Suite aux événements tragiques d’hier, il a été décidé que la France réexaminera sa stratégie et politique étrangère.
1)
Considérant les soutiens de certains pays avec les mouvements
terroristes, soit par leur création à des fins géostratégiques
douteuses, soit par leur financement, soit par une complaisance à leur
égard, la France révisera ses relations avec les Etats-Unis, le Qatar,
l’Arabie-Saoudite, Israël et la Turquie.
2) Considérant le rôle
actif joué par la France elle-même dans le point 1), les membres des
gouvernements successifs annoncent leur démission en bloc et leur mise à
disposition de la Justice française et internationale, non sans avoir
au préalable engagé des actions contre les figures politiques,
culturelles et médiatiques qui ont défendu et encouragé ces politiques
criminelles.
3) Considérant que les 5 années d’interventions
occidentales en Syrie et les 15 années de campagnes « d’éradication du
terrorisme » ont produit moins de résultats qu’un mois d’intervention
russe, la France révisera ses alliances stratégiques en matière de lutte
contre le terrorisme et reconsidérera les propositions russes et autres
pour une paix au Moyen-orient.
4) Constatant le rôle extrêmement
belliqueux et destructeur de l’OTAN ces 30 dernières années, la France
se retire de toutes les instances de cette organisation et soumet à
l’examen de la Justice la responsabilité des dirigeants de cette
organisation pour des actes de guerre illégaux et actes de crimes contre
l’humanité.
5) Reconnaissant le rôle indispensable joué par les
marchands d’armes dans les guerres, l’Etat français procédera à la
nationalisation sans indemnisation et la liquidation de toutes les
entreprises privées engagées dans cette filière. Un référendum sera
soumis au peuple français sur le devenir d’un éventuel secteur public
dédié exclusivement à la Défense.
6) Constatant (pendant qu’on y
est) qu’il circule librement et à ciel ouvert des « armes interdites »
par les Conventions internationales, la France lancera des mandats
d’arrêt internationaux contre les responsables d’entreprises et leurs
subordonnés employés dans les services de Recherche et Développement
(l’argument « je ne faisais qu’obéir aux instructions » ou « si ce n’est
pas nous, c’est quelqu’un d’autre qui le fabriquera » ne saurait être
opposé).
7) Considérant que « lorsque nos réactions sont
prévisibles, nous devenons manipulables », le Gouvernement de la France
se refuse à tomber dans le piège tendu et retire toutes les mesures de
surveillance massive et d’atteintes aux libertés publiques et engagera
une véritable lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, d’où
qu’il vienne, et contre tous ses promoteurs, alliés ou non (qu’on se le
dise).
Vive la France (pour ce qu’il en reste), vive la République (pour ce qu’elle en vaut).
Fait à l’Elysée, le 14 novembre 2015
Le Président
Le Grand Soir

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