Sylvain Mouillard Une procédure de « délégation spéciale » est alors lancée par la préfecture, pouvant mener jusqu'à la dissolution de la commune.
Les aspirants-maires ont jusqu’à ce jeudi soir, 18 heures, pour déclarer
leurs candidatures auprès de la préfecture de leur département. Pour la première
fois cette année, chaque candidat a l’obligation de se déclarer auprès de la
préfecture de son département. Et ce quelle soit la taille de la commune, alors
que jusqu’à présent cette obligation ne s’appliquait qu’aux têtes de liste des
communes d’au moins 3 500 habitants.
À l'approche de l'échéance, certaines communes n'ont toujours pas de
candidats déclarés et les préfectures s'inquiètent des afflux de dépôts de liste
de dernière minute. Mardi soir, 109 localités de moins de 1 000 habitants
étaient sans prétendant dans l’Yonne, 61 en Côte-d’Or, 52 en
Charente-Maritime…
Qu’adviendra-t-il si
d’aventure aucun impétrant ne se manifestait d’ici là ? La réponse est simple :
on ne votera pas le 23 mars prochain. En l’absence de candidat, le préfet met
alors en place une « délégation spéciale », pour une durée maximale de trois mois.
Une procédure prévue par le code général des collectivités territoriales.
Cette délégation, composée de fonctionnaires territoriaux ou d’ex-élus, fait
fonction de conseil municipal. Elle élit son président, qui remplit alors les
fonctions de maire. Ses pouvoirs sont limités «aux actes de pure
administration conservatoire et urgente». À l’issue du délai de 90 jours,
une élection partielle est organisée… à condition de que bonnes âmes décident de
se porter volontaires.
Dans le cas contraire, le préfet propose la dissolution de la commune et son
rattachement à une commune voisine. Un cas inédit jusqu’à aujourd’hui.
Photo : Si certaines communes se retrouvent sans
candidat, l'élection prévue le 23 mars n'aura pas lieu. (Photo Robert Pratta.
Reuters)
liberation.fr

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire