S’ils veulent faire de nous des esclaves, ce n’est pas pour nous
faire du mal ; ni même parce qu’ils sont méchants… mais tout simplement
parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement dans le cadre de pensée qui
les a construit. Ils ont fini par intégrer que certains hommes sont
faits pour commander et d’autres pour obéir, qu’il n’y en a pas assez
pour tout le monde et que seuls les meilleurs survivront ; et puis
surtout que certains hommes valent moins que d’autres.
Comment en sont-ils arrivés là ? il suffit de regarder le monde
autour de soi, et le comportement de chacun selon sa position : pour les
dirigeants, qui sont responsables de la misère et de la pollution par
leur recherche constante de plus grands profits, ils veulent se
persuader qu’ils « aident » les populations défavorisées en leur
« offrant » un travail ; et pour les futurs esclaves, qui sont
responsables d’entretenir cette misère et cette pollution par leur
consommation, ils se laissent aller à croire que grâce à eux, « au moins
ils ont un travail ».
Sauf que les conditions de travail offertes aux étrangers sont
scandaleuses et que les Français sont loin de pouvoir s’aligner… et pour
cause, puisque ces gens sont traités moins bien que des esclaves. Il
n’est pas difficile de constater à quel point les pays les moins
démocrates sont les plus rentables, jusqu’à faire dire à certains que
l’économie est polluée par la démocratie… ce qui par ailleurs est tout à
fait juste puisque la démocratie (la vraie) est incompatible avec le
capitalisme. Ce qui n’est pas le cas de la dictature.
Et « puisque la démocratie empêche le capitalisme, supprimons la
démocratie » (enfin ce qu’il en reste !). Voilà à quelles pensées sont
réduits les dirigeants de nos belles Nations…. Des infos compromettantes
sortent à cause d’internet ? Contrôlons-le ! Les chômeurs coûtent trop
cher ? Faisons-en des auto-entrepreneurs… ou des esclaves !
Et il s’avère qu’en matière de rentabilité l’esclavage n’a pas de
concurrent… Mais attention, le monde a changé : il n’est aujourd’hui
plus nécessaire de maintenir son escalve en vie, ou ne serait-ce qu’en
bonne santé : il paraît que nous sommes menacés par la surpopulation
… et désormais, en lui donnant sa misérable paye on se croit dispensé
de le maintenir ne serait-ce qu’en état de travailler : un bengali en
vaut bien un autre !
Puisque le capitalisme ne fonctionne pas, qu’on ne peut ni le réguler
ni le laisser libre, alors il faut que ce soit la misère que l’on
régule et non pas le système qui la crée : on ne sait faire que ça.
On préfère faire entrer de force la réalité dans la théorie plutôt que de la remettre en cause (la théorie).
On préfère faire entrer de force la réalité dans la théorie plutôt que de la remettre en cause (la théorie).
On pourrait croire que cette manière de penser est le résultat de
siècles de réflexions poussées et qu’il n’existe réellement pas
d’alternative au capitalisme et aux horreurs qu’il engendre, mais c’est
nier complètement la réalité : ceux qui nous disent qu’il n’y a plus de
débat en France, qu’il n’y a plus d’intellectuels d’envergure se
trompent lourdement. C’est justement par une sorte de paresse
intellectuelle, mais pas de ceux qu’on croit : ouvrir les journaux
connus, allumer sa télé officielle, consulter les réseaux sociaux les
plus en vue… et s’apercevoir qu’effectivement il n’y a ni débat ni
réflexion. Sauf que ce n’est pas par manque de débatteurs ou
d’intellectuels qu’on ne les voit pas et qu’on ne les entend pas. C’est
faute de visibilité. Quand on sait que 95 pourcents des journaux
quotidiens appartiennent à quelques milliardaires, on ne peut que
légitimement s’interroger sur cette absence de débat : est-elle désirée
par les patrons ? Est-elle provoquée par des employés serviles endormis
par des années de pratique de la paresse intellectuelle ? Et surtout
pour quoi faire (les journaux et la presse en général n’est en général
pas le plus rentable des investissements) ?
En réalité, cette absence de débat est provoquée par un calcul simple
mais vicieux : le capitalisme ayant entamé son retournement et « le roi étant nu »,
les hommes de pouvoir ont refusé de le perdre en utilisant la crise et
le terrorisme pour imposer la seule solution qui permette de le garder
tout en empêchant (pour un temps au moins) ce retournement : l’esclavage
encadré par un gouvernement autoritaire. La rentabilité maximum avec
une compétitivité retrouvée (regardez l’Espagne qu’on cite aujourd’hui
en exemple car elle crée de l’emploi depuis la baisse drastique des
salaires et conditions de travail -quelle avancée…), et l’impossibilité
de faire émerger l’opposition, ou même des alternatives. Il faut se
rendre compte que toutes les idées de « partage » sont suceptibles de
nuire à la consommation et que la plupart finissent par être rachetées
et rentabilisées par des capitalistes.
En réalité, ce n’est pas que nos gouvernants ne connaissent pas les
solutions, mais tout simplement qu’ils n’en veulent pas ! Que ce soit
pour les migrants, l’écologie ou le chômage, ils refusent de laisser
s’exprimer ceux qui pensent autrement pour ne pas avoir à les affronter.
Ils préfèrent les amalgamer à la voix du FN qui devient alors le seul « contradicteur » des deux partis « institutionnels ». Ainsi ceux qui sont contre l’Europe « actuelle » se voient taxés d’être des soutiens du FN ; et même si cela n’a rien à voir on ne les écoute déjà plus. Et pour cause, le FN est un épouvantail, c’est lui « l’idiot utile » de ces deux partis. Bien que chacun de ces trois partis pense plus ou moins la même chose, sauf que chacun veut le pouvoir pour lui… et que ni le PS ni le parti les Républicains ne compte laisser le FN prendre le pouvoir. Le débat n’existe donc pas car les seuls qu’on laisse s’exprimer sont dans le même camp : celui de ceux qui préfèrent infliger à leurs concitoyens la misère et l’oppression plutôt que d’envisager le monde d’une autre manière que celle qui nous conduit peu à peu au pire.
Ils préfèrent les amalgamer à la voix du FN qui devient alors le seul « contradicteur » des deux partis « institutionnels ». Ainsi ceux qui sont contre l’Europe « actuelle » se voient taxés d’être des soutiens du FN ; et même si cela n’a rien à voir on ne les écoute déjà plus. Et pour cause, le FN est un épouvantail, c’est lui « l’idiot utile » de ces deux partis. Bien que chacun de ces trois partis pense plus ou moins la même chose, sauf que chacun veut le pouvoir pour lui… et que ni le PS ni le parti les Républicains ne compte laisser le FN prendre le pouvoir. Le débat n’existe donc pas car les seuls qu’on laisse s’exprimer sont dans le même camp : celui de ceux qui préfèrent infliger à leurs concitoyens la misère et l’oppression plutôt que d’envisager le monde d’une autre manière que celle qui nous conduit peu à peu au pire.
L’objectif d’organiser un simulacre de débat est de populariser les
idées du FN pour paraître ensuite plus modéré. Ils veulent nous faire
croire au pire pour nous faire accepter le moins bien.
Regardez comment les choses se passent : la « vague » de migrants qui
effraie l’Europe est l’occasion de fermer les frontières et de faire
monter la peur des étrangers. Pour le réchauffement climatique pareil :
plutôt que de remettre en cause le système qui crée les déséquilibres,
on préfère apprendre à consommer « différemment », à « faire mieux avec
moins ». On nous prépare peu à peu, avec des arguments du genre « il
n’y en a pas pour tout le monde », à accepter le régime autoritaire qui
vient tout en le justifiant par les crises qu’ils auront eux-mêmes créé
par leurs comportements.
La rareté est la base du capitalisme, et le rationnement en est une conséquence.
La rareté est la base du capitalisme, et le rationnement en est une conséquence.
Pourtant, nous savons tous que l’écologie, comme la démocratie, est
incompatible avec le capitalisme : partout on surveille les
contestataires, on lutte contre les lanceurs d’alertes, on musèle la
presse et on empêche les alternatives d’émerger.
L’esclavage est l’aboutissement logique de l’aveuglement des hommes
qui refusent de voir la vérité en face : ils croient sincèrement qu’il
est impossible de remettre en cause le système capitaliste ; tandis
qu’il est beaucoup plus simple de se passer de la démocratie.
Et ce
n’est que pour justifier cette pensée qu’ils en viennent à considérer
que la vie de certains hommes vaut moins que celles d’autres hommes ;
puisqu’il apparait que certains valent plus que d’autres, pourquoi
l’inverse ne serait-il pas exact ? C’est toute la leçon du capitalisme :
ce système contient en germe l’esclavage. Sans possibilité de débat.
Caleb Irri

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