Yapadaxan
Les USA traversent la crise
systémique qui frappe l’Occident.
L’enrichissement des plus riches
provoque l’appauvrissement des plus pauvres, car tel est le contexte de
cette crise : le capitalisme est hors contrôle, il impose lui-même, en
tant que système, ses propres lois qui le contraignent à
s’auto-alimenter au détriment des couches sociales paupérisées par le
chômage et la compression des salaires. Le capitalisme, s’il devait
perdurer, accroîtrait cette tendance. Ce qui est tout bonnement
impossible…
Aussi, comme en Europe,
assiste-t-on à une hyper droitisation de la classe politique et d’une
frange de la population. Hyper droitisation qui consiste en une
fascisation de l’appareil d’Etat, tout entier au service de ce que l’on
appelle le complexe militaro-industriel.
Si l’on ne prend pas en compte
l’Histoire même des Etats-Unis, on ne peut pas comprendre son évolution
jusqu’ à aujourd’hui. Les USA se sont bâtis sur un génocide et sur
l’esclavage. Ce génocide et cet esclavage, assortis d’un racisme
virulent, sont le fait, d’abord du peuple, ensuite de l’Etat. Peuple et
Etat étant co-responsables de l’un et de l’autre. Et même, co-coupables.
Les USA,
comme toute nation, se sont écrits un roman national et se sont
inscrits dans un système d’autoreprésentation qui part de la conquête de
tout un territoire aux dimensions d’un sous-continent. Si la naissance
du pays se fait au nom de l’indépendance et de la liberté, celles-ci ne
concernent que la communauté des colons blancs, en excluant les
populations amérindiennes et noires. Comme Israël se définit comme la
Terre promise au peuple élu, l’Amérique est la Terre promise
au sens protestant du Nouveau Testament. Le peuple élu est au départ le
peuple des colons protestants ayant fuit les persécutions religieuses
en Europe.
Les USA
se vivent comme un vaste territoire à prendre, à cultiver, à
fructifier. Point d’ascendance, point de titre de propriété. Tout
individu peut s’enrichir en devenant propriétaire. Les populations,
venant de sociétés lourdement hiérarchisées socialement, constatent,
entre elles, une égalité sociale qui amplifie le sentiment démocratique.
Toutes ces données,
proprement inédites dans l’Histoire des sociétés humaines, fournissent
tout un appareillage mental d’autoreprésentation nationale et de
mythification de cette représentation. Forte de l’idée que cette
nouvelle nation a vocation religieuse à éclairer le monde, sa propension
à l’impérialisme mondial lui est comme une évidence. Cette société
apparemment sans classe, sans Histoire ni mémoire, sans pesanteur des
vieilles sociétés, bénéficie d’une liberté d’action dans ses frontières,
quant à son développement, et hors de ses frontières, pour ce même
développement, essentiellement économique.
De fait, les USA,
dès leur création, entrent dans le capitalisme et l’industrialisation.
Et très rapidement, l’idée capitaliste de l’accaparement des richesses
s’impose. Fondée sur la réalité de l’espace vital à combler, sur
l’élimination physique de peuples préinstallés, sur l’importation
massive d’esclaves, cette nation, convaincue de son rôle messianique,
verse dans l’impérialisme le plus brutal.
Le néoconservatisme
précède et succède au nazisme. Loin d’avoir eu à théoriser le génocide
et la supériorité de la race, la nation américaine s’est fondée dans la
pratique du génocide et de l’esclavage foncièrement raciste. Dès 1918, à
Versailles, les USA se hissent au niveau de leadership, leadership qui
sera absolu en 1945.
Aujourd’hui menacé
par sa propre crise, le capitalisme US continue follement à accélérer
ses contradictions. Celles-ci le mènent soit à sa propre perte, soit à
la seule issue possible : la guerre mondiale.
Conscience Citoyenne Responsable

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