Aujourd'hui, on pourra manifester à Tel-Aviv ou à New-York, mais pas à Paris.
Exploit signé de la Gauche de tous les reniements… Interdiction de
manifester, alors que toutes les plus précieuses de nos libertés ont
commencé dans des manifestations de rue. Toutes.
Nous
aurons le temps d’analyser les motifs alambiqués de la décision du
gouvernement, et les attendus asthmatiques du tribunal administratif,
mais ne nous enfermons pas dans le juridisme, qui n’est qu’une maladie
du droit. Nous aurons aussi le temps de connaitre les résultats
d’enquêtes sérieuses sur les vraies raisons de débordement de la
dernière manif, avec les provocations sans limites de la Ligue de Défense Juive.
La
seule raison valable permettant d’interdire une manifestation serait
qu’il existe un risque de trouble à l’ordre public tel que la police ne
soit pas en mesure de faire face : « les mesures de police
administrative susceptibles d'affecter l'exercice des libertés
constitutionnellement garanties doivent être justifiées par une menace
réelle pour l'ordre public, cette menace devant reposer sur des
circonstances particulières caractérisant le risque de trouble à l'ordre
public dans chaque espèce (Conseil constitutionnel, 5 août 1993, n° 93-323 DC).
Or, il est bien évident que la police, à Paris, a tous les moyens pour
encadrer une manif de 30.000 personnes, organisée par des partis et des
groupes politiques bien connus, et qu’elle a aussi tous les moyens de
repérer et présenter à la justice d’éventuels fauteurs de troubles.
Demain,
il y aura beaucoup de monde à la manif interdite, car ce n’est pas un
rempart de papier qui pourra contraindre au silence la dénonciation de
l’injustice et du crime d’Etat. Vive la liberté.

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