Tout
ça pour ça… L’opération Serval devait permettre de « chasser les
djihadistes » du Nord Mali, et les images filmées par les services de
com’ du ministère de la Défense nous avaient bien montré que c’était
fait. Du bon travail…
Sauf que non… Et c’est Hervé Ladsous, le responsable des opérations de maintien de la paix de l'ONU, qui le dit :
« Je
crois que c'est incontestable: les terroristes et les djihadistes, et
sans doute aussi les trafiquants, ont repris du poil de la bête, dans le
nord du Mali. On est dans une situation où les forces françaises de
Serval ou de Barkhane ont beaucoup réduit leur présence dans le nord
malien, l'armée malienne n'est pas revenue, il n'y a donc pratiquement
que les Nations unies sur le terrain.
« Nous
sommes donc leur cible, et c'est évidemment intolérable. Mais cela nous
amène aussi à prendre une posture beaucoup plus dynamique, à nous
projeter et aller chercher les attaquants avant qu'ils passent à l'acte.
Nous avons des troupes spéciales, des hélicoptères d'attaque -il nous
en faut davantage-, pour une stratégie offensive ».
Devant
l’avancée armée, et très aérienne, des troupes françaises, les groupes
armés s’étaient repliés dans le sud de la Libye. Depuis juillet 2013,
l’opération Serval a pris fin. L’armée malienne est dans l’incapacité de
contrôler le territoire. Tout revient sur les épaules de la mission de
l'ONU (Minusma) et en un an, on déplore plus de 20 Casques bleus tués et une centaine blessés. Ban Ki-moon a décrit une situation
sécuritaire « extrêmement précaire ».
Bref,
tout est à refaire… et la seconde partie ne sera pas plus simple que la
première. La démolition de la Libye par les puissances occidentales n’a
pas fini de faire des ravages.

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