La casse
du code du travail, la destruction des services publics, la réforme des
retraites et bientôt la destruction de la sécurité sociale, rien
n’arrête l’appétit insatiable des capitalistes.
La méthode dure de la
droite ou douce du parti socialiste vise le même but, la concentration
des richesses entre les mains d’une minorité. À force d’expliquer qu’il
n’y a pas d’autre alternative, que nous vivons dans un monde global,
l’idéologie dominante a réussi à nous faire croire que nous vivons du
mieux qu’il est possible, et même que nous
vivons au-dessus de nos moyens. Par contre, il n’est pas question de
remettre en cause le luxe et le faste dans lequel eux-mêmes évoluent.
Ils ont réussi ce tour de force de faire la révolution des riches avec
l’assentiment et l’approbation des plus démunis !
Le système est bien rodé, les élections maintiennent une illusion démocratique,
mais remarquez bien que lorsqu’ils arrivent au pouvoir les différents
partis s’empressent de nous faire croire qu’ils sont prêts à faire le
maximum pour notre bien être, mais que malheureusement la conjoncture
économique ne le permet pas : alors ils continuent la politique
précédente … plus ou moins vite, en plus ou moins pire ! Les classes
dirigeantes se donnent les moyens de leur utopie : nous domestiquer !
C’est pour cela qu’ils font la révolution !
Le système
politique dans lequel nous vivons aujourd’hui, en France, et dans les
autres pays européens est étiqueté « démocratique ». Il en a
l’apparence, l’illusion du fonctionnement, et le discours officiel,
largement intégré par le peuple auquel il est interdit de penser
autrement. Cette méthode Coué, si confortable, évite de nous rendre
compte du chemin sur lequel nous sommes et qui nous conduit à la
catastrophe. La faute revient également aux moutons, pas ceux qui ont
quatre pattes et de la laine, non, je parle de ceux qui sont sur deux
pattes et qui se laissent tondre comme des cons. On peut continuer à se
regarder le nombril pendant encore des années, mais un jour il faudra
bien faire quelque chose, non ?
Pourquoi supprime-t-on
des emplois, tant publics que privés ? Pourquoi les travailleurs
subissent le blocage des salaires, et pour certains basculent dans la
pauvreté ? Pourquoi nos conditions de travail ne cessent elles de se
dégrader ? Pourquoi casse-t-on nos services publics à coup de
démantèlements et de privatisations ? Pourquoi tant de retraités dans la
misère, tant de salariés obligés de travailler plus longtemps, quand
tant de jeunes galèrent à la recherche d’un premier emploi stable
qualifié ? Pourquoi des travailleurs s’épuisent, meurent du travail,
quand d’autres souffrent de ne plus en avoir ? Pourquoi plonge-ton les
salariés dans la précarité en votant l’austérité budgétaire ? Pourquoi
les restructurations et les délocalisations sont-elles devenues monnaie
courante ?
Parce que
la population le veut bien. Il est temps d’arrêter de rechercher en
vain l’homme ou la femme providentielle et de s’emparer tous ensemble de
la chose publique. Nous ne pouvons pas continuer à déléguer nos vies à
des professionnels de la politique : la politique est l’affaire de tous !
Mais il est plus facile de vaquer à ses petites affaires, de fermer les
yeux et de chercher des boucs émissaires pour excuser son propre
renoncement. Parce que nous arrivons à un tournant de société, et qu’une
énorme majorité de gens a vécu pénarde, sans penser aux lendemains.
L’imprévoyance se paie. Mais c’est moche, terriblement moche pour nos
enfants.
En l’espace de quelques années,
les différents gouvernements ont réussi un véritable tour de force :
transformer les opprimés et les déshérités en ennemis des classes
populaires. La femme de ménage épuisée peste contre le RMIste du palier,
l’ouvrier au chômage se met à haïr le travailleur étranger et le Rom
pourchassé, les militants syndicaux sont montré du doigt, et les
fonctionnaires présentés comme des privilégiés. Pendant ce temps, on
oublie la suppression de l’ISF, l’augmentation faramineuse des revenus
des patrons et les dividendes indécents des actionnaires du
CAC 40. Plutôt que de songer à vous rebeller, pour les élites qui nous
gouvernent il est préférable que vous jalousiez votre voisin, et que
vous montriez du doigt le pauvre, le faible, l’étranger ou le
fonctionnaire !
Quant à ceux
qui se pensent plus riches qu’ils ne sont, rappelons que 20% des
français croient faire partis des 1% les plus riches ; je pense
sincèrement qu’ils se trompent de combat. Car lorsque l’on voit
l’artisan ou le boulanger du coin voter pour le même candidat que les
Dassault, Tapis ou Lagardère alors que leur intérêts sont diamétralement
opposés, l’on se dit que l’ignorance et la bêtise font les choux gras
du système capitaliste. Si les uns brassent des milliards et influent
sur les décisions politiques, les « Winners » du coin sont plus proches
du Rmiste … ou même du SDF !
C. COMSA

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