Le
3 juillet, Dominique Seux, directeur délégué de la rédaction des Echos a
prétendu dans sa chronique économique sur France Inter, que le
gouvernement grec comptait un Ministre du parti néo-nazi : Aube dorée.
Il a rectifié ensuite, mais le bobard court de plus belle dans les
médias. C’est l’essentiel.
Le 12 juillet, Jean-Luc Mélenchon a dit :
« Pour la troisième fois dans l’histoire de l’Europe, l’obstination
d’un gouvernement allemand est en train de détruire l’Europe ». Il a ajouté (mais les médias manquaient de place) : « Evidemment,
ça n’a rien de comparable avec la seconde guerre mondiale. On ne parle
pas de la même idéologie mais c’est toujours le même esprit de système,
la même arrogance, le même aveuglement qui fait qu’on en est là ». Il a même insisté (car il ne sait pas faire court) : « C’était
le titre ce matin du quotidien proche de Syriza. Avant cela, c’était
déjà une appréciation de Joska Ficher, l’ancien ministre écologiste des
affaires étrangères de l’Allemagne du temps de Schröder… ».
Quant
à la chèvre de monsieur Séguin, cernée par 27 bergers agitant contre
elle le bâton (l’un était juché sur un Panzer, un autre appela au calme
quand il était trop tard), elle a posé le genou à terre après un combat
solitaire contre une meute des loups européens devant les peuples
apathiques.
Aux politologues, chroniqueurs, économistes
distingués, militants experts dans les combats qu’ils ne mènent pas,
toutourienistes, d’achever la besogne.
Théophraste R.
PS. Mais il est des victoires à la Pyrrhus.
Le Grand Soir

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