etc.- mettent-il leur intelligence en réalité au
service du défaut d’humanité : un ver dans le grand « livre » d’existence et dans leur
karma ? … Cette "question" essentielle a des réponses simples que vous devinez aussi bien que moi, elles se
trouvent dans le propre de l’Homme : la cupidité, la vénalité, la fatuité,
la morgue ; bref ! tout ce qui fait
prendre des airs supérieurs pour des attitudes bien minables… C’est là où on
voit que les valeurs morales sont
les valeurs de l’être, et que l’être n’est que le regard du Vivant sur le Néant
qui parfois attire les pulsions de
l’être… Triste cercle et triste fin !
Ce qui me fait dire que ces gens-là, servant en particulier la machine à décervelage des néolibéraux et leurs ultras, ont pris l’ombre pour la proie, et la proie, c’est eux ! Toute leur intelligence, supposée ou prouvée, ne leur sert qu’à ça : à se donner les illusions de l’état qu’ils prennent pour être.
Ce qui me fait dire que ces gens-là, servant en particulier la machine à décervelage des néolibéraux et leurs ultras, ont pris l’ombre pour la proie, et la proie, c’est eux ! Toute leur intelligence, supposée ou prouvée, ne leur sert qu’à ça : à se donner les illusions de l’état qu’ils prennent pour être.
Tout honnête humain ne peut pas approuver ni valider les thèses de régimes autoritaires et sanguinaires qui sont encore en place pour certains dans le monde ; mais de l’autre côté, l’Occident doit arrêter d’agresser et de vouloir dominer le monde, en prônant d'agir pour un développement de civilisation qui consisterait, par exemple, à faire perdurer un système économique délétère...
Le libéralisme (la version économique pour le
capitalisme) est un système qui perpétue et même sanctifie les inégalités de
tout ordre. Les destructions de l’exclusion sociale qu'il génère, sont
fabuleuses. Il n'y a guère que les guerres et les épidémies pour faire mieux, et
encore, sans tenir compte de la durée... En somme, c'est une perversion mentale,
à grande échelle, qui pervertit la Civilisation, particulièrement depuis la
révolution industrielle en Occident... Pour y remédier, il faut changer ce
système qui a confisqué les qualités de l'Homme pour ses défauts.Corrélativement, toutes ces incertitudes qui pèsent sur l’avenir tels le changement climatique, la perte des repères idéologiques et culturels avec le délitement des sociétés qui va de pair, provoqués par ces politiques dites néolibérales mais en fait dictées par l'intérêt marchand poussé à son paroxysme, rongent les âmes et redonnent un gain de faveur aux religions.
Mais paradoxalement, sans parler de l'obscurantisme, l’aveuglement d’esprit
et l’ignorance font des progrès ; car la « révélation » d’un dieu tout puissant
pousse plutôt à la non reconnaissance-connaissance de l’autre, la différence
étant suspecte voire plus permise. Il y a donc non seulement accentuation des
clivages, mais coulage de l'individu dans une chape...de conformisme !
Ainsi nous passons d’un matérialisme stupide, qui a avalé l’esprit des Lumières et voulu «éduquer» les appétences, à un fondamentalisme réactionnaire aisément assassin.
Cette intolérance s’abat d’abord sur les plus faibles, parmi et entre les sociétés. D’une manière générale, on peut même dire que les pauvres et les femmes en sont plus souvent victimes que d’autres, comme aux temps médiévaux ; d’autant qu’on multiplie les règlements, les interdits (et la répression), tout en voulant libéraliser les mœurs dans l'uniformisation des idéaux…
C’est un fait, dans l’écroulement général des acquis sociaux tout
comme des valeurs éthiques, notamment dans les sphères dirigeantes, il y a un
retour en arrière, mais je crois comme certains que c’est le début d’un
recommencement… Un monde nouveau sortira de ce fatras idéologique, de ces ruines
de l’esprit cultivé, corrompu ; et ceux qui s’accrochent aux débris d’un monde
révolu, seront emportés. Mais comme vous voyez, cela ne va pas sans souffrances
de part et d’autre, comme l’accouchement d’une nouvelle vie.
J’ai eu beau
m’impatienter souvent, rager tout mon soûl, devant les erreurs (selon mon point
de vue), l’inertie et l’apathie de mes contemporains, des peuples dans leurs
masses, je crois qu’il faut donner du temps au Temps, laisser faire le cours
naturel des choses : la justice immanente en fait partie... La réflexion,
décantation et maturité d’esprit, propres au Progrès, seront comme l’évolution
des mentalités, prises dans l’évolution générale du Vivant.
La Mère Nature, jouant de ses Forces de Vie, issues des quatre Eléments, tient la baguette magique du chef d’orchestre, et nos religions ressemblent bien à des jeux d’enfants, je crois, mais qui sont dangereux, souvent, même pour le plus simple des mortels ; car ils nous cachent en fait ce que nous pouvons voir et qui nous pend au nez !
Dessins : Une fée sur un fil
La Mère Nature, jouant de ses Forces de Vie, issues des quatre Eléments, tient la baguette magique du chef d’orchestre, et nos religions ressemblent bien à des jeux d’enfants, je crois, mais qui sont dangereux, souvent, même pour le plus simple des mortels ; car ils nous cachent en fait ce que nous pouvons voir et qui nous pend au nez !
Dessins : Une fée sur un fil
Jean-Jacques REY

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